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03/08/2026

Cybersecurity Insights

RNS 2026 : le numérique européen a moins besoin de nouveaux diagnostics que de capacité d’exécution

Autonomie stratégique, intelligence artificielle agentique, résilience, compétences, sobriété, réglementation : la troisième édition des Rencontres Numériques de Strasbourg a couvert un spectre particulièrement large. Derrière cette diversité, un même constat se dégage. Les principaux risques sont désormais identifiés et les ambitions largement partagées. Le véritable défi consiste à arbitrer, investir, coopérer et passer à l’échelle.

Organisées par Numeum et le Cigref, les Rencontres Numériques de Strasbourg 2026 ont réuni il y a quelques mois au Parlement européen près de 200 dirigeants, directeurs des systèmes d’information, acteurs technologiques, représentants institutionnels et partenaires européens.

Le thème retenu — « Mutations numériques : de l’ambition à l’action » — traduisait une volonté claire : ne pas produire un diagnostic supplémentaire, mais confronter les acteurs du numérique aux conditions concrètes de l’exécution.

Dix ateliers ont ainsi abordé des sujets aussi différents que l’IA frugale, l’accessibilité, les dépendances technologiques, l’IA agentique, les modèles économiques du cloud, les compétences, les menaces hybrides ou la réglementation européenne.

Une ligne directrice traverse pourtant l’ensemble des travaux : le numérique est devenu simultanément un enjeu technologique, économique, social, industriel et géopolitique. Il ne peut donc plus être piloté par une succession de projets isolés ou de réponses exclusivement techniques.

De la prise de conscience à l’arbitrage

La plupart des sujets débattus aux RNS ne sont pas nouveaux :

  • Les dépendances numériques de l’Europe sont documentées.
  • Les entreprises connaissent les promesses et les limites de l’intelligence artificielle.
  • Les risques cyber sont intégrés aux agendas des dirigeants.
  • Les tensions sur les compétences et l’augmentation des coûts technologiques sont largement constatées.

Ce qui change est la nature des questions posées :

Il ne s’agit plus seulement de savoir si une organisation doit intégrer l’IA, améliorer sa résilience ou réduire ses dépendances. Il faut désormais déterminer quels usages industrialiser, quelles dépendances accepter, quelles capacités préserver, quels investissements prioriser et quels résultats mesurer.

Les Cahiers des RNS résument cette évolution par un appel à des arbitrages clairs, à des décisions assumées et à des engagements dont les impacts peuvent être évalués. L’ambition ne vaut plus seulement par sa formulation, mais par sa traduction dans les budgets, les contrats, les architectures et les modèles opérationnels.

ENSEIGNEMENT 01.

L’autonomie stratégique ne signifie pas l’autarcie

L’un des enseignements les plus structurants des RNS concerne la définition même de l’autonomie stratégique. L’objectif n’est pas de supprimer toute dépendance étrangère ni de reconstruire en Europe l’intégralité de la chaîne de valeur numérique. Une telle ambition serait peu réaliste et pourrait même conduire à des choix inefficaces.

Le véritable enjeu consiste à passer de dépendances subies à des interdépendances choisies et maîtrisées.

Une organisation peut parfaitement dépendre d’un fournisseur ou d’une technologie lorsque cette dépendance est :

  • identifiée et documentée ;
  • proportionnée à la valeur apportée ;
  • assortie de garanties de continuité ;
  • techniquement et contractuellement réversible ;
  • compatible avec son niveau de risque.

Elle devient problématique lorsque l’entreprise ne connaît plus précisément son exposition, ne dispose d’aucune solution de sortie crédible ou découvre trop tard le coût réel d’une migration.

Les recommandations de l’atelier consacré à l’autonomie stratégique et à la résilience numérique traduisent cette approche pragmatique. Elles invitent notamment les organisations à intégrer une réversibilité native dans leurs contrats, à évaluer le coût complet d’entrée et de sortie d’une solution et à exiger des preuves tangibles de continuité, au-delà des seuls engagements déclaratifs ou audits périodiques.

Cette logique modifie profondément la politique d’achat. Le prix d’un service ne peut plus être évalué indépendamment :

  • des coûts de migration ;
  • des possibilités de portabilité ;
  • de la maîtrise des données ;
  • de la disponibilité des compétences ;
  • des dépendances en cascade vis-à-vis de sous-traitants ;
  • des effets d’un arrêt ou d’une dégradation du service.

L’autonomie stratégique devient ainsi une discipline de gestion du risque et de création de valeur, et non un simple marqueur d’origine géographique.

À l’échelle européenne, les participants appellent également à diversifier les fournisseurs, à consolider des communs numériques et des projets open source viables, ainsi qu’à mieux accompagner financièrement les alternatives européennes jusqu’au passage à l’échelle. Ils proposent enfin d’utiliser davantage la commande publique, la fiscalité et le droit de la concurrence comme instruments de politique industrielle.

ENSEIGNEMENT 02.

L’IA agentique déplace le sujet des outils vers les processus

Les premiers déploiements d’IA générative ont souvent porté sur l’amélioration de la productivité individuelle : rédaction, recherche, synthèse, génération de code ou assistance documentaire.

L’IA agentique introduit un changement plus profond. Un agent n’est plus seulement conçu pour répondre à une demande ponctuelle. Il peut recevoir un objectif, mobiliser différents outils, enchaîner plusieurs tâches et interagir avec le système d’information pour exécuter une partie d’un processus.

L’atelier consacré à l’industrialisation des agents IA décrit ainsi une rupture entre deux logiques :

  • l’IA générative assiste le travail humain ;
  • l’IA agentique commence à exécuter le travail organisé.

Le gain potentiel ne porte donc plus seulement sur quelques minutes économisées par un collaborateur. Il concerne la reconfiguration de processus complets, leur vitesse d’exécution, leur disponibilité et la répartition des rôles entre les équipes et les systèmes automatisés.

Cette évolution impose toutefois de dépasser rapidement la logique du démonstrateur.

Un agent performant dans un environnement contrôlé n’est pas nécessairement prêt à être connecté à des données sensibles, à des applications métiers ou à des mécanismes de décision. Le passage à l’échelle suppose notamment de traiter :

  • la qualité et la traçabilité des données ;
  • la gestion des identités et des habilitations ;
  • la supervision des actions exécutées ;
  • les mécanismes de validation humaine ;
  • la maîtrise des erreurs et comportements imprévus ;
  • la sécurité de la chaîne technique ;
  • la responsabilité associée aux décisions ;
  • la mesure de la valeur réellement produite.

L’industrialisation sera donc autant organisationnelle et managériale que technologique.

Les écarts de maturité observés pendant l’atelier sont d’ailleurs significatifs : certaines entreprises expérimentent déjà des systèmes agentiques à une échelle avancée, tandis que d’autres en sont encore à l’identification des premiers cas d’usage.

Le principal risque serait de répondre à cette différence de maturité par une course indifférenciée à l’adoption. Toutes les tâches n’ont pas vocation à être confiées à des agents, et tous les processus ne justifient pas la même complexité technique.

La question utile n’est donc plus seulement : « Que peut faire l’IA ? », mais plutôt : « Que peut-on lui confier de manière utile, sûre, économiquement pertinente et durable ? »

90% des outils d’IA utilisés
par les collaborateurs échappent à la DSI

ENSEIGNEMENT 03.

La valeur de l’IA doit être appréciée au-delà de la productivité immédiate

Les RNS ont également rappelé que la valeur de l’intelligence artificielle ne peut être évaluée uniquement à travers les gains de temps ou les économies de personnel.

Trois dimensions doivent être intégrées simultanément :

  • la performance économique ;
  • les conséquences humaines et cognitives ;
  • l’impact environnemental.

Lors de la plénière consacrée à l’intégration de l’IA, les débats ont notamment porté sur l’appauvrissement cognitif, la transformation de l’emploi et l’empreinte environnementale des modèles. L’enjeu consiste à construire un modèle dans lequel les collaborateurs perçoivent l’IA comme un levier de transformation de leur activité, et non comme un outil qu’ils contribueraient eux-mêmes à développer contre leur propre métier.

Cette exigence rejoint les travaux consacrés à l’IA frugale. Les participants ont défendu une approche fondée sur le « juste besoin » : choisir un modèle adapté au cas d’usage plutôt que mobiliser systématiquement les solutions les plus puissantes et les plus généralistes.

Les Small Language Models, plus spécialisés et moins consommateurs de ressources, peuvent par exemple présenter plusieurs avantages : coût inférieur, exécution locale, meilleure maîtrise des données et réduction de certains risques d’erreur. Certaines organisations commencent également à introduire un score de durabilité dans l’évaluation de leurs projets numériques, afin de confronter le gain attendu au coût environnemental de la solution.

La sobriété ne doit donc pas être comprise comme un renoncement à l’innovation. Elle constitue au contraire une méthode d’arbitrage permettant de limiter les déploiements surdimensionnés et d’améliorer la robustesse économique des projets.

ENSEIGNEMENT 04.

3,8M€ c’est le coût moyen d’une violation de données en 2025

Selon IBM – Cost of a Data Breach Report 2025

La résilience numérique devient une composante de la performance

La résilience a longtemps été principalement associée à la continuité d’activité, à la reprise après sinistre ou à la cybersécurité. Elle prend désormais une portée plus large.

Être résilient signifie pouvoir :

  • poursuivre une activité malgré une attaque ou une défaillance ;
  • adapter rapidement une architecture ou un processus ;
  • remplacer un fournisseur critique ;
  • mobiliser des compétences alternatives ;
  • conserver une capacité de décision sous contrainte ;
  • absorber un choc sans remettre en cause l’ensemble du modèle opérationnel.

Cette capacité ne relève plus seulement de la protection. Elle devient un facteur d’agilité et de compétitivité.

Une entreprise qui connaît précisément ses dépendances, dispose de scénarios de continuité crédibles et peut faire évoluer rapidement ses choix technologiques est également mieux placée pour innover, négocier et saisir de nouvelles opportunités.

La résilience ne doit donc pas être traitée comme un coût périphérique ajouté après la conception d’un service. Elle doit être intégrée dès l’origine aux choix d’architecture, aux contrats, aux modèles de gouvernance et aux processus d’achat.

3,8M€ c’est le coût moyen d’une violation de données en 2025

ENSEIGNEMENT 05.

Les menaces hybrides imposent de sortir de la coopération déclarative

Les travaux de l’atelier consacré aux menaces numériques hybrides apportent un éclairage particulièrement important.

Les frontières entre cybercriminalité, espionnage, sabotage, influence et confrontation géopolitique deviennent de plus en plus difficiles à tracer. Une organisation peut être visée pour des raisons financières, politiques, économiques ou stratégiques — parfois simultanément.

Les menaces dites régaliennes ne concernent donc plus uniquement l’État ou les opérateurs les plus sensibles. Les grands groupes, les collectivités, les établissements de santé, les PME et leurs prestataires sont intégrés, volontairement ou non, à un environnement de confrontation plus large.

Face à ce risque systémique, la coopération public-privé apparaît indispensable. Mais les participants ont également identifié une limite : les appels à la coopération se multiplient plus rapidement que les dispositifs réellement opérationnels.

La juxtaposition d’initiatives, de plateformes et de communautés ne garantit ni leur efficacité ni leur passage à l’échelle. Elle peut même complexifier la circulation de l’information et disperser les ressources.

L’atelier recommande donc de renforcer les acteurs et dispositifs existants plutôt que de créer systématiquement de nouvelles structures. Des organisations telles que l’InterCERT France ou Cybermalveillance.gouv.fr sont citées comme des points d’appui autour desquels développer des coopérations plus structurées.

Cette coopération doit être conçue de manière opérationnelle :

  • quelles informations partager ?
  • avec qui ?
  • dans quels délais ?
  • selon quel niveau de confiance ?
  • avec quelles garanties juridiques ?
  • et comment transformer un signal individuel en protection collective ?

Le sujet n’est plus d’affirmer qu’il faut coopérer, mais de construire les mécanismes permettant de le faire rapidement, massivement et en confiance.

ENSEIGNEMENT 06.

L’Europe doit transformer la réglementation en politique industrielle

L’Union européenne dispose d’une capacité reconnue à définir des normes et à encadrer les usages numériques. Cette puissance réglementaire a permis d’établir des exigences fortes en matière de protection des données, de cybersécurité, d’intelligence artificielle ou de responsabilité des plateformes.

Les RNS soulignent cependant une tension persistante : la réglementation européenne protège et organise le marché, mais elle ne produit pas encore systématiquement un avantage industriel pour les entreprises européennes.

La multiplication des textes, l’incertitude sur leur articulation et les divergences d’application entre États membres peuvent générer des coûts importants, en particulier pour les acteurs de taille intermédiaire.

L’atelier consacré à la réglementation et à la compétitivité formule donc une ambition plus offensive : faire du droit européen un véritable instrument de stratégie industrielle.

Cela suppose notamment :

  • une trajectoire réglementaire plus lisible ;
  • une plus grande stabilité des règles ;
  • une réduction de la fragmentation entre les 27 marchés nationaux ;
  • une meilleure articulation entre souveraineté, sécurité et compétitivité ;
  • un cadre favorisant l’émergence et le passage à l’échelle des acteurs européens.

La réglementation ne doit plus être seulement évaluée à travers la charge de conformité qu’elle génère. Elle doit aussi être jugée sur sa capacité à instaurer la confiance, structurer la demande et soutenir un marché européen de production numérique.

L’Europe ne pourra pas durablement se satisfaire d’être le continent qui encadre le mieux des technologies principalement produites et contrôlées ailleurs.

Quels chantiers engager dans les organisations ? 

Au-delà des recommandations adressées aux institutions, les travaux des RNS peuvent être traduits en quelques chantiers immédiats pour les entreprises et administrations.

  1. Cartographier les dépendances réelles

La cartographie doit dépasser la liste des fournisseurs directs. Elle doit intégrer les composants techniques, les sous-traitants, les compétences rares, les données, les interfaces et les conditions de sortie.

  1. Réintroduire la réversibilité dans les décisions d’achat

La réversibilité doit être testée, chiffrée et contractualisée. Une clause théorique ne suffit pas lorsque les données, les compétences ou les outils de migration ne sont pas disponibles.

  1. Sélectionner les usages d’IA selon leur valeur réelle

Le nombre de cas d’usage ou de licences déployées ne constitue pas un indicateur suffisant. Il faut mesurer les effets sur les délais, la qualité, les risques, les coûts, les compétences et l’expérience des utilisateurs.

  1. Traiter la résilience comme une capacité opérationnelle

Les dispositifs de continuité doivent être confrontés à des scénarios réalistes : indisponibilité d’un fournisseur, compromission d’une chaîne de sous-traitance, perte de compétences, rupture géopolitique ou indisponibilité prolongée d’un service cloud.

  1. Participer à des coopérations qui produisent des effets mesurables

L’efficacité d’un écosystème ne se mesure pas au nombre de groupes de travail créés, mais à sa capacité à partager rapidement des informations utiles, mutualiser des moyens et produire des réponses concrètes.

  1. Utiliser la conformité comme un levier de conception

Les exigences réglementaires peuvent devenir une manière de différencier une offre, d’améliorer la confiance et de faciliter l’accès à certains marchés — à condition d’être intégrées dès la conception et non traitées comme une couche documentaire tardive.

Passer à l’action signifie accepter de choisir

La principale leçon des RNS 2026 n’est probablement pas technologique.

Elle concerne la capacité des organisations et de l’écosystème européen à effectuer des choix explicites.

  1. Choisir les dépendances que l’on accepte.
  2. Choisir les processus que l’on souhaite automatiser.
  3. Choisir les capacités que l’on veut préserver.
  4. Choisir les investissements que l’on considère comme stratégiques.
  5. Choisir les coopérations auxquelles on donne réellement les moyens de fonctionner.

Le numérique européen ne manque ni d’expertise, ni d’initiatives, ni de cadres de réflexion. Il lui manque encore trop souvent la continuité entre l’ambition politique, la décision économique et l’exécution opérationnelle.

C’est précisément cette continuité que les RNS cherchent à construire.

La contribution d’Almond

Dans le cadre de son engagement auprès de Numeum, Nolwenn Le Ster, Directrice des Opérations d’Almond, a contribué aux travaux préparatoires de l’atelier 3 consacré à l’autonomie stratégique et à la résilience numérique, notamment à la structuration de son déroulé et de ses axes de réflexion. La co-présidence de l’atelier à Strasbourg a ensuite été assurée par Térence Goudriaan et Emmanuel Sardet.

Cette contribution s’inscrit dans une conviction portée par Almond : la cybersécurité et la résilience ne peuvent être dissociées des choix technologiques, des dépendances économiques et de la capacité des organisations à conserver leur liberté d’action.

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Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2025 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 |

Jour 22 | Laquelle de ces menaces n’est pas un cryptoransomware ?

  • Réponse 1 : Lockbit3
  • Réponse 2 : Phobos
  • Réponse 3 : NotPetya
  • Réponse 4 : WannaCry

Laïus explicatif : Bien que NotPetya ressemble à un ransomware, il s’agit en réalité d’un wiper. Ce malware rend indisponible les fichiers de la victime, mais ne fournit aucun moyen de les déchiffrer, même après le paiement de la rançon. L’objectif principal de NotPetya n’est pas l’extorsion financière, mais la destruction de données.
En cas d’incident, voici les coordonnées de notre CERT : alerte@cwatch.almond.eu +33 (0)1 83 75 36 94

Jour 21 | Vous dialoguez via votre terminal avec un service distant et vous vous rendez compte qu'il contient un stack-based overflow. Vous cherchez à l'exploiter à l'aveugle et trouvez finalement l'offset de l'adresse de retour, après avoir contourné les éventuelles protections. Vous cherchez maintenant un stop gadget pour continuer votre exploitation. Quelle est son utilité :

  • Réponse 1 : interrompre à la demande le flux d’exécution du binaire distant le temps de l’exploitation
  • Réponse 2 : obtenir une exécution fiable et maîtrisée avec un comportement reproductible
  • Réponse 3 : pouvoir mettre en pause le binaire temporairement pendant l’envoi de la payload
  • Réponse 4 : pouvoir stopper proprement le binaire afin d’éviter un éventuel crash à la fin de l’exploitation

Laïus explicatif : L’exploitation se déroulant en aveugle, il est nécessaire de trouver une adresse permettant d’obtenir un comportement particulier et reproductible à chaque exécution, comme l’affichage du texte « Bye ». Si une telle adresse est trouvée, elle correspond au stop gadget. Il permettra donc de continuer l’exploitation et de valider ou invalider nos déductions lors de l’exécution du binaire.

Jour 20 | Le terme "spam" pour désigner les messages indésirables provient initialement

  • Réponse 1 : D’une marque de jambon en boîte
  • Réponse 2 : D’un acronyme signifiant « Stupid Pointless Annoying Messages »
  • Réponse 3 : D’un sketch des Monty Python
  • Réponse 4 : D’un code utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale

Laïus explicatif : Ce mot, à l’origine un acronyme de : SPiced hAM (du jambon épicé en boîte vendue par une entreprise américaine), est repris en masse, pour brouiller la conversation, dans un sketch des Monty Python.

Jour 19 | L’acronyme PACS désigne  :

A. Un format permettant la visualisation des images dans l’imagerie médicale

B. Un système d’archivage et de communication d’images dans l’imagerie médicale

C. Un prestataire d’audit et de conseil en cybersécurité

D. Un pacte civil de solidarité

  • Réponse 1 : L’ensemble des réponses
  • Réponse 2 : Réponses C et D
  • Réponse 3 : Réponses B, C et D
  • Réponse 4 : Réponses A, C et D

Laïus explicatif :

Un PACS, dans le secteur de l’imagerie médicale, désigne effectivement un système (et non un format) signifiant « Picturing Archiving and Communication System » permettant de gérer les images médicales grâce à des fonctions d’archivage.

De plus, depuis septembre, l’ANSSI a publié un référentiel d’exigences qui permet aux commanditaires de prestations de sécurité de bénéficier de garanties sur les compétences des prestataires, sur le processus d’accompagnement et de conseil, ainsi que sur la sécurité des systèmes d’information associés. Ce référentiel vise à reconnaître officiellement les prestataires en tant que « Prestataires d’accompagnement et de conseil en sécurité ».
Enfin, en France, le PACS désigne aussi une forme d’union civile dénommée Pacs.

Jour 18 | En quelle année l'ANSSI prévoit de ne plus recommander l'utilisation de certains algorithmes de chiffrement classiques en raison de l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs classiques et de la menace posée par les ordinateurs quantiques ?

  • Réponse 1 : 2026
  • Réponse 2 : 2030
  • Réponse 3 : 2035
  • Réponse 4 : 2050

Laïus explicatif : Dans son dernier avis sur la migration vers la cryptographie post quantique, paru en janvier 2024, l’ANSSI encourage tous les éditeurs à mettre en œuvre dès à présent une hybridation entre la cryptographie standard et la cryptographie post-quantique (pour les produits qui doivent protéger des informations après 2030) et recommande d’utiliser en priorité la cryptographie post-quantique à partir de 2030.  

Jour 17 | Quelle est la dernière course à laquelle j’ai participé ?

  • Réponse 1 : Le Vendée Globe
  • Réponse 2 : National Figaro 3 en équipage
  • Réponse 3 : La Solitaire du Figaro Paprec
  • Réponse 4 : Le Havre Allmercup

Laïus explicatif : Le National Figaro 2024 s’est déroulé du 4 au 6 octobre dernier à Lorient. Thomas et son équipe sont arrivés en 2e position ! Cette course clôture ainsi la saison 2024 sur le circuit Figaro. 

  • Réponse 1 : Aetheris

  • Réponse 2 : Venopie

  • Réponse 3 : Lumidus

  • Réponse 4 : Pandama

Laïus explicatif : Au sein de la plateforme d’attaque – défense M&NTIS, le scénario Pandama propose une kill chain dont l’impact, après compromission du contrôleur de domaine, permet de déployer, par GPO, une charge utile effaçant les données présentes sur les systèmes de fichiers du SI simulé.

Pour rappel, basé sur les technologies d’émulation d’adversaire et de Cyber Range, M&NTIS permet d’exécuter des campagnes d’attaques réalistes afin de challenger dans un environnement immersif les procédures et l’expertise des équipes SOC et CERT. M&NTIS répond ainsi aux enjeux d’amélioration continue de la défense.

Jour 15 | Quel type de menace ne fait pas parti de l’insider threat?

  • Réponse 1 : Malicious
  • Réponse 2 : Ransomware group
  • Réponse 3 : Negligent
  • Réponse 4 : Vendors

Laïus explicatif : Almond a proposé une étude sur la menace interne qui décrit chaque type d’insider. Les groupes de ransomware sont externes à l’entreprise mais peuvent recruter des employées pour récupérer des accès valides et compromettre l’entreprise. Retrouvez l’étude ici.

Jour 14 | Selon vous, quelle proportion des cyberattaques réussies sont liées à une erreur humaine ?

  • Réponse 1 : 40%

  • Réponse 2 : 100%

  • Réponse 3 : 70%

  • Réponse 4 : 90%

Laïus explicatif : 90% des cyberattaques trouvent leur origine dans une erreur humaine. L’erreur humaine en cybersécurité englobe toutes les actions, conscientes ou non, qui exposent les systèmes et les données à des menaces. Cela inclut des gestes apparemment innocents, comme le fait de :

  • Cliquer sur les liens malveillants
  • Utiliser des mots de passe faibles ou partagés
  • Partager des informations sensibles
  • Négliger la mise à jour des logiciels et systèmes
  • Commettre une erreur de configuration ou mal administrer les accès
  • Utiliser des clés USB non sécurisées ou prévenant de sources inconnues

Jour 13 | Almond & Amossys sont présents en France et à l’international pour garantir proximité et réactivité grâce à nos services 24/7. Dans quels pays se trouvent nos équipes ?

  • Réponse 1 : FRA – CHE – AUS – JPN

  • Réponse 2 : FRA – CAN – CHE – KOR

  • Réponse 3 : FRA – AUS – CAN – GBR

  • Réponse 4 : FRA – BEL – ITA – USA

Jour 12 | Challenge OSINT

Val Thorens

Laïus explicatif : Depuis plusieurs années consécutives, notre CSE organise des séjours à Val Thorens pour profiter des sports d’hiver. Que l’on aime dévaler les pistes de ski à toute allure, tenter l’aventure en prenant des cours d’initiation ou simplement déguster une raclette après une randonnée raquette et un passage à la piscine et au sauna, ce séjour est l’occasion de partager des moments convivaux avec ses collègues ! TIC, TAC, le prochain séjour ski approche à grands pas !

Jour 11 | Parmi ces propositions, quelle technique Mitre Atta&ck est la plus utilisée par les attaquants ?

  • Réponse 1 : OS Credential Dumping
  • Réponse 2 : Valid Account
  • Réponse 3 : Impair Defenses
  • Réponse 4 : Remote services

Laïus explicatif : L’achat ou la récupération de comptes valides sont de plus en plus commun. Certains cybercriminels appelés Initial Access Broker se spécialisent dans la compromission de victimes dans le but de récupérer des identifiants valides qui seront ensuite vendus à d’autres cybercriminels comme les groupes de ransomware.

Jour 10 | Parmi ces structures de données de la mémoire dans Windows, quelle est celle qui permet de lister les processus en cours d’exécution ?

  • Réponse 1 : EPROCESS
  • Réponse 2 : Kernel Debugger Data Block (KDBG)
  • Réponse 3 : Kernel Processor Control Region (KPCR)
  • Réponse 4 : Process Environment Block (PEB)

Laïus explicatif : La structure EPROCESS (Executive Process) est utilisée par Windows pour gérer chaque processus en cours d’exécution. Elle contient des informations essentielles comme l’identifiant du processus (PID), l’état, les threads associés, et d’autres données nécessaires au système pour suivre les processus actifs. En analysant les structures EPROCESS, on peut lister les processus actuellement en mémoire. Le PEB est lié à chaque processus de manière individuelle. Enfin le KPCR est nécessaire pour trouver l’adresse du KDB qui à son tour permettra de pointer vers le EPROCESS.  

Jour 9 | Quel est le problème si la suite cryptographique TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 est utilisée avec l'extension encrypt_then_mac pour la sécurité d'une communication TLS ?

  • Réponse 1 : L’algorithme de chiffrement est trop faible

  • Réponse 2 : L’intégrité de la communication n’est pas assurée

  • Réponse 3 : Il n’y a pas la propriété de confidentialité persistante (Perfect Forward Secrecy)

  • Réponse 4 : Le serveur n’est pas correctement authentifié

Laïus explicatif : La bonne réponse est le manque de confidentialité persistante.

La suite TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 utilise la clé publique RSA du serveur pour chiffrer le secret partagé utilisé pour sécuriser les échanges de la session TLS : en cas de compromission de la clé privée du serveur, l’ensemble des échanges des sessions passées peuvent être déchiffrés par un attaquant.
La confidentialité persistante (connue sous le nom de Perfect Forward Secrecy en anglais) consiste en l’utilisation d’un échange Diffie-Hellman éphémère pour négocier le secret partagé, sans utilisation de la clé RSA du serveur.

Jour 8 | Quel est l'avantage d'utiliser un outil de couverture de code lors d'une session de fuzzing ?

  • Réponse 1 : Réduire le temps de fuzzing en optimisant certaines instructions assembleur.

  • Réponse 2 : Utiliser la technique de « pré-chauffage » du harnais (« warming code attack »).

  • Réponse 3 : Pouvoir analyser facilement les sections de code atteintes par le fuzzer.

  • Réponse 4 : Ne pas prendre en compte les vulnérabilités de type use-after-free.

Laïus explicatif : Les outils de couverture de code (“code coverage” en anglais) permettent de savoir avec précision quelles lignes de code d’un programme qui ont réellement été exécutées. Lors d’une session de “fuzzing”, ces outils peuvent aider l’analyste à savoir si les fonctions ciblées ont été atteintes par le fuzzer. Cette technique a notamment été utilisée par un membre de l’équipe Offsec pour trouver une vulnérabilité dans une bibliothèque open-source (voir notre article de blog)

Jour 7 | Quelle est la principale éthique qui doit être prise en compte dans le développement de l’Intelligence Artificielle ?

  • Réponse 1 : L’équité et la non-discrimination

  • Réponse 2 : La transparence des algorithmes utilisés

  • Réponse 3 : La sécurité et la confidentialité des données

  • Réponse 4 : Toutes les réponses

Laïus explicatif : L’équité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux dans le développement de l’IA. Les systèmes d’IA doivent être conçus pour éviter les biais et assurer qu’ils ne favorisent pas des groupes spécifiques au détriment d’autres, afin de garantir un traitement juste et égal pour tous les utilisateurs. La transparence des algorithmes est cruciale. Les utilisateurs doivent comprendre comment les décisions sont prises par l’IA, ce qui inclut la possibilité d’expliquer les résultats ou actions générés par un système d’intelligence artificielle, afin d’éviter des décisions opaques ou injustes. La sécurité et la confidentialité des données sont enfin des préoccupations majeures lorsque l’on développe des systèmes d’IA, car ces technologies peuvent collecter et traiter des informations sensibles, ce qui soulève des questions sur la protection des données personnelles et la vie privée.

Jour 6 | Selon vous, en moyenne combien de ransomware ont eu lieu par jour en 2023 dans le monde ?

  • Réponse 1 : 1 par jour

  • Réponse 2 : 100 par jour

  • Réponse 3 : 30 par jour

  • Réponse 4 : 12 par jour

Laïus explicatif : En moyenne 12 attaques ransomware ont été signalées par jour par des victimes dans le monde en 2023 selon les chiffres d’Almond. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre Threat Landscape.

Jour 5 | Challenge de stéganographie

Réponse : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI, ANJ, Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company et Swift

Etape 1 : Observer l’image, trouver 3 logos cachés (Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company & Swift) et une indication pour chercher dans les métadonnées du fichier. 

Etape 2 : Challenge de stéganographie

En lançant dans son terminal un des outils les plus courants, « binwalk », on trouve une image JPEG dans le PDF. En extrayant les données grâce au même outil et en renommant le fichier en .jpeg, on voit apparaitre une image cachée. Ensuite, en utilisant « steghide », on peut extraire le fichier avec le mot de passe « Almond ». Ce fichier contient une suite de caractère encodée en base64. En la déchiffrant, on obtient les quatre autres certifications : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI et ANJ. 

Jour 4 | Concernant les accompagnements de la nouvelle qualification PACS de l’ANSSI, sur la portée Sécurité des Architectures, quels sont les domaines qui font partie du périmètre possible d’un accompagnement ?

  • Réponse 1 : la sécurité réseau, l’authentification, et l’administration du SI

  • Réponse 2 : la sécurité réseau, la sécurité système, et les mécanismes de chiffrement

  • Réponse 3 : l’administration du SI, le cloisonnement, les sauvegardes, et la stratégie de détection/réponse

  • Réponse 4 : tous ces sujets et plus encore

  • Laïus explicatif : Le référentiel PACS, sur la portée Sécurité des Architectures, porte bien sur tous les sujets liés de près ou de loin aux infrastructures du SI. La liste n’est pas exhaustive et est à adapter à chaque prestation d’accompagnement suivant le périmètre d’intervention. Dans le référentiel, l’ANSSI propose une liste de sujets à adresser dans un rapport PACS page 28 et 29.

    https://cyber.gouv.fr/sites/default/files/document/PACS_referentiel-exigences_v1.0.pdf

Jour 3 | Quel référentiel permet la certification de produits de sécurité ?

  • Réponse 1 : NIS2

  • Réponse 2 : Critères Communs

  • Réponse 3 : PASSI

  • Réponse 4 : ISO27001

Laïus explicatif : Le schéma Critères Communs est un ensemble de normes et méthodologies permettant de cadrer les moyens utilisés pour évaluer, de manière impartiale, la sécurité d’un produit de sécurité (logiciel ou matériel). Ce schéma est reconnu internationalement au travers de plusieurs accords (SOG-IS, CCRA et prochainement EUCC).

Le référentiel PASSI permet la qualification, par l’ANSSI, des prestataires d’audit de la sécurité des SI. ISO27001 est la norme décrivant les bonnes pratiques à suivre dans la mise en place d’un SMSI. Enfin, NIS2 est une directive visant à harmoniser et à renforcer la cybersécurité du marché européen.

Jour 2 | Quel est l’artefact forensique qui permet de prouver une exécution d’un programme sous Windows ?

  • Réponse 1 : JumpList

  • Réponse 2 : ShimCache

  • Réponse 3 : $MFT

  • Réponse 4 : Prefetch

Laïus explicatif : Le Prefetch est un artefact spécifique à Windows qui optimise le chargement des programmes. Lorsqu’un programme est exécuté pour la première fois, Windows crée un fichier dans le dossier C:\Windows\Prefetch, qui contient des informations sur le programme et les ressources qu’il a utilisées. Ces fichiers incluent également des horodatages correspondant à la première et aux dernières exécutions. L’existence d’un fichier Prefetch (.pf) pour un programme est une preuve solide qu’il a été exécuté. C’est l’un des artefacts forensiques les plus fiables pour prouver l’exécution d’un programme.

Jour 1 | Quel texte européen permettra qu’à partir de fin 2027, tous les produits vendus dans l’UE et comprenant des composants numériques seront exempts de vulnérabilités et maintenus pendant tout leur cycle de vie ? #DigitalTrust

  • Réponse 1 : Le Cyber Security Act
  • Réponse 2 : Le Cyber Resilience Act
  • Réponse 3 : La Directive REC
  • Réponse 4 : La Directive NIS2 

Laïus explicatif : Le Cyber Resilience Act, qui a été publié ces derniers jours au Journal Officiel de l’Union Européenne est entré en vigueur le 10 décembre 2024. A compter de cette date, les fabricants et éditeurs doivent adapter leur processus pour pouvoir continuer à vendre des produits au sein de l’UE après le 10/12/2027.

EU Cyber Resilience Act | Shaping Europe’s digital future