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05/06/2023

Cybersecurity Insights

Evaluation SWIFT : rétrospective des évaluations 2022 pour planifier sereinement l’exercice 2023

Depuis 2021, tous les clients SWIFT se trouvent dans l’obligation de réaliser une évaluation de conformité dans le cadre du Customer Security Program (CSP) de SWIFT. C’est dans ce cadre que ces derniers sont amenés à réaliser ces activités d’évaluation en interne ou à les faire réaliser par des évaluateurs indépendants externes tels qu’Almond, afin de démontrer leur niveau de conformité.

Rappel du contexte et des enjeux de SWIFT

Le CSP s’appuie sur le CSCF (Customer Security Controls Framework) qui inclut en 2023 :

  • d’une part 24 mesures de sécurité obligatoires pour les utilisateurs de SWIFT et définies pour un type d’architecture (A1, A2, A3, A4 ou B) ; Ces architectures peuvent pour un BIC unique inclure différents éléments techniques et fonctionnels
  • d’autre part 8 mesures de sécurité recommandées que les utilisateurs peuvent mettre en œuvre dans leur environnement relatif à l’utilisation des services SWIFT
  • Cette évaluation doit être réalisée sur le périmètre de responsabilité de chaque utilisateur, et sur la totalité des mesures du Framework concernant la ou les architectures employées

Chaque utilisateur SWIFT peut attester de sa conformité vis-à-vis du framework, et ainsi participer au maintien de la confiance entre les différents maillons de la chaîne SWIFT.

Les attestations d’évaluation du niveau de conformité devront être ensuite publiées par les utilisateurs dans l’application KYC-SA de SWIFT (Know Your Customer – Security Attestation) pour le ou les BIC associés, jusqu’au 31 décembre de chaque année.

Comment se déroule une évaluation de conformité SWIFT ?

Chaque utilisateur consommant des services SWIFT doit se conformer à cet exercice.

Celui-ci doit se dérouler entre juillet et décembre de chaque année, avec l’obligation de compléter le formulaire (KYC) afin de détailler pour chaque mesure, le niveau de conformité associé.

Il est alors nécessaire de faire réaliser cette évaluation soit par une équipe d’audit interne (indépendante des équipes métiers, et IT / sécurité), soit par un prestataire indépendant, spécialisé dans l’audit de sécurité et référencé sur le site de SWIFT comme étant habilité à mener ce type de démarches.

Almond accompagne ainsi depuis 2021 plusieurs dizaines d’entreprises dans la réalisation de leur évaluation de conformité SWIFT et l’amélioration du niveau de sécurité de leur environnement.

Quelques chiffres sur plusieurs dizaines de clients évalués par Almond

0 %
utilisent une architecture de type B
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utilisent une architecture de type A4
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utilisent une architecture de type A3
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utilisent une architecture de type A2
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Moyenne des niveaux de conformité : Calculée pour l’ensemble des exigences applicables pour tous les clients
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Pourcentage de clients étant 100% conforme dès la phase initiale de l’évaluation
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Pourcentage de clients étant 100% conforme après le cycle complet de l’évaluation (audit à blanc + audit de conformité)
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Pourcentage de clients disposant d’une seule non-conformité en complétant son KYC
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Pourcentage de clients disposant d’au moins 3 non-conformités ou plus en complétant son KYC

Suis-je éligible à l'évaluation SWIFT ?

Les principes suivants s’appliquent dans la grande majorité des contextes. Aussi, seront éligibles les entreprises concernées par un ou plusieurs de ces cas de figure :

Je suis une grande entreprise

J’utilise des applications de trésorerie et les services SWIFT, en direct ou via certains prestataires (notamment les services bureaux), je suis éligible au programme CSP et donc à l’évaluation de conformité SWIFT.

Je suis une PME ou TPE

J’utilise les services SWIFT, je suis également éligible, au même titre que les grandes entreprises. La plus simple architecture est généralement utilisée dans ce contexte (Architecture de type B, avec une application SaaS de trésorerie)

Je suis une PME ou TPE

J’utilise les services SWIFT, je suis également éligible, au même titre que les grandes entreprises. La plus simple architecture est généralement utilisée dans ce contexte (Architecture de type B, avec une application SaaS de trésorerie)

En cas de non-réalisation de ces évaluations, et donc d’absence de complétion du KYC, ou de démarche inadaptée (autre qu’audit de seconde ou tierce partie), les accès aux services SWIFT ne seront pas suspendus.

Néanmoins SWIFT sera en mesure de communiquer cette non-conformité vers tous les partenaires et clients de l’entreprise en défaut, utilisateurs également de ces services, avec ce que cela implique en termes de déficit d’image et de confiance.

SWIFT se réserve également le droit dans le CSP d’exiger une évaluation indépendante auprès du client SWIFT pour s’assurer de son niveau de conformité au standard.

Retour d'expérience de la campagne 2022

L’année 2022 a été marquée par une campagne intense, avec une sensible hausse des demandes d’évaluations SWIFT pour la seconde année consécutive. Almond a eu l’opportunité d’accompagner plusieurs dizaines de ces entreprises, évoluant dans différents secteurs d’activités, avec un dénominateur commun, les efforts orientés vers la réduction du risque cyber et la conformité au framework CSCF.

Fort de cette expérience, nous souhaitons aujourd’hui partager avec vous les principaux concepts et points du référentiel qui font parfois l’objet d’incompréhensions, ou d’un manque de rigueur.

Quand réaliser l’évaluation ? Le plus tôt sera le mieux !

Vous le savez, les évaluations SWIFT peuvent être complétées à partir du mois de juillet et ce jusqu’au 31 décembre de l’année en cours.

Sur la base d’une évaluation SWIFT positive l’année précédente, il est très fréquent de retarder l’évaluation, parfois jusqu’au dernier moment. En effet, nous avons pu constater que 60% des évaluations SWIFT ont lieu sur les deux derniers mois !

Il est cependant nécessaire de rester vigilant, chaque année le CSCF est mis à jour et comporte de nouvelles instructions qui nécessiteront peut-être des travaux importants pour vous mettre en conformité. L’évolution du contexte cyber est également pris en compte par les évaluateurs, des mesures jugées nécessaires et suffisantes en 2022, ne le seront peut-être plus en 2023. Il est donc important d’assurer une veille portant sur l’état des menaces (Almond Threat Landscape), et les évolutions des référentiels pour la conformité.

Pas d’inquiétude cependant, au sein d’Almond nous avons conscience des enjeux associés à l’évaluation SWIFT et nous proposons plusieurs approches, complémentaires et pragmatiques, permettant de réaliser ces activités dans les temps et sans pression.

La méthode est basée sur une évaluation à blanc pouvant être réalisée à tout moment de l’année afin de sécuriser la démarche et évaluer le niveau de conformité de façon plus sereine, permettant de disposer du plan d’action détaillé permettant un gain majeur en termes de maturité Cyber, mais également en termes de conformité vis-à-vis de SWIFT.

Authentification Multi-Facteurs (MFA), un sujet simple pourtant si complexe

L’authentification multi-facteurs est largement répandue dans nos accès quotidiens, à nos outils collaboratifs, ou nos applications métiers, notamment dans le cadre du télétravail pour permettre les connexions à distance à ces environnements.

Dans ses principes fondamentaux, l’exigence 4.2 du CSCF reprend les meilleures pratiques en la matière et requiert l’utilisation de 2 facteurs à minima parmi les suivants :

  • Ce que je sais (tel qu’un mot de passe) ;
  • Ce que j’ai (tel qu’un token USB, un TOTP, une carte à puce ou une 3skey pour les signataires) ;
  • Ce que je suis (tel qu’une empreinte digitale par exemple).

Cependant, d’autres éléments sont à prendre en compte dans l’implémentation du MFA pour être conforme au CSCF et leur manque de considération peut induire un risque pour l’entreprise.

En premier lieu, lorsqu’un facteur de connaissance (mot de passe) est combiné avec un facteur de possession (tel qu’un TOTP), l’équipement utilisé pour obtenir le facteur de possession doit être distinct de celui utilisé pour renseigner le premier facteur.

L’utilisation du même équipement, très souvent l’ordinateur portable du collaborateur, pourrait permettre à un individu malveillant ayant compromis cet équipement d’obtenir les deux facteurs nécessaires à la connexion à l’environnement associé à SWIFT.

L’implémentation de ces facteurs sur le même équipement est souvent liée à un besoin de simplifier l’usage. Ainsi, bien que des mesures techniques complémentaires pourraient être mises en place pour protéger de manière plus adéquate le second facteur pour ce cas d’usage précis, cela nuirait à l’objectif premier de simplicité et il est bien souvent plus simple de séparer les équipements.

Enfin, il a été constaté une autre dérive liée au MFA bien souvent incomprise des utilisateurs SWIFT. Dans le cas d’une architecture de type B, aucune emprise SWIFT n’est dans le périmètre de responsabilité du client (hormis bien entendu les postes utilisateurs de l’entreprise. Le client ne dispose donc pas de zone sécurisée en interne (au sens SWIFT, comme des serveurs applicatifs interfacés directement à SWIFT ou à un service bureau par exemple) et dispose bien souvent uniquement d’un accès à la GUI qui est alors le seul composant dans le périmètre de l’exigence liée au MFA.

Certains clients ont donc réalisé l’implémentation suivante :

  • L’utilisateur se connecte au réseau de l’entreprise (via MFA) ;
  • L’utilisateur se connecte ensuite à l’interface GUI de l’application via un compte local à l’application et un mot de passe séparé.

Cette implémentation présente cependant plusieurs défauts :

  • L’objectif de SWIFT, tel que cela peut être constaté à travers les exigences 1.1 et 1.5 sur les environnements sécurisés, est de protéger l’environnement SWIFT considéré de confiance de menaces en provenance du reste du SI qui pourrait être potentiellement compromis. C’est donc bien l’accès à la GUI, composant de l’environnement sécurisé qui doit être protégée par MFA et non les accès préalables.
  • Dans certains cas, le chemin d’accès nominal indiqué ci-dessus n’est pas le seul à exister et des modes dégradés existent permettant une connexion en direct à la GUI sans implémentation de MFA.

Il a été constaté à maintes reprises à travers ces exemples que l’implémentation du MFA nécessite une réflexion poussée pour être conforme à l’exigence du CSCF tout en étant compatible avec les usages de l’entreprise et une simplicité d’utilisation pour l’utilisateur.

Par ailleurs, certains éditeurs d’applications de trésorerie proposent une fonction de MFA intégrée, compatible avec de nombreuses solutions du marché (Microsoft Authenticator par exemple), et d’autres non, laissant les utilisateurs désœuvrés face à ce chantier complexe, leur faisant prendre du retard, avec pour conséquence de ne pas être conforme en fin d’année sur ce dispositif. Afin d’aider les utilisateurs SWIFT dans leur choix, la version 2023 du CSCF recommande la lecture du référentiel NIST SP 800-63B.

Le durcissement : très souvent LE maillon faible

Le durcissement des systèmes s’applique à tout type d’architecture et d’équipement, tel que cela est décrit dans l’exigence 2.3 du CSCF.

Il a pu cependant être constaté que les aspects de durcissement sont complexes à mettre en œuvre, notamment pour les raisons suivantes :

  • Les postes opérateurs SWIFT non dédiés font très souvent partie du parc global de l’entreprise et ne bénéficient pas de configuration dédiée. Le déploiement d’un durcissement à grande échelle peut avoir de nombreux effets de bords, particulièrement sur les compatibilités applicatives.
  • Les référentiels tels que le CIS1 ou le STIG, suivis tels quels peuvent représenter un challenge difficile à surmonter et décourageant pour certaines équipes, le guide CIS Windows 10 contient par exemple plus de 1300 pages.
  • Un faux sentiment de sécurité lié aux mesures de sécurité implémentées par le constructeur / éditeur par défaut, ces travaux sont donc jugés non prioritaires.
  • La méconnaissance du sujet par la plupart des équipes IT, et l’aspect pouvant paraitre comme étant colossal du projet de durcissement touche de nombreuses entreprises, et débouche sur le strict minimum ou aucune action. Très rares sont les entreprises étant matures sur ce point.

Almond vous recommande donc :

  • De vous outiller afin de vous permettre de déployer à grande échelle les nouvelles configurations et de les vérifier/pousser régulièrement tel que cela est requis par le standard CSCF.
  • De réaliser des phases de tests préalables sur un échantillon représentatif, en laissant l’opportunité de déverrouiller les paramètres en cas de problème, pour ne pas susciter de frustration chez les utilisateurs.
  • Les standards de sécurité tels que le CIS ou le STIG2 classe leurs recommandations selon différents niveaux. Par exemple le guide W10 du STIG contient 257 points de configuration classés en 3 catégories selon leur criticité. Il pourrait être intéressant de prioriser pour diminuer la charge de travail tout en assurant une couverture de plus en plus importante dans le temps. Almond met notamment en avant certains de ces points comme étant incontournables, les autres étant dans la plupart des contextes superflus ou trop poussés pour une PME par exemple.
  • De documenter les écarts avec le ou les standards sélectionné(s). Il ne s’agit pas de mettre en avant les lacunes mais de faciliter les mises à jour. En plus d’être demandé par le standard CSCF, cela permet de justifier chacune des exceptions accordées afin de pouvoir revenir dessus si cela n’est plus nécessaire et cela permet aussi de conserver l’historique de vos travaux afin de ne pas avoir à tout recommencer dès qu’une nouvelle version du guide de référence est publiée. Il s’agit bien ici d’un standard de durcissement, qui évoluera au fil des années, permettant de garder une vision claire de la conformité des OS déployés sur le parc.

Les configurations des équipements ne sont pas fixes, celles-ci peuvent évoluer via l’action d’un administrateur isolé ou d’une politique globale plus ou moins ancienne. Afin de diminuer la surface d’exposition de vos équipements, il est impératif de procéder à l’application d’un durcissement adapté à ses besoins.

Conclusion

Cet exercice de rétrospective couvrant les principales difficultés rencontrées par les entreprises lors de l’évaluation 2022 nous permet d’aborder plus en profondeur certains sujets spécifiques du CSCF. Dans un prochain article, nous aborderons les évolutions du référentiel CSCF pour la campagne 2023 et comment s’y préparer.

La démarche Almond propose justement un accompagnement complet, basé sur un audit à blanc préalable à l’évaluation finale, vous permettant de vous guider sur chaque point du référentiel et d’identifier toute non-conformité avant qu’elle n’impacte votre KYC.

La campagne 2023 est déjà lancée ! Prenez de l’avance en nous contactant au plus vite, pour aborder ce projet de manière sereine et avoir plus de temps pour effectuer les corrections nécessaires à la validation de l’évaluation finale.

Thierry CASIER

Manager Governance, Risks & Compliance

François PETIOT

Consultant Governance, Risks & Compliance

Pierre ZORDAN

Consultant Governance, Risks & Compliance

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Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2024 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 : Quel est l’un des avantages de la communication et de la concertation des parties intéressées dans le processus de gestion des risques liés à la sécurité de l’information ?

  • Réponse 1 : La comparaison des résultats réels du processus de gestion des risques avec les résultats prévus lors de l’évaluation des risques.

  • Réponse 2 : Elle permet de prendre en compte différentes perspectives lors de l’établissement des critères de risque et l’évaluation des risques.

  • Réponse 3 : L’assurance que tous les risques soient communiqués à toutes les parties intéressées, quelles que soient la nature et la sensibilité de ces risques.

Laïus explicatif : La mise en place d’un processus de communication et de consultation en matière de gestion des risques liés à la sécurité de l’information a pour avantage l’amélioration des connaissances des employés concernant les risques et le processus de gestion des risques, la prise en compte de différentes perspectives lors de l’établissement des critères de risque et de l’évaluation des risques, l’amélioration de la gestion du changement au cours du processus de gestion des risques, et la garantie que chacun comprend son rôle et ses responsabilités.


Précision : une partie intéressée (le terme « partie prenante » est admis) est une personne ou un organisme susceptible d’affecter, d’être affecté ou de se sentir lui-même affecté par une décision ou une activité (extrait de la norme ISO 27001).
Les parties intéressées externes peuvent inclure les régulateurs et législateurs, les actionnaires, y compris les propriétaires et investisseurs, les fournisseurs, y compris les sous-traitants, consultants et partenaires d’externalisation, les associations industrielles ou autres, les concurrents, les clients et consommateurs, et les groupes d’activistes.
Les parties intéressées internes peuvent inclure les décideurs, y compris la direction générale, les propriétaires de processus, de systèmes et d’informations, les fonctions de soutien telles que l’informatique ou les ressources humaines, les employés et les utilisateurs, et les professionnels de la sécurité de l’information.

Jour 22 : CTF #4 de l'avent

Voici la solution du CTF #4 de l’avent

  • Flag : CWATCH{A_MAGICIAN_AMONG_THE_SPIRITS-HOUDINI}

Jour 21 : En communication de crise, qu’appelle-t-on l’effet « streisand » ?

  • Réponse 1 :  Une technique de réponse face aux journalistes

  • Réponse 2 :  Un phénomène médiatique involontaire

  • Réponse 3 :  Une posture de communication non-verbale

  • Réponse 4 :  Une stratégie de communication en temps de crise

Laïus explicatif : En communication de crise, l’effet « streisand » est un phénomène médiatique qui se produit lorsqu’une organisation souhaite cacher, supprimer ou censurer des informations la concernant et que cela la conduit à une augmentation involontaire de la visibilité de ces informations.

Ce phénomène fait échos à la chanteuse et actrice américaine Barbra Streisand. En effet, en 2003, Barbra Streisand avait essayé de supprimer une photographie de sa résidence en Californie et cela a conduit à une plus grande attention portée à cette photographie. Cet effet prend souvent de l’ampleur grâce à la couverture médiatique, le bouche-à-oreille ainsi que les réseaux sociaux (qui vont propager l’information encore plus rapidement).

 

Exemple d’entreprise :

En novembre 2022, la FNAC s’est retrouvée au cœur d’un débat politique lorsqu’elle a mis en vente un jeu intitulé « Antifa ». Il propose aux joueurs d’incarner des militants chargés de déjouer les « exactions d’extrême droite » en leur opposant « une résistance de force égale ou supérieure ». À la suite de cette polémique, la FNAC a décidé de retirer le produit de ses ventes le dimanche 27 novembre 2022 puis, après « analyse », de le remettre en vente le 29 novembre.

La polémique générée par les critiques d’extrême droite a permis de mettre en lumière le jeu alors qu’il aurait pu passer sous les radars.

En voulant arrêter la polémique naissante sur les réseaux sociaux, l’entreprise a pris l’option risquée de réagir très vite par le retrait temporaire du jeu afin d’analyser son contenu. Elle s’est ainsi retrouvée au cœur d’un débat politique.

 

Notre opinion :

Afin d’éviter l’effet « Streisand », il faut mettre en place des veilles médiatiques régulières pour surveiller et analyser le contexte médiatique. De plus, il faut évaluer avec soin l’information en question, en se demandant si cette information est vraiment susceptible de causer un préjudice important et si la tentative de censure est justifiée.

Néanmoins, il faut avoir en tête qu’avec l’évolution des médias et la rapidité de diffusion de l’information, chercher à supprimer une information met davantage les organisations sous le feu des projecteurs. Ainsi, il faut parfois relativiser et accepter que cette information ait été diffusée. C’est grâce à l’analyse du contexte médiatique que les entreprises pourront évaluer l’impact que peut avoir cette information dans les médias et ainsi décider de communiquer ou non.

Jour 20 : Quel type d’attaque consiste à intercepter et à lire les informations sensibles, telles que les identifiants de connexion, en transit entre un utilisateur et un site web ?

  • Réponse 1 : Attaque par déni de service (DDoS)

  • Réponse 2 : Attaque par force brute

  • Réponse 3 : Attaque par interception (Sniffing)

  • Réponse 4 : Attaque de phishing

Laïus explicatif : Une attaque par interception, également connue sous le nom de “sniffing”, est une méthode utilisée par les cybercriminels pour capturer et inspecter les données qui sont transmises sur un réseau.

L’attaquant utilise un logiciel d’interception de paquets (sniffer) pour capturer les données à mesure qu’elles passent sur le réseau. Ces données peuvent inclure des informations sensibles telles que des noms d’utilisateur, des mots de passe, des numéros de carte de crédit, etc.

Jour 19 : Quelles sont les différentes briques fonctionnelles composant habituellement les plateformes SASE (Secure Access Service Edge) ?

  • Réponse 1 : XDR (Extended Detection & Response), IDS (Intrusion detection System), CRL (Certificate Revocation List), ZTNA (Zero-Trust Network Access), anti-SPAM

  • Réponse 2 : SD-WAN (Software-Defined WAN), ZTNA (Zero-Trust Network Access), Bastion, EDR

  • Réponse 3 : SD-WAN (Software-Defined WAN), CASB (Cloud Access Security Broker), SWG (Secure Web Gateway), FWaaS (Firewall-as-a-Service), ZTNA (Zero-Trust Network Access)

  • Réponse 4 : SDS (Santa Detection System), CaaS (Chocolate as a Service), STAR (haut du sapin), CD-TTWU (Children-Defined Time to Wake Up), XMS (Extended Meals & Stomach)

Laïus explicatif : Gartner définit le SASE comme la convergence entre le réseau et la sécurité, incluant SD-WAN, SWG, CASB, NGFW et zero trust network access (ZTNA). Certains fournisseurs de plateforme SASE prévoient d’étendre leurs offres en y intégrant EDR et XDR.

Jour 18 : Quels types de données une solution DLP vise-t-elle généralement à protéger ?

  • Réponse 1 : Uniquement les données personnelles des employés.

  • Réponse 2 : Toutes les données, indépendamment de leur sensibilité.

  • Réponse 3 : Uniquement les données stockées sur des serveurs internes.

  • Réponse 4 : Les données sensibles et confidentielles, telles que les informations financières ou médicales.

Laïus explicatif : Les stratégies et solutions DLP visent généralement à protéger les données sensibles et confidentielles, telles que les informations financières, médicales, ou tout autre type de données qui, si perdues ou compromises, pourraient causer des dommages importants à une organisation.

Jour 17 : D'après Hyperproof, quel est le pourcentage moyen de non-respect des réglementations en matière de protection des données telles que le RGPD et des faiblesses des mesures de cybersécurité entraînant des vulnérabilités dans la protection des données de l'entreprise et des clients, observé dans les entreprises du secteur technologique ?

  • Réponse 1 : 10%

  • Réponse 2 : 25%

  • Réponse 3 : 40%

  • Réponse 4 : 55%

Laïus explicatif : Une étude récente menée par Hyperproof (logiciel de gestion de la conformité) parmi les 1029 personnes interrogées a montré que 25% des entreprises technologiques font face à des problèmes de non-conformité chaque année. Elles ont connu au moins une violation de la conformité ou un manquement, comme un non-respect des réglementations en matière de protection des données telles que le RGPD et des faiblesses des mesures de cybersécurité entraînant des vulnérabilités dans la protection des données de l’entreprise et des clients. Cela montre l’importance d’une gestion efficace des risques et de la conformité pour éviter les sanctions et maintenir une bonne réputation. Les entreprises doivent investir dans des formations, des audits réguliers et des technologies de surveillance pour s’assurer qu’elles restent dans les limites des réglementations en vigueur.

Jour 16 : Quelle fonctionnalité d’un serveur proxy permet à un administrateur réseau d’exposer des sites web hébergés sur son réseau à des utilisateurs externes ?

  • Réponse 1 : Proxy de transfert

  • Réponse 2 : Protocole HTTP

  • Réponse 3 : Protocole proxy

  • Réponse 4 : Proxy inverse

Laïus explicatif : Un proxy inverse peut être un serveur ou une application qui se place devant un serveur Web pour intercepter et inspecter les demandes entrantes des clients avant de les transmettre au serveur Web. Ce serveur permet aussi de renvoyer la réponse du serveur au client (par exemple, les navigateurs web).

Les solutions de proxy inverse sont généralement déployées pour améliorer la sécurité, les performances et la fiabilité.

Le protocole HTTP décrit la méthode de communication client/serveur afin d’échanger différentes ressources qui composeront un site Web.

Le protocole proxy décrit la méthode d’encapsulation qui permet de conserver les informations d’origine du client au sein de l’échange TCP « proxifié » entre le client et le serveur Web.

Avec un proxy de transfert, contrairement au Proxy inverse, l’utilité va être de protéger les utilisateurs et non les serveurs Web. Le proxy de transfert va intercepter les requêtes des utilisateurs à destination des serveurs Web afin de bénéficier d’une meilleure confidentialité et de contrôler l’accès à certaines catégories de contenus.

Jour 15 : CTF #3 de l'avent

Voici la solution du CTF #3 de l’avent

  • Flag : CWATCH{02/12/2021_18:50:00}

Jour 14 : Quel principe directeur d’ITIL prend en compte l’importance de la fidélisation des clients ?

  • Réponse 1 : Progresser de manière itérative grâce aux feedbacks
  • Réponse 2 : Commencer là où vous êtes
  • Réponse 3 : Optimiser et automatiser
  • Réponse 4 : Se concentrer sur la valeur

Laïus explicatif : Le principe « privilégier la valeur » implique que toute initiative de l’organisation doit être liée, directement ou indirectement, à la valeur qu’elle dégage pour les parties prenantes. Il englobe plusieurs perspectives, notamment l’expérience des clients et des utilisateurs.

Jour 13 : Qu'est-ce que l'ingénierie sociale dans le contexte de la cybersécurité ?

  • Réponse 1 : Une méthode de construction de logiciels de réseaux sociaux sécurisés
  • Réponse 2 : L’utilisation de technologies dans la sécurité des réseaux sociaux
  • Réponse 3 : Un protocole de sécurité pour les ingénieurs
  • Réponse 4 : Une méthode frauduleuse d’obtention d’informations

Laïus explicatif : L’ingénierie sociale est un processus frauduleux visant à tromper les individus pour obtenir certaines informations personnelles ou confidentielles, voire un accès direct à un système informatique. Il consiste souvent à se faire passer pour quelqu’un d’autre, tout en jouant sur des ressorts psychologiques.

Les attaques d’ingénierie sociale sont courantes et peuvent prendre différentes formes, telles que le phishing, le vol par diversion, le SMiShing (phishing par SMS), le pretexting, l’arnaque sentimentale (honeytrap), le tailgating/piggybacking etc.

Jour 11 : Parmi ces données, lesquelles seraient selon vous les plus attractives pour un cyberattaquant ?

  • Réponse 1 : Des informations de quelques clients (nom, prénom, adresse physique, email, téléphone)

  • Réponse 2 : Une liste d’une vingtaine d’emails professionnels

  • Réponse 3 : Une carte « black » avec adresse du propriétaire et CVV

  • Réponse 4 : Un numéro de carte bancaire

Laïus explicatif : La carte « black » et ses détails sera plus attractive pour un cyberattaquant car ce type de carte appartient généralement à des personnes avec un certain niveau de revenu ou des personnalités publiques. Le cyberattaquant pourra directement frauder ou vendre ces informations à un prix plus élevé qu’un numéro d’une carte bancaire lambda sur le marché noir. Les données à caractère personnel commencent à devenir rentables lorsqu’elles sont nombreuses, récentes, réutilisables et couplées à d’autres types de données (données de santé et données bancaires notamment). La donnée peut servir divers objectifs bien souvent motivés in fine par l’appât du gain :

  1. La fraude financière
  2. Le détournement pour d’autres cyberattaques (campagne de phishing, usurpation d’identité)
  3. La revente à des plateformes de marketing : filon davantage exploitée par les GAFAM

Jour 12 : CTF #2 de l'avent

Voici la solution du CTF #2 de l’avent

  • Flag : CWATCH{JAN_FABRE}

Jour 10 : Parmi ces 4 choix, lequel définit le mieux une Due Diligence IT/Cyber ?

  • Réponse 1 : un audit organisationnel et technique IT/Cyber d’une entreprise en prévision de l’entrée au capital d’un nouvel actionnaire
  • Réponse 2 : un audit organisationnel et technique IT/Cyber d’une entreprise à la suite de l’entrée au capital d’un nouvel actionnaire
  • Réponse 3 : un questionnaire IT/Cyber envoyé à une entreprise dans le cadre d’une opération d’investissement
  • Réponse 4 : un audit de conformité permettant de s’assurer que l’entreprise ciblée répond à ses obligations réglementaires

Laïus explicatif : Une Due Diligence est un audit réalisé dans le cadre d’un projet d’investissement (ex. LBO) concernent généralement des enjeux financiers, juridiques, opérationnels, RSE et IT/Cyber.

Une Due Diligence IT/Cyber est un audit permettant d’éclairer la décision d’investissement, en analysant la posture cyber de l’entreprise, ses pratiques et ses éventuelles vulnérabilités. Elle permet à l’investisseur, un fonds d’investissement par exemple, d’obtenir une appréciation argumentée de la maturité de l’entreprise, et ainsi déterminer les efforts et moyens nécessaires par la suite pour renforcer le niveau de sécurité de l’entreprise.

Almond réalise régulièrement des Due Diligence IT/Cyber pour le secteur du Private Equity, en y associant une évaluation externe automatisée avec la solution Security Rating de Board of Cyber mais également des investigations ciblées type OSINT.

Jour 9 : Quelle est la part de la consommation d'électricité globale imputable aux Datacenters ?

  • Réponse 1 : 0,01%

  • Réponse 2 : 0,1%

  • Réponse 3 : 1,5%

  • Réponse 4 : 10%

Laïus explicatif : La quantité de Datacenters à travers le monde connaît une hausse significative et cette tendance perdure. Malgré les efforts des constructeurs pour réduire et rationaliser leur consommation d’énergie, ces infrastructures sont responsables de 1,5 % de la consommation électrique globale, d’après les données de l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA.org).

Jour 8 : Qu'est-ce qu'une "Zero Day" ?

  • Réponse 1 : Une faille informatique déjà corrigée par le fournisseur avant que vous ne le sachiez

  • Réponse 2 : Une vulnérabilité ne disposant pas de solution de mitigation

  • Réponse 3 : Une faille de sécurité qui n’affecte pas les systèmes d’information

  • Réponse 4 : Une vulnérabilité exploitée uniquement le jour de sa découverte

Laïus explicatif : Une « Zero Day » est une vulnérabilité qui n’a pas encore été corrigée ou pour laquelle il n’existe pas de mitigation possible. Potentiellement, des attaquants peuvent déjà avoir connaissance de cette faille et l’exploiter activement : certaines vulnérabilités Zero-Day sont ainsi découvertes par la communauté informatique à la suite d’une attaque qui l’exploite. Les cyber-criminels investissent beaucoup pour découvrir des vulnérabilités avant les chercheurs en sécurité, afin de maximiser les chances de réussite de leurs attaques.

Jour 7 : Selon les nouvelles recommandations de la CNIL, quelle est la meilleure pratique sur la robustesse d'un mot de passe ?

  • Réponse 1 : La longueur

  • Réponse 2 : Une dérivation des mots du dictionnaire (exemple la dérivation du mot Kangourou est k4ng0urOu)

  • Réponse 3 : L’utilisation d’une phrase de passe (7 mots minimum)

  • Réponse 4 : L’utilisation d’une combinaison de 12 caractères comprenant des majuscules, des minuscules et des chiffres, sans caractère spécial obligatoire

Laïus explicatif : Conformément aux récentes directives de la CNIL, l’approche privilégiée pour renforcer la sécurité des mots de passe repose sur une complexité évaluée par l’entropie, plutôt que sur une exigence stricte de longueur minimale. Cette approche vise à accorder une plus grande souplesse dans l’élaboration de politiques de mots de passe, adaptées à divers scénarios d’utilisation. Les trois exemples ci-dessous sont considérés comme équivalents en termes d’entropie, et ils sont tous conformes aux recommandations récentes :

  • Exemple 1 : Les mots de passe doivent comprendre au moins 12 caractères, incluant des majuscules, des minuscules, des chiffres, et des caractères spéciaux choisis parmi une liste d’au moins 37 caractères spéciaux possibles.
  • Exemple 2 : Les mots de passe doivent avoir au moins 14 caractères, incluant des majuscules, des minuscules, et des chiffres, sans obligation d’utiliser des caractères spéciaux.
  • Exemple 3 : Une phrase de passe doit être utilisée, composée d’au moins 7 mots. Cette approche permet aux utilisateurs de choisir des mots de passe répondant à des critères variés, tout en garantissant une sécurité appropriée.

Vous pouvez consulter les recommandations en suivant le lien fourni : Mots de passe : une nouvelle recommandation pour maîtriser sa sécurité | CNIL

Jour 6 : Quel sera le principe innovant principal du Wifi7 ?

  • Réponse 1 : L’introduction de la bande de fréquence 6Ghz

  • Réponse 2 : L’utilisation de largeur de bandes allant jusqu’à 640 Mhz

  • Réponse 3 : La possibilité d’utiliser deux bandes de fréquences simultanément

  • Réponse 4 : Aucune mise à jour requise sur les terminaux

Laïus explicatif : Avec le Wifi 7, il sera possible d’utiliser deux bandes de fréquences simultanément, contrairement au Wi-Fi intelligent actuel qui positionne automatiquement les appareils sur la meilleure bande de fréquences. Conséquences de cette agrégation de fréquences : des débits plus rapides et latences encore réduites. Le 6Ghz est déjà introduit depuis le wifi 6E, les largeurs de bandes ne seront « que » de 320 Mhz sur le 6Ghz avec le Wifi7.

Jour 5 : CTF #1 de l'avent

Voici la solution du CTF #1 de l’avent

  •  Flag : CWATCH{C51H79NO13} 

Jour 4 : Quel type d'attaque peut être qualifié de "triple extorsion" ?

  • Réponse 1 : Une attaque par ransomware
  • Réponse 2 : Une attaque par hameçonnage
  • Réponse 3 : Une attaque par déni de service
  • Réponse 4 : Une attaque par empoisonnement du cache DNS

Laïus explicatif : Le ransomware à triple extorsion est comme son nom l’indique une attaque durant laquelle les cybercriminels menacent de trois façons différentes leur victime.

  1. L’attaquant va demander une rançon à la victime pour qu’il puisse récupérer/déchiffrer ses données
  2. L’attaquant va demander une rançon pour ne pas publier / divulguer les données exfiltrées, il peut aussi demander une rançon pour un délai supplémentaire avant divulgation (retarder le compte à rebours)
  3. L’attaquant va mettre la pression à la victime pour augmenter les chances de paiement de la rançon via des attaques de type DDoS ou des appels téléphoniques, enfin il peut aussi demander des rançons aux victimes collatérales, dont les données auraient fuité indirectement dans l’attaque

Ce type d’attaque permet aux attaquants de maximiser le gain financier pour chaque victime, le ransomware étant déjà l’une des attaques les plus lucratives, il convient d’anticiper ce scénario et de s’en protéger convenablement.

Jour 3 : Parmi ces quatre choix, lequel définit le mieux ce qu’est l’ISO 27001 ?

  • Réponse 1 : Un standard listant un ensemble d’exigences relatives à la sécurité des systèmes informatiques d’une entreprise
  • Réponse 2 : Une norme listant un ensemble de bonnes pratiques permettant d’optimiser la cybersécurité au sein d’une l’entreprise
  • Réponse 3 : Une norme listant un ensemble d’exigences relatives à la sécurité des informations nécessaires à une entreprise
  • Réponse 4 : Un standard listant un ensemble de méthodes pour optimiser les pratiques relatives à la sécurité des informations utilisées par une entreprise

Laïus explicatif : L’ISO 27001 est une norme internationale, dont les entreprises peuvent se prévaloir en se faisant certifier par un organisme indépendant ; elle contient un ensemble d’exigences que chaque entreprise, quels que soient sa taille et son domaine d’activité, doit impérativement appliquer pour obtenir sa certification ; ses exigences constituent donc le référentiel des audits de certification. A ne pas confondre avec la norme ISO 27002 qui est constituée de recommandations, basées sur les bonnes pratiques internationales, permettant d’aider une entreprise à appliquer les exigences de la norme ISO 27001 (donc norme qui ne donne pas lieu à une certification).

Les exigences de la norme ISO 27001 portent sur les informations nécessaires à une entreprise, recueillies et/ou traitées, quel que soit son support, électronique, papier et oral.

Les trois critères de sécurité retenus par la norme ISO 27001 sont la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des informations. Tout événement, qu’il soit d’origine environnementale ou humaine, intentionnelle ou involontaire, impactant un de ces trois critères, relève de cette norme.

Jour 2 : Qu'est-ce qu'une attaque DDoS?

  • Réponse 1 : Un logiciel espion qui enregistre ce qu’écrit un utilisateur
  • Réponse 2 : Un procédé visant à perturber l’accès à un site ou une application
  • Réponse 3 : Un virus informatique qui chiffre l’OS de votre ordinateur en échange d’une rançon
  • Réponse 4 : Une attaque Informatique visant à détermine votre mot de passe en testant un grand nombre de possibilité

Laïus explicatif : Une attaque DDoS ou « Distributed Denial of Service » est une attaque visant à rendre indisponible un site en le submergeant de requêtes provenant de multiples sources. Dans le cas où toutes les requêtes proviennent de la même source, on parle simplement d’attaque DoS (« Denial of Service »), ou « par déni de service ».

Jour 1 : Qu'est-ce que DORA?

  • Réponse 1 : Une jeune exploratrice bilingue
  • Réponse 2 : Un protocole de communication décrit dans le RFC 9364
  • Réponse 3 : Une organisation internationale de régulation de la cybersécurité
  • Réponse 4 : Un règlement qui s’applique aux entités financières et aux tiers prestataires de services informatiques

Laïus explicatif : DORA ou Digital Operational Resilience Act est un règlement européen publié en 2022 et en vigueur depuis janvier 2023. Le règlement traite de la résilience opérationnelle numérique du secteur financier. Il est applicable aux entités financières comme les banques, assurances, entreprises d’investissement, les établissements de paiement, etc. mais également aux tiers prestataires de services informatiques. Les entreprises concernées ont deux ans pour se mettre en conformité. Ils devront donc l’être en 2025 !

Le pilier relatif à la gestion des risques liés aux prestataires tiers de services TIC apparait comme l’un des plus difficile à mettre en place et à maintenir dans le temps pour les entreprises concernées. En quelques mots, les entreprises devront considérer ces risques comme faisant partie intégrante du risque lié aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et notamment le risque de concentration, au niveau de l’entreprise mais également au niveau de l’ensemble du secteur financier européen. En effet, les autorités devront analyser ce risque en analysant les registres tenus et communiqués par les entreprises concernées par DORA et qui recense notamment la liste des tiers prestataires de services TIC avec lesquelles les entités financières conclues des contrats.

Pour plus d’informations, consultez notre avis d’expert sur le sujet : https://almond.eu/cybersecurity-insights/explorons-dora/