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22/12/2022

Cybersecurity Insights

Medibank, attaque et vol de données

L’Australie a été marquée en cette fin d’année par une succession de violations de données massives suite à des cyber attaques. Une violation de données consiste en la copie, la transmission, l’accès intentionnel, le vol de données sensibles par une personne non autorisée.

+ de 13,7 millions
de clients impactés

3 victimes entre septembre
et octobre 2022 :
Optus, Telstra, Medibank

un total de $11 millions
demandés (rançons)

Après les attaques sur les deux plus importants opérateurs de télécommunications australiens Telstra et Optus, ce sont les données de millions de clients du plus large fonds d’assurance australien, Medibank, qui ont été mises en ligne.

Doit-on en conclure une augmentation du niveau de menace pesant sur l’Australie ?

Cette attaque remet aussi sur le devant de la scène à la fois le sujet du paiement des rançons mais aussi la question du niveau de protection global des sociétés critiques en matière de sécurité de l’Information, en particulier des données de santé.

L’analyse des incidents a pour objectif de sensibiliser la communauté sur les conséquences directes et indirectes de ce type d’attaque. Dans le cas de Medibank, les répercussions financières sont déjà très importantes et il est aujourd’hui difficile d’estimer le montant de la facture totale.

L’équipe CTI et le SOC/CERT, en collaboration avec les experts April et Vering proposent au travers de ce rapport de répondre à toutes ces questions avec :

  • Une synthèse de la chronologie de l’attaque ;
  • Une première analyse de l’impact financier à date ;
  • Un éclairage sur le groupe d’attaque présumé responsable ;
  • Une focus sur l’état de la menace en Australie et les conséquences sur les décisions institutionnelles.

Medibank, chronologie de l’attaque

Cette chronologie est une synthèse des événements marquants. L’intégralité des données est disponible sur le site de Medibank.

12/10/22
12/10/2022

Détection d’une activité inhabituelle.

Isolement immédiat d’une partie du SI et blocage des accès publics aux systèmes.

14/10/22
14/10/2022

Cellule de crise déclenchée, première communication et rétablissement des accès initialement bloqués.

19/10/22
19/10/2022

Demande de rançon par le groupe d’attaquants (BlogXX). Analyse de la véracité des données exfiltrées.

Absence de chiffrement des systèmes.

20/10/22
20/10/2022

Participation de la Police Fédérale Australienne à l’enquête.

Échantillons d’informations exfiltrées envoyés à Medibank par BlogXX.

25/10/22
25/10/2022

Confirmation de la fuite de données par Medibank et mise en place d’un programme de soutien pour les clients concernés.

26/10/22
26/10/2022

Medibank confirme que le groupe a eu accès à 200 Go de données.

07/11/22
07/11/2022

Annonce de refus de paiement de la rançon par Medibank qui s’élevait à environ 10 millions de dollars (US) (9,6 millions d’euros).

08/11/22
08/11/2022

Le groupe de cybercriminels déclare que des données seront publiées dans les 24h si la rançon n’est pas payée.

09/11/22
09/11/2022
Le groupe de cybercriminels commence à publier des données sur le dark web.
11/11/22
11/11/2022

La Police Fédérale Australienne (AFP) déclare que les responsables de cette attaque sont localisés en Russie.

01/12/22
01/12/2022

Publication sur le dark web du reste des données collectées par les attaquants, « dossier clos » pour BlogXX.

Medibank, fiche société

Sources : Les informations proviennent des sites officiels de Medibank et de l’ASX

IDENTITE

Medibank
Ahm
Amplar Health

CHIFFRE D’AFFAIRES

$393,9M
27,45% du marché
Assurance maladie

STRATEGIE

Améliorer le
secteur médical

SECTEUR

Assurance Maladie
Fonds privés depuis 2014

TAILLE

3,9 millions
de clients

ENVIRONNEMENT CONCURRENTIEL

Bupa, Transamerica,
Talanx, AIA Group

Répercussions financières déjà perceptibles 

Si la première annonce de Medibank avait déjà causé une baisse du prix de l’action le 13 octobre, c’est la demande de rançon qui cause la chute la plus significative.

Entre le 19 et le 28 octobre, l’action perd une valeur de 0,71$, et atteint son niveau le plus bas depuis mars 2021. Cela représente une perte de 20% en capital, c’est-à-dire près de 2Md$.

Le 26 octobre, dans un communiqué à ses actionnaires, Medibank estimait déjà que cette attaque aurait à date un impact de 25 et 35M$ sur les bénéfices du S1 2023. La facture risque de s’alourdir en incluant les couts de remédiation, de litiges et des pénalités réglementaires.

Impact de l’attaque sur le cours de l’action de Medibank Private Ltd. sur 2022.

Évaluer les impacts des fuites de données de santé

Laurent GERARDIN, RSSI du groupe APRIL, leader du courtage grossiste en assurance en France, nous alerte sur les conséquences d’un vol de données de santé :

« Les violations de données accroissent le risque de phishing ciblé. La mise à disposition des données de santé sur le marché noir et leur achat potentiel peut engendrer des discriminations pour l’assuré s’il est face à une société détenant ces informations (ex : discrimination à l’embauche, refus de prêt, etc.). Il s’agit de conséquences directes pour le client.

Pour les entreprises ayant subi un vol de données, les conséquences indirectes sont multiples et importantes à considérer : impact réputationnel, risque de perte de confiance durable de leur clientèle, impact financier, actions judiciaires à mettre en place, etc. L’entreprise est exposée au risque d’actions collectives qui peuvent engendrer des frais conséquents en défense et/ou réparation. »

Medibank, zoom sur REvil

REvil est un groupe de cybercriminel actif

Cette attaque remet aussi sur le devant de la scène à la fois le sujet du paiement des rançons mais aussi la question du niveau de protection global des sociétés critiques en matière de sécurité de l’Information, en particulier des données de santé.

L’analyse des incidents a pour objectif de sensibiliser la communauté sur les conséquences directes et indirectes de ce type d’attaque. Dans le cas de Medibank, les répercussions financières sont déjà très importantes et il est aujourd’hui difficile d’estimer le montant de la facture totale.

L’équipe CTI et le SOC/CERT, en collaboration avec les experts April et Vering proposent au travers de ce rapport de répondre à toutes ces questions avec :

  • Une synthèse de la chronologie de l’attaque ;
  • Une première analyse de l’impact financier à date ;
  • Un éclairage sur le groupe d’attaque présumé responsable ;
  • Une focus sur l’état de la menace en Australie et les conséquences sur les décisions institutionnelles.

Nom (supposé)

BlogXX

Lien (probable)

REvil

Objectif

Financier

Stratégie

Vol et diffusion des données de santé

Pays

Russie

REvil est un groupe cybercriminel ayant pratiqué des attaques par rançongiciel entre 2019 et 2021 à l’encontre de plus de 100 sociétés disséminées à travers le monde. Début 2022, le service fédéral de sécurité russe déclare avoir démantelé REvil et inculpé ses membres.

Cependant, quelques mois plus tard, le site web du groupe nommé « Happy Blog » est remis en ligne et de nouvelles données volées sont publiées.

REvil pratique la double extorsion :

  • Chiffrement des données et dépôt de rançon
  • Exfiltration des données dans l’objectif de les revendre

Il est intéressant de noter que contrairement aux dernières observations et habitudes du groupe REvil, il n’y a pas eu de chiffrement.

En effet, aucun chiffrement des données n’a été constaté.

index

Mode opératoire de REvil (ransomware-as-a-service)

Si la première annonce de Medibank avait déjà causé une baisse du prix de l’action le 13 octobre, c’est la demande de rançon qui cause la chute la plus significative.

Entre le 19 et le 28 octobre, l’action perd une valeur de 0,71$, et atteint son niveau le plus bas depuis mars 2021. Cela représente une perte de 20% en capital, c’est-à-dire près de 2Md$.

Le 26 octobre, dans un communiqué à ses actionnaires, Medibank estimait déjà que cette attaque aurait à date un impact de 25 et 35M$ sur les bénéfices du S1 2023. La facture risque de s’alourdir en incluant les couts de remédiation, de litiges et des pénalités réglementaires.

Compromission initiale (Mitre ATT&CK : Reconnaissance, Ressource Development, Initial Access, Execution) :

  • Accès via la compromission de pages internet sur lequel navigue un utilisateur
  • Envoi de phishing ciblé avec pièce jointe vérolée

Les vecteurs sont variables car ils sont distribués par différents affiliés.

Exploitation et installation (Mitre ATT&CK : Persistence, Privilege Escalation, Defense Evasion, Credential Access, Lateral Movement) :

  • Exploitation de vulnérabilités afin de gagner des privilèges
  • Contournement des contrôles d’accès en modifiant les tokens d’authentification
  • Manipulation des données de fichiers. Obfuscation de fichiers
  • Modification du Registre Windows pour cacher ou supprimer des informations de configuration

Command & Control (Mitre ATT&CK : Command & Control) :

  • Utilisation de protocoles spécifiques afin d’éviter la détection et le filtrage réseau
  • Utilisation d’un algorithme de chiffrement afin de dissimuler les traces de ses actions

Collecte de données et réalisation de l’objectif (Mitre ATT&CK : Discovery, Collection, Exfiltration, Impact) :

  • Arrêt des services du système pour les rendre indisponibles aux utilisateurs
  • Exfiltration des données en utilisant différents protocoles (HTTP Post)
  • Suppression de données pour bloquer la disponibilité

Ransomware-as-a-Service (RaaS) : modèle commercial se basant sur un abonnement auquel des clients (affiliés) peuvent souscrire et obtenir des offres plus ou moins sophistiquées de la part des créateurs (assistance client, tableaux de bord, etc.)

Medibank, zoom sur l'Australie

Une cible de l’Asie-Pacifique

L’Australie est le 8ème pays le plus ciblé

L’Australie, en tant que puissance majeure de l’Asie-Pacifique, est une cible stratégique pour des attaques opportunistes ou ciblées.

A l’instar de Medibank, les investissements dans la sécurité de l’information ne sont à date pas suffisants dans de nombreux cas.
Conséquence : des violations de données massives de plus en plus courantes.

graph

Violations de données majeures en Australie

Février
2019
fev 19

Melbourne Heart Group
Violation de données
15K patients

Mai
2019
mai19

Canva
Violation de données
137M clients

Avril
2020
avr20

Service NSW
Violation de données
104K clients

Mars
2021
mars20

Eastern Health
Violation de données
4 hôpitaux

Septembre
2022
sept22

Optus
Violation de données
9,8M clients

Octobre
2022
oct 22

Telstra : 30K employés
Medibank : 3,9M clients
EnergyAustralia : 323 clients

Pourcentage de cybercrimes par secteurs

L’Australie n’est pas épargnée par l’augmentation constante de la cybercriminalité.

76 000 cybercrimes ont été rapportés à l’Australian Cyber Security Centre entre Juin 2021 et Novembre 2022 dont 447 ransomwares.

Sur les 10 secteurs les plus touchés, les entreprises de la Santé (4%) sont des cibles privilégiées, après les institutions étatiques.

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La réaction australienne : vers une adaptation de la législation

La réaction australienne s’observe à plusieurs niveaux : de nombreux acteurs prennent à présent conscience de l’importance de la sensibilisation aux enjeux cyber. Ces violations de données, qui sont fortement médiatisées, ont notamment incité le gouvernement australien à modifier ses lois en matière de protection des données.

Elles prévoient désormais des sanctions pécuniaires contre les entreprises pour violation de données pouvant aller jusqu’à 50 millions de dollars australiens (32,5 millions d’euros), le plafond actuel étant de 2,2 millions de dollars australiens (1,4 millions d’euros).

Les dernières grandes attaques contre Medibank ou encore Optus ont relancé le débat en Australie et certaines voix s’élèvent pour la pénalisation du paiement de la rançon, cela dans un but dissuasif et avec l’espoir de retirer l’Australie de la liste des cibles privilégiées par les attaquants. Cette mesure risque néanmoins d’avoir pour effet de voir des entreprises soucieuses de récupérer leurs données payer la rançon sans déclarer l’attaque. Un autre point de vue plus nuancé propose d’interdire non pas le paiement de la rançon mais plutôt le remboursement du paiement par les cyberassurances, cette mesure aurait un effet dissuasif en limitant les répercussions négatives.

Aujourd’hui, les entreprises ne sont pas légalement tenues de choisir une position spécifique. Néanmoins, la recommandation systématique des professionnels de la cybersécurité est de ne pas payer. Cependant, les orientations de la majorité des gouvernements ne vont pas vers la pénalisation du paiement. En France par exemple, le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) sur la lutte contre la cybercriminalité a été adopté définitivement le 14 décembre 2022. Un des articles de la loi permet l’indemnisation des pertes et dommages des assurés, s’ils portent plainte maximum 72 heures après la découverte de la compromission.

7 septembre
2022
7 septembre 2022

Dépôt au conseil des ministres

18 octobre
2022
18 octobre 2022

Adoption par le Sénat en première lecture

7 décembre
2022
7 décembre 2022

Adoption par l’Assemblée nationale

14 décembre
2022
14 décembre 2022

Examen et adoption définitive

promulgation

Promulgation

Et en Europe

Christophe DIBON, expert risque cyber au sein de la société VRS Vering nous propose un point d’attention sur l’évolution de la directive NIS :

« Le 28/11/2022, la version 2 de la directive européenne Network and Information Security (NIS) a été adoptée.

L’évolution principale est l’extension du périmètre d’application aux secteurs suivants : la poste, le spatial, les administrations publiques et l’industrie pharmaceutique. L’objectif est d’améliorer la résilience des entreprises.

En effet, la majorité des vecteurs d’intrusion nous montrent une faiblesse des niveaux de protection alloués par les entreprises sur leur système d’information. Dans ce cadre elle impose de mettre en place des formations à la cyber-hygiène ainsi qu’à l’utilisation de la cryptographie et au contrôle des accès, sous peine de voir leur responsabilité engagée et de subir des amendes comprises entre 1,4% à 2% de leur chiffre d’affaires en cas de non-respect.

Les États membres auront 21 mois pour la transposer en droit national, la NIS 2 entrera donc en vigueur en 2024.

index3

Références

Chronologie de l’attaque

https://www.medibank.com.au/health-insurance/info/cyber-security/timeline/ 

https://thehackernews.com/2022/10/australian-health-insurer-medibank.html 

https://www.databreachtoday.com/blogs/who-extorting-australian-health-insurer-medibank-p-3310 

https://www.news.com.au/technology/online/hacking/fresh-wave-of-medibank-data-released-on-dark-web/news-story/1d230b8f46b8ede550a0283bfda9dbbe 

Medibank hackers announce ‘case closed’ and dump huge data file on dark web | Medibank | The Guardian

Mathias GARCIAU

Manager SOC CERT Almond CWATCH

Ophélie WEBER

Consultante Governance, Risks & Compliance

Alia SAADI

Consultante Governance, Risks & Compliance

Chloé GREDOIRE

Consultante Governance, Risks & Compliance

Albane GIROLLET

Consultante Governance, Risks & Compliance

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Le SASE en 7 min chrono : décrypter le SASE, sa fonction et ses usages. Pour y voir plus clair, nous vous proposons d’entrer en immersion dans les plateformes SASE des experts du secteur. Découvrons ensemble, la solution SASE proposée par Cato Networks. Joseph Fernando, SE Manager South EMEA, chez Cato Networks réalise une démonstration technique de la solution Cato SASE Cloud, au côté de Benoit Vérove, Partner et Lead Security Integration chez Almond.

Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2024 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 : Quel est l’un des avantages de la communication et de la concertation des parties intéressées dans le processus de gestion des risques liés à la sécurité de l’information ?

  • Réponse 1 : La comparaison des résultats réels du processus de gestion des risques avec les résultats prévus lors de l’évaluation des risques.

  • Réponse 2 : Elle permet de prendre en compte différentes perspectives lors de l’établissement des critères de risque et l’évaluation des risques.

  • Réponse 3 : L’assurance que tous les risques soient communiqués à toutes les parties intéressées, quelles que soient la nature et la sensibilité de ces risques.

Laïus explicatif : La mise en place d’un processus de communication et de consultation en matière de gestion des risques liés à la sécurité de l’information a pour avantage l’amélioration des connaissances des employés concernant les risques et le processus de gestion des risques, la prise en compte de différentes perspectives lors de l’établissement des critères de risque et de l’évaluation des risques, l’amélioration de la gestion du changement au cours du processus de gestion des risques, et la garantie que chacun comprend son rôle et ses responsabilités.


Précision : une partie intéressée (le terme « partie prenante » est admis) est une personne ou un organisme susceptible d’affecter, d’être affecté ou de se sentir lui-même affecté par une décision ou une activité (extrait de la norme ISO 27001).
Les parties intéressées externes peuvent inclure les régulateurs et législateurs, les actionnaires, y compris les propriétaires et investisseurs, les fournisseurs, y compris les sous-traitants, consultants et partenaires d’externalisation, les associations industrielles ou autres, les concurrents, les clients et consommateurs, et les groupes d’activistes.
Les parties intéressées internes peuvent inclure les décideurs, y compris la direction générale, les propriétaires de processus, de systèmes et d’informations, les fonctions de soutien telles que l’informatique ou les ressources humaines, les employés et les utilisateurs, et les professionnels de la sécurité de l’information.

Jour 22 : CTF #4 de l'avent

Voici la solution du CTF #4 de l’avent

  • Flag : CWATCH{A_MAGICIAN_AMONG_THE_SPIRITS-HOUDINI}

Jour 21 : En communication de crise, qu’appelle-t-on l’effet « streisand » ?

  • Réponse 1 :  Une technique de réponse face aux journalistes

  • Réponse 2 :  Un phénomène médiatique involontaire

  • Réponse 3 :  Une posture de communication non-verbale

  • Réponse 4 :  Une stratégie de communication en temps de crise

Laïus explicatif : En communication de crise, l’effet « streisand » est un phénomène médiatique qui se produit lorsqu’une organisation souhaite cacher, supprimer ou censurer des informations la concernant et que cela la conduit à une augmentation involontaire de la visibilité de ces informations.

Ce phénomène fait échos à la chanteuse et actrice américaine Barbra Streisand. En effet, en 2003, Barbra Streisand avait essayé de supprimer une photographie de sa résidence en Californie et cela a conduit à une plus grande attention portée à cette photographie. Cet effet prend souvent de l’ampleur grâce à la couverture médiatique, le bouche-à-oreille ainsi que les réseaux sociaux (qui vont propager l’information encore plus rapidement).

 

Exemple d’entreprise :

En novembre 2022, la FNAC s’est retrouvée au cœur d’un débat politique lorsqu’elle a mis en vente un jeu intitulé « Antifa ». Il propose aux joueurs d’incarner des militants chargés de déjouer les « exactions d’extrême droite » en leur opposant « une résistance de force égale ou supérieure ». À la suite de cette polémique, la FNAC a décidé de retirer le produit de ses ventes le dimanche 27 novembre 2022 puis, après « analyse », de le remettre en vente le 29 novembre.

La polémique générée par les critiques d’extrême droite a permis de mettre en lumière le jeu alors qu’il aurait pu passer sous les radars.

En voulant arrêter la polémique naissante sur les réseaux sociaux, l’entreprise a pris l’option risquée de réagir très vite par le retrait temporaire du jeu afin d’analyser son contenu. Elle s’est ainsi retrouvée au cœur d’un débat politique.

 

Notre opinion :

Afin d’éviter l’effet « Streisand », il faut mettre en place des veilles médiatiques régulières pour surveiller et analyser le contexte médiatique. De plus, il faut évaluer avec soin l’information en question, en se demandant si cette information est vraiment susceptible de causer un préjudice important et si la tentative de censure est justifiée.

Néanmoins, il faut avoir en tête qu’avec l’évolution des médias et la rapidité de diffusion de l’information, chercher à supprimer une information met davantage les organisations sous le feu des projecteurs. Ainsi, il faut parfois relativiser et accepter que cette information ait été diffusée. C’est grâce à l’analyse du contexte médiatique que les entreprises pourront évaluer l’impact que peut avoir cette information dans les médias et ainsi décider de communiquer ou non.

Jour 20 : Quel type d’attaque consiste à intercepter et à lire les informations sensibles, telles que les identifiants de connexion, en transit entre un utilisateur et un site web ?

  • Réponse 1 : Attaque par déni de service (DDoS)

  • Réponse 2 : Attaque par force brute

  • Réponse 3 : Attaque par interception (Sniffing)

  • Réponse 4 : Attaque de phishing

Laïus explicatif : Une attaque par interception, également connue sous le nom de “sniffing”, est une méthode utilisée par les cybercriminels pour capturer et inspecter les données qui sont transmises sur un réseau.

L’attaquant utilise un logiciel d’interception de paquets (sniffer) pour capturer les données à mesure qu’elles passent sur le réseau. Ces données peuvent inclure des informations sensibles telles que des noms d’utilisateur, des mots de passe, des numéros de carte de crédit, etc.

Jour 19 : Quelles sont les différentes briques fonctionnelles composant habituellement les plateformes SASE (Secure Access Service Edge) ?

  • Réponse 1 : XDR (Extended Detection & Response), IDS (Intrusion detection System), CRL (Certificate Revocation List), ZTNA (Zero-Trust Network Access), anti-SPAM

  • Réponse 2 : SD-WAN (Software-Defined WAN), ZTNA (Zero-Trust Network Access), Bastion, EDR

  • Réponse 3 : SD-WAN (Software-Defined WAN), CASB (Cloud Access Security Broker), SWG (Secure Web Gateway), FWaaS (Firewall-as-a-Service), ZTNA (Zero-Trust Network Access)

  • Réponse 4 : SDS (Santa Detection System), CaaS (Chocolate as a Service), STAR (haut du sapin), CD-TTWU (Children-Defined Time to Wake Up), XMS (Extended Meals & Stomach)

Laïus explicatif : Gartner définit le SASE comme la convergence entre le réseau et la sécurité, incluant SD-WAN, SWG, CASB, NGFW et zero trust network access (ZTNA). Certains fournisseurs de plateforme SASE prévoient d’étendre leurs offres en y intégrant EDR et XDR.

Jour 18 : Quels types de données une solution DLP vise-t-elle généralement à protéger ?

  • Réponse 1 : Uniquement les données personnelles des employés.

  • Réponse 2 : Toutes les données, indépendamment de leur sensibilité.

  • Réponse 3 : Uniquement les données stockées sur des serveurs internes.

  • Réponse 4 : Les données sensibles et confidentielles, telles que les informations financières ou médicales.

Laïus explicatif : Les stratégies et solutions DLP visent généralement à protéger les données sensibles et confidentielles, telles que les informations financières, médicales, ou tout autre type de données qui, si perdues ou compromises, pourraient causer des dommages importants à une organisation.

Jour 17 : D'après Hyperproof, quel est le pourcentage moyen de non-respect des réglementations en matière de protection des données telles que le RGPD et des faiblesses des mesures de cybersécurité entraînant des vulnérabilités dans la protection des données de l'entreprise et des clients, observé dans les entreprises du secteur technologique ?

  • Réponse 1 : 10%

  • Réponse 2 : 25%

  • Réponse 3 : 40%

  • Réponse 4 : 55%

Laïus explicatif : Une étude récente menée par Hyperproof (logiciel de gestion de la conformité) parmi les 1029 personnes interrogées a montré que 25% des entreprises technologiques font face à des problèmes de non-conformité chaque année. Elles ont connu au moins une violation de la conformité ou un manquement, comme un non-respect des réglementations en matière de protection des données telles que le RGPD et des faiblesses des mesures de cybersécurité entraînant des vulnérabilités dans la protection des données de l’entreprise et des clients. Cela montre l’importance d’une gestion efficace des risques et de la conformité pour éviter les sanctions et maintenir une bonne réputation. Les entreprises doivent investir dans des formations, des audits réguliers et des technologies de surveillance pour s’assurer qu’elles restent dans les limites des réglementations en vigueur.

Jour 16 : Quelle fonctionnalité d’un serveur proxy permet à un administrateur réseau d’exposer des sites web hébergés sur son réseau à des utilisateurs externes ?

  • Réponse 1 : Proxy de transfert

  • Réponse 2 : Protocole HTTP

  • Réponse 3 : Protocole proxy

  • Réponse 4 : Proxy inverse

Laïus explicatif : Un proxy inverse peut être un serveur ou une application qui se place devant un serveur Web pour intercepter et inspecter les demandes entrantes des clients avant de les transmettre au serveur Web. Ce serveur permet aussi de renvoyer la réponse du serveur au client (par exemple, les navigateurs web).

Les solutions de proxy inverse sont généralement déployées pour améliorer la sécurité, les performances et la fiabilité.

Le protocole HTTP décrit la méthode de communication client/serveur afin d’échanger différentes ressources qui composeront un site Web.

Le protocole proxy décrit la méthode d’encapsulation qui permet de conserver les informations d’origine du client au sein de l’échange TCP « proxifié » entre le client et le serveur Web.

Avec un proxy de transfert, contrairement au Proxy inverse, l’utilité va être de protéger les utilisateurs et non les serveurs Web. Le proxy de transfert va intercepter les requêtes des utilisateurs à destination des serveurs Web afin de bénéficier d’une meilleure confidentialité et de contrôler l’accès à certaines catégories de contenus.

Jour 15 : CTF #3 de l'avent

Voici la solution du CTF #3 de l’avent

  • Flag : CWATCH{02/12/2021_18:50:00}

Jour 14 : Quel principe directeur d’ITIL prend en compte l’importance de la fidélisation des clients ?

  • Réponse 1 : Progresser de manière itérative grâce aux feedbacks
  • Réponse 2 : Commencer là où vous êtes
  • Réponse 3 : Optimiser et automatiser
  • Réponse 4 : Se concentrer sur la valeur

Laïus explicatif : Le principe « privilégier la valeur » implique que toute initiative de l’organisation doit être liée, directement ou indirectement, à la valeur qu’elle dégage pour les parties prenantes. Il englobe plusieurs perspectives, notamment l’expérience des clients et des utilisateurs.

Jour 13 : Qu'est-ce que l'ingénierie sociale dans le contexte de la cybersécurité ?

  • Réponse 1 : Une méthode de construction de logiciels de réseaux sociaux sécurisés
  • Réponse 2 : L’utilisation de technologies dans la sécurité des réseaux sociaux
  • Réponse 3 : Un protocole de sécurité pour les ingénieurs
  • Réponse 4 : Une méthode frauduleuse d’obtention d’informations

Laïus explicatif : L’ingénierie sociale est un processus frauduleux visant à tromper les individus pour obtenir certaines informations personnelles ou confidentielles, voire un accès direct à un système informatique. Il consiste souvent à se faire passer pour quelqu’un d’autre, tout en jouant sur des ressorts psychologiques.

Les attaques d’ingénierie sociale sont courantes et peuvent prendre différentes formes, telles que le phishing, le vol par diversion, le SMiShing (phishing par SMS), le pretexting, l’arnaque sentimentale (honeytrap), le tailgating/piggybacking etc.

Jour 11 : Parmi ces données, lesquelles seraient selon vous les plus attractives pour un cyberattaquant ?

  • Réponse 1 : Des informations de quelques clients (nom, prénom, adresse physique, email, téléphone)

  • Réponse 2 : Une liste d’une vingtaine d’emails professionnels

  • Réponse 3 : Une carte “black” avec adresse du propriétaire et CVV

  • Réponse 4 : Un numéro de carte bancaire

Laïus explicatif : La carte “black” et ses détails sera plus attractive pour un cyberattaquant car ce type de carte appartient généralement à des personnes avec un certain niveau de revenu ou des personnalités publiques. Le cyberattaquant pourra directement frauder ou vendre ces informations à un prix plus élevé qu’un numéro d’une carte bancaire lambda sur le marché noir. Les données à caractère personnel commencent à devenir rentables lorsqu’elles sont nombreuses, récentes, réutilisables et couplées à d’autres types de données (données de santé et données bancaires notamment). La donnée peut servir divers objectifs bien souvent motivés in fine par l’appât du gain :

  1. La fraude financière
  2. Le détournement pour d’autres cyberattaques (campagne de phishing, usurpation d’identité)
  3. La revente à des plateformes de marketing : filon davantage exploitée par les GAFAM

Jour 12 : CTF #2 de l'avent

Voici la solution du CTF #2 de l’avent

  • Flag : CWATCH{JAN_FABRE}

Jour 10 : Parmi ces 4 choix, lequel définit le mieux une Due Diligence IT/Cyber ?

  • Réponse 1 : un audit organisationnel et technique IT/Cyber d’une entreprise en prévision de l’entrée au capital d’un nouvel actionnaire
  • Réponse 2 : un audit organisationnel et technique IT/Cyber d’une entreprise à la suite de l’entrée au capital d’un nouvel actionnaire
  • Réponse 3 : un questionnaire IT/Cyber envoyé à une entreprise dans le cadre d’une opération d’investissement
  • Réponse 4 : un audit de conformité permettant de s’assurer que l’entreprise ciblée répond à ses obligations réglementaires

Laïus explicatif : Une Due Diligence est un audit réalisé dans le cadre d’un projet d’investissement (ex. LBO) concernent généralement des enjeux financiers, juridiques, opérationnels, RSE et IT/Cyber.

Une Due Diligence IT/Cyber est un audit permettant d’éclairer la décision d’investissement, en analysant la posture cyber de l’entreprise, ses pratiques et ses éventuelles vulnérabilités. Elle permet à l’investisseur, un fonds d’investissement par exemple, d’obtenir une appréciation argumentée de la maturité de l’entreprise, et ainsi déterminer les efforts et moyens nécessaires par la suite pour renforcer le niveau de sécurité de l’entreprise.

Almond réalise régulièrement des Due Diligence IT/Cyber pour le secteur du Private Equity, en y associant une évaluation externe automatisée avec la solution Security Rating de Board of Cyber mais également des investigations ciblées type OSINT.

Jour 9 : Quelle est la part de la consommation d'électricité globale imputable aux Datacenters ?

  • Réponse 1 : 0,01%

  • Réponse 2 : 0,1%

  • Réponse 3 : 1,5%

  • Réponse 4 : 10%

Laïus explicatif : La quantité de Datacenters à travers le monde connaît une hausse significative et cette tendance perdure. Malgré les efforts des constructeurs pour réduire et rationaliser leur consommation d’énergie, ces infrastructures sont responsables de 1,5 % de la consommation électrique globale, d’après les données de l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA.org).

Jour 8 : Qu'est-ce qu'une "Zero Day" ?

  • Réponse 1 : Une faille informatique déjà corrigée par le fournisseur avant que vous ne le sachiez

  • Réponse 2 : Une vulnérabilité ne disposant pas de solution de mitigation

  • Réponse 3 : Une faille de sécurité qui n’affecte pas les systèmes d’information

  • Réponse 4 : Une vulnérabilité exploitée uniquement le jour de sa découverte

Laïus explicatif : Une “Zero Day” est une vulnérabilité qui n’a pas encore été corrigée ou pour laquelle il n’existe pas de mitigation possible. Potentiellement, des attaquants peuvent déjà avoir connaissance de cette faille et l’exploiter activement : certaines vulnérabilités Zero-Day sont ainsi découvertes par la communauté informatique à la suite d’une attaque qui l’exploite. Les cyber-criminels investissent beaucoup pour découvrir des vulnérabilités avant les chercheurs en sécurité, afin de maximiser les chances de réussite de leurs attaques.

Jour 7 : Selon les nouvelles recommandations de la CNIL, quelle est la meilleure pratique sur la robustesse d'un mot de passe ?

  • Réponse 1 : La longueur

  • Réponse 2 : Une dérivation des mots du dictionnaire (exemple la dérivation du mot Kangourou est k4ng0urOu)

  • Réponse 3 : L’utilisation d’une phrase de passe (7 mots minimum)

  • Réponse 4 : L’utilisation d’une combinaison de 12 caractères comprenant des majuscules, des minuscules et des chiffres, sans caractère spécial obligatoire

Laïus explicatif : Conformément aux récentes directives de la CNIL, l’approche privilégiée pour renforcer la sécurité des mots de passe repose sur une complexité évaluée par l’entropie, plutôt que sur une exigence stricte de longueur minimale. Cette approche vise à accorder une plus grande souplesse dans l’élaboration de politiques de mots de passe, adaptées à divers scénarios d’utilisation. Les trois exemples ci-dessous sont considérés comme équivalents en termes d’entropie, et ils sont tous conformes aux recommandations récentes :

  • Exemple 1 : Les mots de passe doivent comprendre au moins 12 caractères, incluant des majuscules, des minuscules, des chiffres, et des caractères spéciaux choisis parmi une liste d’au moins 37 caractères spéciaux possibles.
  • Exemple 2 : Les mots de passe doivent avoir au moins 14 caractères, incluant des majuscules, des minuscules, et des chiffres, sans obligation d’utiliser des caractères spéciaux.
  • Exemple 3 : Une phrase de passe doit être utilisée, composée d’au moins 7 mots. Cette approche permet aux utilisateurs de choisir des mots de passe répondant à des critères variés, tout en garantissant une sécurité appropriée.

Vous pouvez consulter les recommandations en suivant le lien fourni : Mots de passe : une nouvelle recommandation pour maîtriser sa sécurité | CNIL

Jour 6 : Quel sera le principe innovant principal du Wifi7 ?

  • Réponse 1 : L’introduction de la bande de fréquence 6Ghz

  • Réponse 2 : L’utilisation de largeur de bandes allant jusqu’à 640 Mhz

  • Réponse 3 : La possibilité d’utiliser deux bandes de fréquences simultanément

  • Réponse 4 : Aucune mise à jour requise sur les terminaux

Laïus explicatif : Avec le Wifi 7, il sera possible d’utiliser deux bandes de fréquences simultanément, contrairement au Wi-Fi intelligent actuel qui positionne automatiquement les appareils sur la meilleure bande de fréquences. Conséquences de cette agrégation de fréquences : des débits plus rapides et latences encore réduites. Le 6Ghz est déjà introduit depuis le wifi 6E, les largeurs de bandes ne seront “que” de 320 Mhz sur le 6Ghz avec le Wifi7.

Jour 5 : CTF #1 de l'avent

Voici la solution du CTF #1 de l’avent

  •  Flag : CWATCH{C51H79NO13} 

Jour 4 : Quel type d'attaque peut être qualifié de "triple extorsion" ?

  • Réponse 1 : Une attaque par ransomware
  • Réponse 2 : Une attaque par hameçonnage
  • Réponse 3 : Une attaque par déni de service
  • Réponse 4 : Une attaque par empoisonnement du cache DNS

Laïus explicatif : Le ransomware à triple extorsion est comme son nom l’indique une attaque durant laquelle les cybercriminels menacent de trois façons différentes leur victime.

  1. L’attaquant va demander une rançon à la victime pour qu’il puisse récupérer/déchiffrer ses données
  2. L’attaquant va demander une rançon pour ne pas publier / divulguer les données exfiltrées, il peut aussi demander une rançon pour un délai supplémentaire avant divulgation (retarder le compte à rebours)
  3. L’attaquant va mettre la pression à la victime pour augmenter les chances de paiement de la rançon via des attaques de type DDoS ou des appels téléphoniques, enfin il peut aussi demander des rançons aux victimes collatérales, dont les données auraient fuité indirectement dans l’attaque

Ce type d’attaque permet aux attaquants de maximiser le gain financier pour chaque victime, le ransomware étant déjà l’une des attaques les plus lucratives, il convient d’anticiper ce scénario et de s’en protéger convenablement.

Jour 3 : Parmi ces quatre choix, lequel définit le mieux ce qu’est l’ISO 27001 ?

  • Réponse 1 : Un standard listant un ensemble d’exigences relatives à la sécurité des systèmes informatiques d’une entreprise
  • Réponse 2 : Une norme listant un ensemble de bonnes pratiques permettant d’optimiser la cybersécurité au sein d’une l’entreprise
  • Réponse 3 : Une norme listant un ensemble d’exigences relatives à la sécurité des informations nécessaires à une entreprise
  • Réponse 4 : Un standard listant un ensemble de méthodes pour optimiser les pratiques relatives à la sécurité des informations utilisées par une entreprise

Laïus explicatif : L’ISO 27001 est une norme internationale, dont les entreprises peuvent se prévaloir en se faisant certifier par un organisme indépendant ; elle contient un ensemble d’exigences que chaque entreprise, quels que soient sa taille et son domaine d’activité, doit impérativement appliquer pour obtenir sa certification ; ses exigences constituent donc le référentiel des audits de certification. A ne pas confondre avec la norme ISO 27002 qui est constituée de recommandations, basées sur les bonnes pratiques internationales, permettant d’aider une entreprise à appliquer les exigences de la norme ISO 27001 (donc norme qui ne donne pas lieu à une certification).

Les exigences de la norme ISO 27001 portent sur les informations nécessaires à une entreprise, recueillies et/ou traitées, quel que soit son support, électronique, papier et oral.

Les trois critères de sécurité retenus par la norme ISO 27001 sont la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des informations. Tout événement, qu’il soit d’origine environnementale ou humaine, intentionnelle ou involontaire, impactant un de ces trois critères, relève de cette norme.

Jour 2 : Qu'est-ce qu'une attaque DDoS?

  • Réponse 1 : Un logiciel espion qui enregistre ce qu’écrit un utilisateur
  • Réponse 2 : Un procédé visant à perturber l’accès à un site ou une application
  • Réponse 3 : Un virus informatique qui chiffre l’OS de votre ordinateur en échange d’une rançon
  • Réponse 4 : Une attaque Informatique visant à détermine votre mot de passe en testant un grand nombre de possibilité

Laïus explicatif : Une attaque DDoS ou “Distributed Denial of Service” est une attaque visant à rendre indisponible un site en le submergeant de requêtes provenant de multiples sources. Dans le cas où toutes les requêtes proviennent de la même source, on parle simplement d’attaque DoS (« Denial of Service »), ou « par déni de service ».

Jour 1 : Qu'est-ce que DORA?

  • Réponse 1 : Une jeune exploratrice bilingue
  • Réponse 2 : Un protocole de communication décrit dans le RFC 9364
  • Réponse 3 : Une organisation internationale de régulation de la cybersécurité
  • Réponse 4 : Un règlement qui s’applique aux entités financières et aux tiers prestataires de services informatiques

Laïus explicatif : DORA ou Digital Operational Resilience Act est un règlement européen publié en 2022 et en vigueur depuis janvier 2023. Le règlement traite de la résilience opérationnelle numérique du secteur financier. Il est applicable aux entités financières comme les banques, assurances, entreprises d’investissement, les établissements de paiement, etc. mais également aux tiers prestataires de services informatiques. Les entreprises concernées ont deux ans pour se mettre en conformité. Ils devront donc l’être en 2025 !

Le pilier relatif à la gestion des risques liés aux prestataires tiers de services TIC apparait comme l’un des plus difficile à mettre en place et à maintenir dans le temps pour les entreprises concernées. En quelques mots, les entreprises devront considérer ces risques comme faisant partie intégrante du risque lié aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et notamment le risque de concentration, au niveau de l’entreprise mais également au niveau de l’ensemble du secteur financier européen. En effet, les autorités devront analyser ce risque en analysant les registres tenus et communiqués par les entreprises concernées par DORA et qui recense notamment la liste des tiers prestataires de services TIC avec lesquelles les entités financières conclues des contrats.

Pour plus d’informations, consultez notre avis d’expert sur le sujet : https://almond.eu/cybersecurity-insights/explorons-dora/