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09/01/2025

Cybersecurity Insights

Recherche de vulnérabilités : quels intérêts pour un produit logiciel ?

Alexandre Deloup, Directeur du SEAL

Les logiciels et plus généralement les produits numériques font aujourd’hui partie intégrante des vies et activités de chacun. Le risque de voir des vulnérabilités être découvertes et exploitées sur les composants de ces logiciels a augmenté et les conséquences sont multiples. En plus d’abaisser la sécurité de ces produits et la protection qu’ils peuvent apporter aux utilisateurs ou à leurs données, la publication ou l’exploitation de telles vulnérabilités dans la communauté ou auprès du grand public peut entraîner des répercussions irrémédiables sur l’image de marque d’un logiciel ou de son éditeur.

Contrairement à une évaluation de sécurité réalisée dans un objectif de certification (CSPN ou Critères Communs), la recherche de vulnérabilités réalisée au travers d’un audit de sécurité produit va chercher à identifier des failles dans des fonctions ou sur des composants précis d’une solution, avec l’objectif de permettre à l’éditeur de les corriger avant leur découverte par un attaquant.

En effet, la certification vise à s’assurer que l’ensemble des fonctions de sécurité du produit sont robustes, ce qui peut inclure des fonctionnalités moins ciblées par des attaquants, comme la journalisation. De plus, certaines fonctions étudiées peuvent avoir une forte importance pour un profil malveillant (comme l’authentification ou le contrôle d’accès), cependant le temps contraint et le profil d’attaquant limité imposés par le schéma d’évaluation CSPN ne permettent pas toujours de s’y attarder aussi pleinement que souhaité. Enfin, le schéma CSPN ne permet pas d’évaluer l’efficacité des fonctions métiers implémentées, comme les mécanismes de filtrage ou d’anonymisation intégrés à la solution.

De manière similaire, les évaluations Critères Communs intègrent une grosse analyse documentaire liée au cycle de vie et de développement du produit, qui peut avoir un intérêt limité pour des éditeurs de logiciel qui ne visent pas un marché régalien ou réglementé.

Dans ces conditions, il peut être intéressant de réaliser des audits de sécurité avancés et ciblés  pour identifier le maximum de vulnérabilités et permettre leur correction.

Des audits avancés

Contrairement à une évaluation CSPN pour laquelle, d’une part, le niveau d’attaquant est limité et, d’autre part, la surface d’attaque peut être relativement importante, une prestation d’audit privé ouvre le champ des possibles et permet d’être plus méticuleux dans la démarche pour s’assurer de la robustesse du produit, notamment dans le cas où on axerait cet audit sur une fonctionnalité ou un composant spécifique.

En réalisant un audit de ce type, l’analyste est en mesure d’y passer plus de temps et peut donc se concentrer sur un aspect très précis du produit. Avec un niveau d’attaquant non limité, les vulnérabilités qui sont identifiées peuvent donc être plus avancées, plus abouties, ou encore plus nombreuses.

Sans cibler un attaquant particulièrement plus évolué, ces audits permettent d’aller plus loin dans la démarche en sortant d’un contexte cadré et normatif, comme peuvent l’être les certifications de sécurité, et de se rapprocher des conditions d’usages précises d’un client ou d’un mode de déploiement.

Les différences avec un pentest

Contrairement à un test d’intrusion relativement classique, ce type d’audit ne vise pas à s’assurer uniquement de la robustesse d’un service Web ni à valider la sécurité d’un système d’information. Dans une démarche complémentaire à ces pentests, il est ici question d’évaluer le niveau de sécurité intrinsèque d’un produit ou d’une solution informatique, qu’ils soient logiciels ou matériels.

Après un temps de concertation avec l’éditeur, qui permettra de cibler avec précision le périmètre de la prestation, l’analyste s’attachera à lancer ses travaux selon un plan de tests défini à l’avance, par exemple :

  • validation de la sécurité en profondeur du produit,
  • évaluation de la robustesse d’un mécanisme de contrôle d’accès,
  • recherche de vulnérabilités ciblée sur une élévation de privilèges ou une exécution de code à distance,

Ces prestations sont entièrement personnalisées et adaptées pour répondre aux besoins précis du commanditaire.

L’objectif final de ce type d’analyse peut donc être multiple :

  • s’assurer qu’un mécanisme de sécurité mis en œuvre est à l’état de l’art ou qu’il respecte les standards et exigences des autorités compétentes ;
  • valider qu’une fonctionnalité implémentée est robuste et qu’elle ne présente pas de faille ou qu’elle ne peut être contournée ;
  • identifier si des vulnérabilités peuvent être décelées sur le produit pour être en mesure de mettre en place des moyens de protection ou de correction suffisants.

Par exemple, ces audits pourraient permettre de confirmer la bonne implémentation d’un algorithme cryptographique, de valider la robustesse du chiffrement de fichiers mis en œuvre sur un système de stockage de fichiers ou encore d’évaluer, en profondeur, la robustesse d’un protocole d’authentification propriétaire.

Une validation de l’efficacité d’une fonctionnalité métier

Enfin, la dernière différence importante avec les prestations classiques de certification ou de pentest est la capacité, dans un tel cadre, d’évaluer l’efficacité d’une fonction métier.

Là où l’ANSSI n’est pas en mesure de certifier des fonctionnalités métiers telles que des mécanismes de détection d’intrusion, des méthodes d’anonymisation ou des moteurs basés sur l’intelligence artificielle ou la blockhain, un audit avancé offrirait une garantie supplémentaire pour ne pas omettre des vulnérabilités dans des fonctionnalités non analysées dans le processus de certification.

En se basant sur l’état de l’art des attaques disponibles et publiées par la communauté, des experts sont en mesure de dérouler un plan de tests qui fixe le cadre pour valider l’efficacité ou la robustesse de ces fonctions. Sans viser un engagement et un résultat sans faille, le cadre de ces analyses et le rapport final sont très clairs : dans le contexte étudié, le produit résiste, ou non, à la batterie de tests qui auront été réalisés.

Un argument de valeur non négligeable

Ce type de prestation a donc des intérêts non négligeables pour la sécurité du produit.

Son amélioration et l’ajout de fonctionnalités et mécanismes robustes permettent de renforcer la solution et ainsi limiter la portée et le risque de découverte de vulnérabilités. Le premier avantage est donc, évidemment, une meilleure protection des données sensibles du produit : données clients, informations personnelles ou médicales, bases de configuration internes sensibles, etc.

Cette baisse du risque de découverte de vulnérabilités s’accompagne d’un autre avantage non négligeable, relatif à l’image publique du produit et à sa réputation. Toute publication de vulnérabilité CVE, ou de bulletin d’alerte émis par le CERT-FR de l’ANSSI ou par une équipe de CTI (comme celle de l’équipe CWATCH d’Almond) s’accompagne d’un ternissement de la confiance que les clients ou utilisateurs d’une solution peuvent avoir. L’identification et la correction, en amont, de vulnérabilités permet d’abaisser ce risque.

Enfin, le troisième avantage particulièrement important de ce type de prestation réside dans le gage de sécurité qu’elle offre. Utiliser les services d’un prestataire expert en la matière aboutit à l’obtention d’un rapport d’analyse formel qui peut être utilisé pour faire-valoir, auprès de ses clients, de la démarche de sécurité dans laquelle l’éditeur est engagé. De plus, cela permet d’attester du niveau de robustesse ou d’efficacité de la fonction étudiée face à un niveau d’attaquant donné.

Almond / Amossys, expert des schémas CSPN et Critères Communs, et prêt à accueillir les schémas EUCC et FitCEM dès leur entrée en application, dispose des équipes en mesure de vous accompagner à toutes les étapes de votre projet de certification au travers de son Laboratoire d’Évaluation et d’Analyse.

Pourquoi nous choisir ?

  • Expertise reconnue : Une expérience solide dans l’évaluation et la certification de produits de sécurité.
  • Accompagnement sur mesure : Un soutien personnalisé tout au long du processus de certification.
  • Anticipation des évolutions : Une veille constante pour vous informer et vous conseiller sur les évolutions réglementaires.

Contactez-nous dès aujourd’hui pour discuter de vos besoins et découvrir comment nous pouvons vous aider à naviguer avec succès dans ce nouveau paysage de la certification en cybersécurité.

Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2025 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 |

Jour 22 | Laquelle de ces menaces n’est pas un cryptoransomware ?

  • Réponse 1 : Lockbit3
  • Réponse 2 : Phobos
  • Réponse 3 : NotPetya
  • Réponse 4 : WannaCry

Laïus explicatif : Bien que NotPetya ressemble à un ransomware, il s’agit en réalité d’un wiper. Ce malware rend indisponible les fichiers de la victime, mais ne fournit aucun moyen de les déchiffrer, même après le paiement de la rançon. L’objectif principal de NotPetya n’est pas l’extorsion financière, mais la destruction de données.
En cas d’incident, voici les coordonnées de notre CERT : [email protected] +33 (0)1 83 75 36 94

Jour 21 | Vous dialoguez via votre terminal avec un service distant et vous vous rendez compte qu'il contient un stack-based overflow. Vous cherchez à l'exploiter à l'aveugle et trouvez finalement l'offset de l'adresse de retour, après avoir contourné les éventuelles protections. Vous cherchez maintenant un stop gadget pour continuer votre exploitation. Quelle est son utilité :

  • Réponse 1 : interrompre à la demande le flux d’exécution du binaire distant le temps de l’exploitation
  • Réponse 2 : obtenir une exécution fiable et maîtrisée avec un comportement reproductible
  • Réponse 3 : pouvoir mettre en pause le binaire temporairement pendant l’envoi de la payload
  • Réponse 4 : pouvoir stopper proprement le binaire afin d’éviter un éventuel crash à la fin de l’exploitation

Laïus explicatif : L’exploitation se déroulant en aveugle, il est nécessaire de trouver une adresse permettant d’obtenir un comportement particulier et reproductible à chaque exécution, comme l’affichage du texte « Bye ». Si une telle adresse est trouvée, elle correspond au stop gadget. Il permettra donc de continuer l’exploitation et de valider ou invalider nos déductions lors de l’exécution du binaire.

Jour 20 | Le terme "spam" pour désigner les messages indésirables provient initialement

  • Réponse 1 : D’une marque de jambon en boîte
  • Réponse 2 : D’un acronyme signifiant « Stupid Pointless Annoying Messages »
  • Réponse 3 : D’un sketch des Monty Python
  • Réponse 4 : D’un code utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale

Laïus explicatif : Ce mot, à l’origine un acronyme de : SPiced hAM (du jambon épicé en boîte vendue par une entreprise américaine), est repris en masse, pour brouiller la conversation, dans un sketch des Monty Python.

Jour 19 | L’acronyme PACS désigne  :

A. Un format permettant la visualisation des images dans l’imagerie médicale

B. Un système d’archivage et de communication d’images dans l’imagerie médicale

C. Un prestataire d’audit et de conseil en cybersécurité

D. Un pacte civil de solidarité

  • Réponse 1 : L’ensemble des réponses
  • Réponse 2 : Réponses C et D
  • Réponse 3 : Réponses B, C et D
  • Réponse 4 : Réponses A, C et D

Laïus explicatif :

Un PACS, dans le secteur de l’imagerie médicale, désigne effectivement un système (et non un format) signifiant « Picturing Archiving and Communication System » permettant de gérer les images médicales grâce à des fonctions d’archivage.

De plus, depuis septembre, l’ANSSI a publié un référentiel d’exigences qui permet aux commanditaires de prestations de sécurité de bénéficier de garanties sur les compétences des prestataires, sur le processus d’accompagnement et de conseil, ainsi que sur la sécurité des systèmes d’information associés. Ce référentiel vise à reconnaître officiellement les prestataires en tant que « Prestataires d’accompagnement et de conseil en sécurité ».
Enfin, en France, le PACS désigne aussi une forme d’union civile dénommée Pacs.

Jour 18 | En quelle année l'ANSSI prévoit de ne plus recommander l'utilisation de certains algorithmes de chiffrement classiques en raison de l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs classiques et de la menace posée par les ordinateurs quantiques ?

  • Réponse 1 : 2026
  • Réponse 2 : 2030
  • Réponse 3 : 2035
  • Réponse 4 : 2050

Laïus explicatif : Dans son dernier avis sur la migration vers la cryptographie post quantique, paru en janvier 2024, l’ANSSI encourage tous les éditeurs à mettre en œuvre dès à présent une hybridation entre la cryptographie standard et la cryptographie post-quantique (pour les produits qui doivent protéger des informations après 2030) et recommande d’utiliser en priorité la cryptographie post-quantique à partir de 2030.  

Jour 17 | Quelle est la dernière course à laquelle j’ai participé ?

  • Réponse 1 : Le Vendée Globe
  • Réponse 2 : National Figaro 3 en équipage
  • Réponse 3 : La Solitaire du Figaro Paprec
  • Réponse 4 : Le Havre Allmercup

Laïus explicatif : Le National Figaro 2024 s’est déroulé du 4 au 6 octobre dernier à Lorient. Thomas et son équipe sont arrivés en 2e position ! Cette course clôture ainsi la saison 2024 sur le circuit Figaro. 

  • Réponse 1 : Aetheris

  • Réponse 2 : Venopie

  • Réponse 3 : Lumidus

  • Réponse 4 : Pandama

Laïus explicatif : Au sein de la plateforme d’attaque – défense M&NTIS, le scénario Pandama propose une kill chain dont l’impact, après compromission du contrôleur de domaine, permet de déployer, par GPO, une charge utile effaçant les données présentes sur les systèmes de fichiers du SI simulé.

Pour rappel, basé sur les technologies d’émulation d’adversaire et de Cyber Range, M&NTIS permet d’exécuter des campagnes d’attaques réalistes afin de challenger dans un environnement immersif les procédures et l’expertise des équipes SOC et CERT. M&NTIS répond ainsi aux enjeux d’amélioration continue de la défense.

Jour 15 | Quel type de menace ne fait pas parti de l’insider threat?

  • Réponse 1 : Malicious
  • Réponse 2 : Ransomware group
  • Réponse 3 : Negligent
  • Réponse 4 : Vendors

Laïus explicatif : Almond a proposé une étude sur la menace interne qui décrit chaque type d’insider. Les groupes de ransomware sont externes à l’entreprise mais peuvent recruter des employées pour récupérer des accès valides et compromettre l’entreprise. Retrouvez l’étude ici.

Jour 14 | Selon vous, quelle proportion des cyberattaques réussies sont liées à une erreur humaine ?

  • Réponse 1 : 40%

  • Réponse 2 : 100%

  • Réponse 3 : 70%

  • Réponse 4 : 90%

Laïus explicatif : 90% des cyberattaques trouvent leur origine dans une erreur humaine. L’erreur humaine en cybersécurité englobe toutes les actions, conscientes ou non, qui exposent les systèmes et les données à des menaces. Cela inclut des gestes apparemment innocents, comme le fait de :

  • Cliquer sur les liens malveillants
  • Utiliser des mots de passe faibles ou partagés
  • Partager des informations sensibles
  • Négliger la mise à jour des logiciels et systèmes
  • Commettre une erreur de configuration ou mal administrer les accès
  • Utiliser des clés USB non sécurisées ou prévenant de sources inconnues

Jour 13 | Almond & Amossys sont présents en France et à l’international pour garantir proximité et réactivité grâce à nos services 24/7. Dans quels pays se trouvent nos équipes ?

  • Réponse 1 : FRA – CHE – AUS – JPN

  • Réponse 2 : FRA – CAN – CHE – KOR

  • Réponse 3 : FRA – AUS – CAN – GBR

  • Réponse 4 : FRA – BEL – ITA – USA

Jour 12 | Challenge OSINT

Val Thorens

Laïus explicatif : Depuis plusieurs années consécutives, notre CSE organise des séjours à Val Thorens pour profiter des sports d’hiver. Que l’on aime dévaler les pistes de ski à toute allure, tenter l’aventure en prenant des cours d’initiation ou simplement déguster une raclette après une randonnée raquette et un passage à la piscine et au sauna, ce séjour est l’occasion de partager des moments convivaux avec ses collègues ! TIC, TAC, le prochain séjour ski approche à grands pas !

Jour 11 | Parmi ces propositions, quelle technique Mitre Atta&ck est la plus utilisée par les attaquants ?

  • Réponse 1 : OS Credential Dumping
  • Réponse 2 : Valid Account
  • Réponse 3 : Impair Defenses
  • Réponse 4 : Remote services

Laïus explicatif : L’achat ou la récupération de comptes valides sont de plus en plus commun. Certains cybercriminels appelés Initial Access Broker se spécialisent dans la compromission de victimes dans le but de récupérer des identifiants valides qui seront ensuite vendus à d’autres cybercriminels comme les groupes de ransomware.

Jour 10 | Parmi ces structures de données de la mémoire dans Windows, quelle est celle qui permet de lister les processus en cours d’exécution ?

  • Réponse 1 : EPROCESS
  • Réponse 2 : Kernel Debugger Data Block (KDBG)
  • Réponse 3 : Kernel Processor Control Region (KPCR)
  • Réponse 4 : Process Environment Block (PEB)

Laïus explicatif : La structure EPROCESS (Executive Process) est utilisée par Windows pour gérer chaque processus en cours d’exécution. Elle contient des informations essentielles comme l’identifiant du processus (PID), l’état, les threads associés, et d’autres données nécessaires au système pour suivre les processus actifs. En analysant les structures EPROCESS, on peut lister les processus actuellement en mémoire. Le PEB est lié à chaque processus de manière individuelle. Enfin le KPCR est nécessaire pour trouver l’adresse du KDB qui à son tour permettra de pointer vers le EPROCESS.  

Jour 9 | Quel est le problème si la suite cryptographique TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 est utilisée avec l'extension encrypt_then_mac pour la sécurité d'une communication TLS ?

  • Réponse 1 : L’algorithme de chiffrement est trop faible

  • Réponse 2 : L’intégrité de la communication n’est pas assurée

  • Réponse 3 : Il n’y a pas la propriété de confidentialité persistante (Perfect Forward Secrecy)

  • Réponse 4 : Le serveur n’est pas correctement authentifié

Laïus explicatif : La bonne réponse est le manque de confidentialité persistante.

La suite TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 utilise la clé publique RSA du serveur pour chiffrer le secret partagé utilisé pour sécuriser les échanges de la session TLS : en cas de compromission de la clé privée du serveur, l’ensemble des échanges des sessions passées peuvent être déchiffrés par un attaquant.
La confidentialité persistante (connue sous le nom de Perfect Forward Secrecy en anglais) consiste en l’utilisation d’un échange Diffie-Hellman éphémère pour négocier le secret partagé, sans utilisation de la clé RSA du serveur.

Jour 8 | Quel est l'avantage d'utiliser un outil de couverture de code lors d'une session de fuzzing ?

  • Réponse 1 : Réduire le temps de fuzzing en optimisant certaines instructions assembleur.

  • Réponse 2 : Utiliser la technique de « pré-chauffage » du harnais (« warming code attack »).

  • Réponse 3 : Pouvoir analyser facilement les sections de code atteintes par le fuzzer.

  • Réponse 4 : Ne pas prendre en compte les vulnérabilités de type use-after-free.

Laïus explicatif : Les outils de couverture de code (“code coverage” en anglais) permettent de savoir avec précision quelles lignes de code d’un programme qui ont réellement été exécutées. Lors d’une session de “fuzzing”, ces outils peuvent aider l’analyste à savoir si les fonctions ciblées ont été atteintes par le fuzzer. Cette technique a notamment été utilisée par un membre de l’équipe Offsec pour trouver une vulnérabilité dans une bibliothèque open-source (voir notre article de blog)

Jour 7 | Quelle est la principale éthique qui doit être prise en compte dans le développement de l’Intelligence Artificielle ?

  • Réponse 1 : L’équité et la non-discrimination

  • Réponse 2 : La transparence des algorithmes utilisés

  • Réponse 3 : La sécurité et la confidentialité des données

  • Réponse 4 : Toutes les réponses

Laïus explicatif : L’équité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux dans le développement de l’IA. Les systèmes d’IA doivent être conçus pour éviter les biais et assurer qu’ils ne favorisent pas des groupes spécifiques au détriment d’autres, afin de garantir un traitement juste et égal pour tous les utilisateurs. La transparence des algorithmes est cruciale. Les utilisateurs doivent comprendre comment les décisions sont prises par l’IA, ce qui inclut la possibilité d’expliquer les résultats ou actions générés par un système d’intelligence artificielle, afin d’éviter des décisions opaques ou injustes. La sécurité et la confidentialité des données sont enfin des préoccupations majeures lorsque l’on développe des systèmes d’IA, car ces technologies peuvent collecter et traiter des informations sensibles, ce qui soulève des questions sur la protection des données personnelles et la vie privée.

Jour 6 | Selon vous, en moyenne combien de ransomware ont eu lieu par jour en 2023 dans le monde ?

  • Réponse 1 : 1 par jour

  • Réponse 2 : 100 par jour

  • Réponse 3 : 30 par jour

  • Réponse 4 : 12 par jour

Laïus explicatif : En moyenne 12 attaques ransomware ont été signalées par jour par des victimes dans le monde en 2023 selon les chiffres d’Almond. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre Threat Landscape.

Jour 5 | Challenge de stéganographie

Réponse : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI, ANJ, Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company et Swift

Etape 1 : Observer l’image, trouver 3 logos cachés (Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company & Swift) et une indication pour chercher dans les métadonnées du fichier. 

Etape 2 : Challenge de stéganographie

En lançant dans son terminal un des outils les plus courants, « binwalk », on trouve une image JPEG dans le PDF. En extrayant les données grâce au même outil et en renommant le fichier en .jpeg, on voit apparaitre une image cachée. Ensuite, en utilisant « steghide », on peut extraire le fichier avec le mot de passe « Almond ». Ce fichier contient une suite de caractère encodée en base64. En la déchiffrant, on obtient les quatre autres certifications : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI et ANJ. 

Jour 4 | Concernant les accompagnements de la nouvelle qualification PACS de l’ANSSI, sur la portée Sécurité des Architectures, quels sont les domaines qui font partie du périmètre possible d’un accompagnement ?

  • Réponse 1 : la sécurité réseau, l’authentification, et l’administration du SI

  • Réponse 2 : la sécurité réseau, la sécurité système, et les mécanismes de chiffrement

  • Réponse 3 : l’administration du SI, le cloisonnement, les sauvegardes, et la stratégie de détection/réponse

  • Réponse 4 : tous ces sujets et plus encore

  • Laïus explicatif : Le référentiel PACS, sur la portée Sécurité des Architectures, porte bien sur tous les sujets liés de près ou de loin aux infrastructures du SI. La liste n’est pas exhaustive et est à adapter à chaque prestation d’accompagnement suivant le périmètre d’intervention. Dans le référentiel, l’ANSSI propose une liste de sujets à adresser dans un rapport PACS page 28 et 29.

    https://cyber.gouv.fr/sites/default/files/document/PACS_referentiel-exigences_v1.0.pdf

Jour 3 | Quel référentiel permet la certification de produits de sécurité ?

  • Réponse 1 : NIS2

  • Réponse 2 : Critères Communs

  • Réponse 3 : PASSI

  • Réponse 4 : ISO27001

Laïus explicatif : Le schéma Critères Communs est un ensemble de normes et méthodologies permettant de cadrer les moyens utilisés pour évaluer, de manière impartiale, la sécurité d’un produit de sécurité (logiciel ou matériel). Ce schéma est reconnu internationalement au travers de plusieurs accords (SOG-IS, CCRA et prochainement EUCC).

Le référentiel PASSI permet la qualification, par l’ANSSI, des prestataires d’audit de la sécurité des SI. ISO27001 est la norme décrivant les bonnes pratiques à suivre dans la mise en place d’un SMSI. Enfin, NIS2 est une directive visant à harmoniser et à renforcer la cybersécurité du marché européen.

Jour 2 | Quel est l’artefact forensique qui permet de prouver une exécution d’un programme sous Windows ?

  • Réponse 1 : JumpList

  • Réponse 2 : ShimCache

  • Réponse 3 : $MFT

  • Réponse 4 : Prefetch

Laïus explicatif : Le Prefetch est un artefact spécifique à Windows qui optimise le chargement des programmes. Lorsqu’un programme est exécuté pour la première fois, Windows crée un fichier dans le dossier C:\Windows\Prefetch, qui contient des informations sur le programme et les ressources qu’il a utilisées. Ces fichiers incluent également des horodatages correspondant à la première et aux dernières exécutions. L’existence d’un fichier Prefetch (.pf) pour un programme est une preuve solide qu’il a été exécuté. C’est l’un des artefacts forensiques les plus fiables pour prouver l’exécution d’un programme.

Jour 1 | Quel texte européen permettra qu’à partir de fin 2027, tous les produits vendus dans l’UE et comprenant des composants numériques seront exempts de vulnérabilités et maintenus pendant tout leur cycle de vie ? #DigitalTrust

  • Réponse 1 : Le Cyber Security Act
  • Réponse 2 : Le Cyber Resilience Act
  • Réponse 3 : La Directive REC
  • Réponse 4 : La Directive NIS2 

Laïus explicatif : Le Cyber Resilience Act, qui a été publié ces derniers jours au Journal Officiel de l’Union Européenne est entré en vigueur le 10 décembre 2024. A compter de cette date, les fabricants et éditeurs doivent adapter leur processus pour pouvoir continuer à vendre des produits au sein de l’UE après le 10/12/2027.

EU Cyber Resilience Act | Shaping Europe’s digital future