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04/11/2026

Cybersecurity Insights

ResOps : pourquoi l’avenir de la cyber se joue dans le ROC, pas seulement dans le SOC

En 2026, la réalité du risque cyber ne semble plus à démontrer : le travail de sensibilisation des dirigeants de la décennie passée, soutenu par la multiplication des incidents et par un durcissement réglementaire qui renforce leur responsabilité, a nettement accompagné cette prise de conscience.

La question n’est donc plus « serons-nous la cible d’une attaque ? ».  Pour autant, elle reste encore trop souvent limitée au seul enjeu de la détection, au détriment d’une véritable approche de résilience opérationnelle. Il faut passer de « savons-nous détecter ? » à « savons-nous tenir, décider, reconstruire et le démontrer ? ». C’est ce que recouvre le ResOps, pour Resilience Operations.

Derrière cette approche encore émergente se dessine une transformation profonde des attentes des organisations : atténuer les pertes financières en cas d’incident majeur, préserver la confiance des clients et partenaires, et démontrer leur continuité d’activité aux régulateurs comme aux investisseurs.

Cette conviction structure notre approche ROC ® : une vision élargie des opérations cyber, conçue pour orchestrer la préparation, la réponse, la reconstruction et le retour à la normale.

Une nouvelle donne pour la performance cyber

Pendant des années, la cybersécurité s’est structurée autour d’un objectif dominant : empêcher l’incident, ou à défaut le détecter puis le contenir rapidement. Cette logique reste indispensable mais ne répond plus, à elle seule, à la réalité des crises actuelles.

Nous l’observons à chaque intervention de notre CERT en réponse à des incidents cyber, les problématiques de sécurité et de continuité constituent les deux faces d’une même médaille pour nos clients.

Qu’il s’agisse d’une attaque par rançongiciel, d’une compromission d’administration, d’une destruction ciblée d’infrastructure, d’une corruption de sauvegardes ou encore de la défaillance d’un tiers critique, l’enjeu de sécurité est indissociable de celui de la rupture d’exploitation qu’ils entraînent. Et pour cause, pour l’organisation victime de l’incident, les effets sont immédiats et en cascade : 

  • Pertes financières directes et indirectes
  • Dégradation de la confiance client
  • Tension avec les partenaires et l’écosystème
  • Exposition accrue aux attentes des régulateurs
  • Fragilisation de la crédibilité de l’entreprise auprès des investisseurs

L’évaluation de la performance cyber ne se mesure donc pas uniquement à la qualité de la détection ou à la richesse des cas d’usage mais doit également intégrer la capacité d’une organisation à maintenir ses activités essentielles, à arbitrer sous contrainte, puis à reconstruire proprement un socle de confiance. C’est ce déplacement du centre de gravité qui explique l’émergence du ResOps.

Pour les dirigeants, la question n’est donc plus de savoir s’il faut investir dans l’intelligence artificielle que d’identifier les usages sur lesquels concentrer les efforts afin de générer des gains de productivité durables et de renforcer la création de valeur.

Le ResOps marque un changement de paradigme

Il faut bien comprendre que la réalité derrière cette démarche, le ResOps, ne désigne pas une nouvelle couche technologique ni un simple rebranding des pratiques existantes, mais plutôt un changement de philosophie.        

Il s’agit une approche transverse, qui renforce la place des métiers et du « business »,   pour passer d’une cybersécurité centrée sur la protection à une cybersécurité capable d’absorber le choc, d’opérer en mode dégradé et de restaurer rapidement les fonctions critiques.

ResOps en une phrase : faire de la résilience une capacité observable, pilotable et testée, de la préparation à la reconstruction, dont les enseignements permettent à leur tour d’enrichir la préparation et la protection.

Dans cette logique, la résilience doit dépasser les plans, procédures et exercices séparés du réel pour intégrer, en amont, les enjeux opérationnels : quels services doivent tenir, dans quel ordre, avec quelles dépendances, pour quels enjeux métier et dans quelles limites de dégradation acceptables.

Une approche complémentaire au SOC

Le SOC reste un maillon essentiel. Il constitue le socle incontournable de toute capacité moderne de cyberdéfense. Sans visibilité, sans corrélation, sans détection et sans qualification, il n’y a ni maîtrise du temps chaud, ni réaction crédible.

Le SOC est le socle incontournable de la cyberdéfense. Le ROC lui donne sa pleine portée dans une chaîne de résilience plus large. 

Mais un socle n’a de valeur que s’il porte un dispositif plus large. Lorsqu’une organisation entre dans une crise majeure, ou quand le volume de vulnérabilités explose, les capacités de détection les plus avancées doivent être complétées par l’approche « ROC » pour qualifier les vulnérabilités qui ont permis la rupture, coordonner voire ajuster la réponse, piloter les dépendances techniques, isoler, prioriser, reconstruire, remettre en service les environnements critiques et préparer un retour à la normale ou à l’acceptable suffisamment sûr pour ne pas réinjecter le risque dans le système d’information.

Le ROC ne remplace donc pas le SOC puisqu’il l’inscrit dans une vision plus large et plus exigeante de la performance opérationnelle.

 

Depuis deux ans, Almond a déployé cette démarche ROC auprès de ses clients, autour d’un même continuum opérationnel :

  • Le SOC pour la détection et la supervision
  • Le VOC pour la gestion opérationnelle des vulnérabilités
  • Le CERT pour la réponse à incident
  • La CTI pour l’anticipation de la menace
  • Les activités de conseil pour l’identification des « crown jewel », des plans de continuité ou reprise, les exercices de crise
  • L’ITOaaS et le CloudOps pour la continuité technique et l’exploitation
  • Les capacités de reconstruction pour rebâtir rapidement un environnement de confiance.

 

Une reprise rapide sur un socle compromis n’est pas une résilience. C’est un redémarrage du risque.

Les retours d’expérience ont démontré l’intérêt du dépassement du seul périmètre « opérations ». Il permet ainsi de renforcer la résilience en s’appuyant sur des fondations de protection, sur une gouvernance du risque claire et sur des mécanismes de contrôle capables d’aligner exigences de sécurité, priorités métier et trajectoires de conformité.

La résilience se gagne (ou se perd…) avant la crise

Mais attention, restreindre le ResOps à un simple enjeu de coordination lors de la survenue d’un incident serait réducteur. Il repose d’abord sur des choix d’anticipation.

Concrètement, nous observons que les organisations les plus matures sont celles qui savent répondre, avant même l’incident, à quelques questions structurantes :

  • Quels services doivent tenir en priorité
  • Quel niveau de dégradation est acceptable et pendant combien de temps
  • Dans quel ordre reconstruire et avec quelles dépendances
  • Sur quelles bases arbitrer lorsque les contraintes techniques, réglementaires et métier entrent en tension

On pourrait sembler enfoncer des portes ouvertes, en pratique, les niveaux de maturité observés sont très inégaux.

Les organisations les plus résilientes sur le plan cyber, sont celles qui ont réussi à engager une démarche où la résilience rejoint pleinement la stratégie d’entreprise.

C’est ce que des sociétés comme Almond peuvent apporter à des clients, en combinant visions technique, organisationnelle, culturelle, avec la préoccupation « business », nous avons un rôle à jouer pour aider les équipes cyber à sortir d’une logique de spécialité pour mieux dialoguer avec les métiers, l’IT, la gouvernance et la direction, définir la « MVC » (Minimum Viable Company).

Il s’agit d’aider à mettre en place un langage commun sur ce qu’il faut préserver, ce qu’il est possible de reconstruire vite, ce qu’il faut accepter de dégrader temporairement et les arbitrages qui s’imposent lorsqu’une crise survient.

La résilience se construit par avance, dans la durée.

 

Au-delà de cette démarche de conseil, c’est aussi une logique à intégrer dans les services managés, par les MSSP et autres offreurs de solution cyber. Nous avons engagé ce virage depuis plusieurs années chez Almond, avec des choix et des investissements structurants : hyperautomatisation, AIOps, plateforme agentique AI, detection as code, datafactory ROC, contrôles automatisés et compliance as code. L’anticipation repose quant à elle sur des leviers complémentaires, comme nos outils et nos experts en CTI, notre démarche d’innovation appliquée continue, notre plateforme M&NTIS d’attaque/défense, permettant de tester agents et outil d’IA R&D, le savoir-faire de notre laboratoire d’évaluation cyber (CESTI), et par un investissement continu dans le build et l’amélioration des capacités.

 

Faire de la reconstruction une compétence native, mesurable et un enjeu de confiance.

L’autre pilier d’une approche ResOps réussie tient aux capacités de reconstruction, savoir reconstruire vite, proprement et à l’échelle.

Une résilience crédible suppose ainsi des compétences natives sur les chantiers qui décident réellement de la reprise : Active Directory, IAM, cloud, hébergements d’urgence, remédiation et retour à la normale.

Elle suppose aussi de définir des indicateurs à suivre, pour mesurer la réalité de ses capacités et leur évolution au cours du temps. Le tableau ci-dessous présente par exemple quelques indicateurs opérationnels suivis dans les activités ROC d’Almond :

Indicateurs
Niveau observé
Effet opérationnel
MTTR sur plusieurs catégories d’alertes
< 5 min pour 80 % des cas
Réduction du temps chaud et des temps morts
Traitement des RFC simples
Temps unitaire divisé par 5
> 98 % correctement réalisées du premier coup
Remédiation des vulnérabilités
Temps effectif amélioré de 20 %
Baisse de 60 % des décisions de non-remédiation

Source : éléments de positionnement Almond 2025-2026

Cette promesse de résilience repose enfin sur une relation de confiance, en particulier dans le contexte géopolitique et technologique instable que nous connaissons.  Ce doit être un élément clé d’appréciation des offres des fournisseurs de solutions cyber et conduire à la (re)valorisation des services délivrés onshore, des qualifications reconnues, de l’engagement actif dans l’écosystème de confiance et de la capacité à accompagner les clients dans le temps… des engagements qui donnent à la cyberrésilience une profondeur qui dépasse la seule performance technique.

En conclusion, le ResOps n’est pas un nouveau sigle : c’est une nouvelle exigence

Le ResOps s’impose parce qu’il nomme enfin ce qui manquait à beaucoup de stratégies cyber : la capacité à faire le lien entre anticipation, protection, détection, réponse, continuité, reconstruction et amélioration.

Dans ce contexte, le SOC reste de toute évidence plus que jamais essentiel. Il est le socle.

Il ne peut pour autant jouer pleinement ce rôle que s’il s’inscrit dans une vision plus large, capable d’articuler les opérations avec la stratégie de résilience de l’entreprise, ses priorités métier et ses exigences de confiance.

C’est précisément l’ambition portée par Almond à travers son approche ROC. Dans un monde où l’incident majeur doit être considéré comme un scénario d’exploitation crédible, l’avenir de la cyber ne se joue plus seulement dans la capacité à détecter. Il se joue dans la capacité à orchestrer toute la chaîne de résilience.

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Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2025 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 |

Jour 22 | Laquelle de ces menaces n’est pas un cryptoransomware ?

  • Réponse 1 : Lockbit3
  • Réponse 2 : Phobos
  • Réponse 3 : NotPetya
  • Réponse 4 : WannaCry

Laïus explicatif : Bien que NotPetya ressemble à un ransomware, il s’agit en réalité d’un wiper. Ce malware rend indisponible les fichiers de la victime, mais ne fournit aucun moyen de les déchiffrer, même après le paiement de la rançon. L’objectif principal de NotPetya n’est pas l’extorsion financière, mais la destruction de données.
En cas d’incident, voici les coordonnées de notre CERT : alerte@cwatch.almond.eu +33 (0)1 83 75 36 94

Jour 21 | Vous dialoguez via votre terminal avec un service distant et vous vous rendez compte qu'il contient un stack-based overflow. Vous cherchez à l'exploiter à l'aveugle et trouvez finalement l'offset de l'adresse de retour, après avoir contourné les éventuelles protections. Vous cherchez maintenant un stop gadget pour continuer votre exploitation. Quelle est son utilité :

  • Réponse 1 : interrompre à la demande le flux d’exécution du binaire distant le temps de l’exploitation
  • Réponse 2 : obtenir une exécution fiable et maîtrisée avec un comportement reproductible
  • Réponse 3 : pouvoir mettre en pause le binaire temporairement pendant l’envoi de la payload
  • Réponse 4 : pouvoir stopper proprement le binaire afin d’éviter un éventuel crash à la fin de l’exploitation

Laïus explicatif : L’exploitation se déroulant en aveugle, il est nécessaire de trouver une adresse permettant d’obtenir un comportement particulier et reproductible à chaque exécution, comme l’affichage du texte « Bye ». Si une telle adresse est trouvée, elle correspond au stop gadget. Il permettra donc de continuer l’exploitation et de valider ou invalider nos déductions lors de l’exécution du binaire.

Jour 20 | Le terme "spam" pour désigner les messages indésirables provient initialement

  • Réponse 1 : D’une marque de jambon en boîte
  • Réponse 2 : D’un acronyme signifiant « Stupid Pointless Annoying Messages »
  • Réponse 3 : D’un sketch des Monty Python
  • Réponse 4 : D’un code utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale

Laïus explicatif : Ce mot, à l’origine un acronyme de : SPiced hAM (du jambon épicé en boîte vendue par une entreprise américaine), est repris en masse, pour brouiller la conversation, dans un sketch des Monty Python.

Jour 19 | L’acronyme PACS désigne  :

A. Un format permettant la visualisation des images dans l’imagerie médicale

B. Un système d’archivage et de communication d’images dans l’imagerie médicale

C. Un prestataire d’audit et de conseil en cybersécurité

D. Un pacte civil de solidarité

  • Réponse 1 : L’ensemble des réponses
  • Réponse 2 : Réponses C et D
  • Réponse 3 : Réponses B, C et D
  • Réponse 4 : Réponses A, C et D

Laïus explicatif :

Un PACS, dans le secteur de l’imagerie médicale, désigne effectivement un système (et non un format) signifiant « Picturing Archiving and Communication System » permettant de gérer les images médicales grâce à des fonctions d’archivage.

De plus, depuis septembre, l’ANSSI a publié un référentiel d’exigences qui permet aux commanditaires de prestations de sécurité de bénéficier de garanties sur les compétences des prestataires, sur le processus d’accompagnement et de conseil, ainsi que sur la sécurité des systèmes d’information associés. Ce référentiel vise à reconnaître officiellement les prestataires en tant que « Prestataires d’accompagnement et de conseil en sécurité ».
Enfin, en France, le PACS désigne aussi une forme d’union civile dénommée Pacs.

Jour 18 | En quelle année l'ANSSI prévoit de ne plus recommander l'utilisation de certains algorithmes de chiffrement classiques en raison de l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs classiques et de la menace posée par les ordinateurs quantiques ?

  • Réponse 1 : 2026
  • Réponse 2 : 2030
  • Réponse 3 : 2035
  • Réponse 4 : 2050

Laïus explicatif : Dans son dernier avis sur la migration vers la cryptographie post quantique, paru en janvier 2024, l’ANSSI encourage tous les éditeurs à mettre en œuvre dès à présent une hybridation entre la cryptographie standard et la cryptographie post-quantique (pour les produits qui doivent protéger des informations après 2030) et recommande d’utiliser en priorité la cryptographie post-quantique à partir de 2030.  

Jour 17 | Quelle est la dernière course à laquelle j’ai participé ?

  • Réponse 1 : Le Vendée Globe
  • Réponse 2 : National Figaro 3 en équipage
  • Réponse 3 : La Solitaire du Figaro Paprec
  • Réponse 4 : Le Havre Allmercup

Laïus explicatif : Le National Figaro 2024 s’est déroulé du 4 au 6 octobre dernier à Lorient. Thomas et son équipe sont arrivés en 2e position ! Cette course clôture ainsi la saison 2024 sur le circuit Figaro. 

  • Réponse 1 : Aetheris

  • Réponse 2 : Venopie

  • Réponse 3 : Lumidus

  • Réponse 4 : Pandama

Laïus explicatif : Au sein de la plateforme d’attaque – défense M&NTIS, le scénario Pandama propose une kill chain dont l’impact, après compromission du contrôleur de domaine, permet de déployer, par GPO, une charge utile effaçant les données présentes sur les systèmes de fichiers du SI simulé.

Pour rappel, basé sur les technologies d’émulation d’adversaire et de Cyber Range, M&NTIS permet d’exécuter des campagnes d’attaques réalistes afin de challenger dans un environnement immersif les procédures et l’expertise des équipes SOC et CERT. M&NTIS répond ainsi aux enjeux d’amélioration continue de la défense.

Jour 15 | Quel type de menace ne fait pas parti de l’insider threat?

  • Réponse 1 : Malicious
  • Réponse 2 : Ransomware group
  • Réponse 3 : Negligent
  • Réponse 4 : Vendors

Laïus explicatif : Almond a proposé une étude sur la menace interne qui décrit chaque type d’insider. Les groupes de ransomware sont externes à l’entreprise mais peuvent recruter des employées pour récupérer des accès valides et compromettre l’entreprise. Retrouvez l’étude ici.

Jour 14 | Selon vous, quelle proportion des cyberattaques réussies sont liées à une erreur humaine ?

  • Réponse 1 : 40%

  • Réponse 2 : 100%

  • Réponse 3 : 70%

  • Réponse 4 : 90%

Laïus explicatif : 90% des cyberattaques trouvent leur origine dans une erreur humaine. L’erreur humaine en cybersécurité englobe toutes les actions, conscientes ou non, qui exposent les systèmes et les données à des menaces. Cela inclut des gestes apparemment innocents, comme le fait de :

  • Cliquer sur les liens malveillants
  • Utiliser des mots de passe faibles ou partagés
  • Partager des informations sensibles
  • Négliger la mise à jour des logiciels et systèmes
  • Commettre une erreur de configuration ou mal administrer les accès
  • Utiliser des clés USB non sécurisées ou prévenant de sources inconnues

Jour 13 | Almond & Amossys sont présents en France et à l’international pour garantir proximité et réactivité grâce à nos services 24/7. Dans quels pays se trouvent nos équipes ?

  • Réponse 1 : FRA – CHE – AUS – JPN

  • Réponse 2 : FRA – CAN – CHE – KOR

  • Réponse 3 : FRA – AUS – CAN – GBR

  • Réponse 4 : FRA – BEL – ITA – USA

Jour 12 | Challenge OSINT

Val Thorens

Laïus explicatif : Depuis plusieurs années consécutives, notre CSE organise des séjours à Val Thorens pour profiter des sports d’hiver. Que l’on aime dévaler les pistes de ski à toute allure, tenter l’aventure en prenant des cours d’initiation ou simplement déguster une raclette après une randonnée raquette et un passage à la piscine et au sauna, ce séjour est l’occasion de partager des moments convivaux avec ses collègues ! TIC, TAC, le prochain séjour ski approche à grands pas !

Jour 11 | Parmi ces propositions, quelle technique Mitre Atta&ck est la plus utilisée par les attaquants ?

  • Réponse 1 : OS Credential Dumping
  • Réponse 2 : Valid Account
  • Réponse 3 : Impair Defenses
  • Réponse 4 : Remote services

Laïus explicatif : L’achat ou la récupération de comptes valides sont de plus en plus commun. Certains cybercriminels appelés Initial Access Broker se spécialisent dans la compromission de victimes dans le but de récupérer des identifiants valides qui seront ensuite vendus à d’autres cybercriminels comme les groupes de ransomware.

Jour 10 | Parmi ces structures de données de la mémoire dans Windows, quelle est celle qui permet de lister les processus en cours d’exécution ?

  • Réponse 1 : EPROCESS
  • Réponse 2 : Kernel Debugger Data Block (KDBG)
  • Réponse 3 : Kernel Processor Control Region (KPCR)
  • Réponse 4 : Process Environment Block (PEB)

Laïus explicatif : La structure EPROCESS (Executive Process) est utilisée par Windows pour gérer chaque processus en cours d’exécution. Elle contient des informations essentielles comme l’identifiant du processus (PID), l’état, les threads associés, et d’autres données nécessaires au système pour suivre les processus actifs. En analysant les structures EPROCESS, on peut lister les processus actuellement en mémoire. Le PEB est lié à chaque processus de manière individuelle. Enfin le KPCR est nécessaire pour trouver l’adresse du KDB qui à son tour permettra de pointer vers le EPROCESS.  

Jour 9 | Quel est le problème si la suite cryptographique TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 est utilisée avec l'extension encrypt_then_mac pour la sécurité d'une communication TLS ?

  • Réponse 1 : L’algorithme de chiffrement est trop faible

  • Réponse 2 : L’intégrité de la communication n’est pas assurée

  • Réponse 3 : Il n’y a pas la propriété de confidentialité persistante (Perfect Forward Secrecy)

  • Réponse 4 : Le serveur n’est pas correctement authentifié

Laïus explicatif : La bonne réponse est le manque de confidentialité persistante.

La suite TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 utilise la clé publique RSA du serveur pour chiffrer le secret partagé utilisé pour sécuriser les échanges de la session TLS : en cas de compromission de la clé privée du serveur, l’ensemble des échanges des sessions passées peuvent être déchiffrés par un attaquant.
La confidentialité persistante (connue sous le nom de Perfect Forward Secrecy en anglais) consiste en l’utilisation d’un échange Diffie-Hellman éphémère pour négocier le secret partagé, sans utilisation de la clé RSA du serveur.

Jour 8 | Quel est l'avantage d'utiliser un outil de couverture de code lors d'une session de fuzzing ?

  • Réponse 1 : Réduire le temps de fuzzing en optimisant certaines instructions assembleur.

  • Réponse 2 : Utiliser la technique de « pré-chauffage » du harnais (« warming code attack »).

  • Réponse 3 : Pouvoir analyser facilement les sections de code atteintes par le fuzzer.

  • Réponse 4 : Ne pas prendre en compte les vulnérabilités de type use-after-free.

Laïus explicatif : Les outils de couverture de code (“code coverage” en anglais) permettent de savoir avec précision quelles lignes de code d’un programme qui ont réellement été exécutées. Lors d’une session de “fuzzing”, ces outils peuvent aider l’analyste à savoir si les fonctions ciblées ont été atteintes par le fuzzer. Cette technique a notamment été utilisée par un membre de l’équipe Offsec pour trouver une vulnérabilité dans une bibliothèque open-source (voir notre article de blog)

Jour 7 | Quelle est la principale éthique qui doit être prise en compte dans le développement de l’Intelligence Artificielle ?

  • Réponse 1 : L’équité et la non-discrimination

  • Réponse 2 : La transparence des algorithmes utilisés

  • Réponse 3 : La sécurité et la confidentialité des données

  • Réponse 4 : Toutes les réponses

Laïus explicatif : L’équité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux dans le développement de l’IA. Les systèmes d’IA doivent être conçus pour éviter les biais et assurer qu’ils ne favorisent pas des groupes spécifiques au détriment d’autres, afin de garantir un traitement juste et égal pour tous les utilisateurs. La transparence des algorithmes est cruciale. Les utilisateurs doivent comprendre comment les décisions sont prises par l’IA, ce qui inclut la possibilité d’expliquer les résultats ou actions générés par un système d’intelligence artificielle, afin d’éviter des décisions opaques ou injustes. La sécurité et la confidentialité des données sont enfin des préoccupations majeures lorsque l’on développe des systèmes d’IA, car ces technologies peuvent collecter et traiter des informations sensibles, ce qui soulève des questions sur la protection des données personnelles et la vie privée.

Jour 6 | Selon vous, en moyenne combien de ransomware ont eu lieu par jour en 2023 dans le monde ?

  • Réponse 1 : 1 par jour

  • Réponse 2 : 100 par jour

  • Réponse 3 : 30 par jour

  • Réponse 4 : 12 par jour

Laïus explicatif : En moyenne 12 attaques ransomware ont été signalées par jour par des victimes dans le monde en 2023 selon les chiffres d’Almond. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre Threat Landscape.

Jour 5 | Challenge de stéganographie

Réponse : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI, ANJ, Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company et Swift

Etape 1 : Observer l’image, trouver 3 logos cachés (Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company & Swift) et une indication pour chercher dans les métadonnées du fichier. 

Etape 2 : Challenge de stéganographie

En lançant dans son terminal un des outils les plus courants, « binwalk », on trouve une image JPEG dans le PDF. En extrayant les données grâce au même outil et en renommant le fichier en .jpeg, on voit apparaitre une image cachée. Ensuite, en utilisant « steghide », on peut extraire le fichier avec le mot de passe « Almond ». Ce fichier contient une suite de caractère encodée en base64. En la déchiffrant, on obtient les quatre autres certifications : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI et ANJ. 

Jour 4 | Concernant les accompagnements de la nouvelle qualification PACS de l’ANSSI, sur la portée Sécurité des Architectures, quels sont les domaines qui font partie du périmètre possible d’un accompagnement ?

  • Réponse 1 : la sécurité réseau, l’authentification, et l’administration du SI

  • Réponse 2 : la sécurité réseau, la sécurité système, et les mécanismes de chiffrement

  • Réponse 3 : l’administration du SI, le cloisonnement, les sauvegardes, et la stratégie de détection/réponse

  • Réponse 4 : tous ces sujets et plus encore

  • Laïus explicatif : Le référentiel PACS, sur la portée Sécurité des Architectures, porte bien sur tous les sujets liés de près ou de loin aux infrastructures du SI. La liste n’est pas exhaustive et est à adapter à chaque prestation d’accompagnement suivant le périmètre d’intervention. Dans le référentiel, l’ANSSI propose une liste de sujets à adresser dans un rapport PACS page 28 et 29.

    https://cyber.gouv.fr/sites/default/files/document/PACS_referentiel-exigences_v1.0.pdf

Jour 3 | Quel référentiel permet la certification de produits de sécurité ?

  • Réponse 1 : NIS2

  • Réponse 2 : Critères Communs

  • Réponse 3 : PASSI

  • Réponse 4 : ISO27001

Laïus explicatif : Le schéma Critères Communs est un ensemble de normes et méthodologies permettant de cadrer les moyens utilisés pour évaluer, de manière impartiale, la sécurité d’un produit de sécurité (logiciel ou matériel). Ce schéma est reconnu internationalement au travers de plusieurs accords (SOG-IS, CCRA et prochainement EUCC).

Le référentiel PASSI permet la qualification, par l’ANSSI, des prestataires d’audit de la sécurité des SI. ISO27001 est la norme décrivant les bonnes pratiques à suivre dans la mise en place d’un SMSI. Enfin, NIS2 est une directive visant à harmoniser et à renforcer la cybersécurité du marché européen.

Jour 2 | Quel est l’artefact forensique qui permet de prouver une exécution d’un programme sous Windows ?

  • Réponse 1 : JumpList

  • Réponse 2 : ShimCache

  • Réponse 3 : $MFT

  • Réponse 4 : Prefetch

Laïus explicatif : Le Prefetch est un artefact spécifique à Windows qui optimise le chargement des programmes. Lorsqu’un programme est exécuté pour la première fois, Windows crée un fichier dans le dossier C:\Windows\Prefetch, qui contient des informations sur le programme et les ressources qu’il a utilisées. Ces fichiers incluent également des horodatages correspondant à la première et aux dernières exécutions. L’existence d’un fichier Prefetch (.pf) pour un programme est une preuve solide qu’il a été exécuté. C’est l’un des artefacts forensiques les plus fiables pour prouver l’exécution d’un programme.

Jour 1 | Quel texte européen permettra qu’à partir de fin 2027, tous les produits vendus dans l’UE et comprenant des composants numériques seront exempts de vulnérabilités et maintenus pendant tout leur cycle de vie ? #DigitalTrust

  • Réponse 1 : Le Cyber Security Act
  • Réponse 2 : Le Cyber Resilience Act
  • Réponse 3 : La Directive REC
  • Réponse 4 : La Directive NIS2 

Laïus explicatif : Le Cyber Resilience Act, qui a été publié ces derniers jours au Journal Officiel de l’Union Européenne est entré en vigueur le 10 décembre 2024. A compter de cette date, les fabricants et éditeurs doivent adapter leur processus pour pouvoir continuer à vendre des produits au sein de l’UE après le 10/12/2027.

EU Cyber Resilience Act | Shaping Europe’s digital future