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20/12/2024

Cybersecurity Insights

L’évaluation de sécurité : centre de coût ou création de valeur ?

Alexandre Deloup, Directeur du SEAL

La sécurité informatique peut paraître, pour beaucoup, comme un centre de coût et de complexité : plan d’audits à mettre en place annuellement, déploiement de politiques de sécurité, patch management, etc. L’évaluation cyber n’échappe pas à cette règle et peut, de prime abord, également être considérée comme un coût pour les éditeurs.

Almond / Amossys, de par sa position de CESTI français reconnu et expert des certifications CSPN et Critères Communs, dispose d’une position centrale sur ce marché et a pu, au fil des années, échanger avec un grand nombre d’éditeurs de solutions de sécurité autour de leurs problématiques et besoins.

Le Directeur de notre CESTI revient, ici, sur les bénéfices et intérêts d’une telle démarche.

L’évaluation de sécurité

L’évaluation des produits de sécurité, et in fine leur certification, est un moyen d’attester de la robustesse de ces produits à la suite de la réalisation de tests de conformité et à la mise en place d’une campagne de tests offensifs sur ceux-ci.

A l’issue de cette évaluation, si celle-ci s’avère positive, l’ANSSI (autorité de certification principale en France) délivre un certificat de sécurité qui peut être utilisé pour justifier du niveau de sécurité du produit, dans un cadre bien défini.

En France, deux types de certificats de sécurité sont émis par l’ANSSI : la Certification de Sécurité de Premier Niveau (CSPN), et la certification Critères Communs (CC).

Le schéma Critères Communs, reconnu internationalement, est basé sur plusieurs niveaux de certification (allant d’EAL1 à EAL7). Chaque niveau permet d’obtenir un avis de sécurité de plus en plus pointu sur le produit, allant d’une campagne de tests fonctionnels sur celui-ci, à la mise en œuvre de vérifications formelles du design et à la réalisation d’une campagne de tests techniques avancés sur le produit. En complément, une évaluation Critères Communs s’attache également à évaluer l’ensemble du cycle de vie du produit ainsi que sa documentation.

Plus orientée sur la technique, une évaluation CSPN se concentre sur la réalisation de tests techniques sur le produit, en temps contraint (en moyenne 25 jours.homme).

Suite à l’adoption du schéma EUCC par la Commission Européenne, les certifications Critères Communs vont être adaptées, en France et en Europe, pour s’adapter à ce nouveau schéma.

Des coûts

L’obtention de ces deux certifications ne peut se faire sans une évaluation de sécurité par un Centre d’Évaluation. Cette évaluation a donc un coût, qui peut être plus ou moins important selon les produits et le type de certification choisie.

En CSPN, les charges sont contraintes par l’ANSSI et les travaux se concentrent sur la robustesse du produit. Le coût financier est donc relativement limité pour le commanditaire de l’évaluation et pour l’éditeur du produit.

En revanche, une certification Critères Communs, de par la nature des points de vérification, sera plus coûteuse sur plusieurs aspects.

  • L’éditeur du produit devra fournir à son CESTI une base documentaire importante, car celle-ci devra être évaluée au cours des travaux. Un temps de constitution et de rédaction de cette documentation doit donc avoir lieu en amont du projet ;
  • Le modèle Critères Communs est, à la différence de la CSPN, un modèle itératif, au cours duquel l’éditeur peut apporter des corrections au produit pour traiter les vulnérabilités ou écueils identifiés par le CESTI. Un temps humain de prise en compte de ces retours doit donc être anticipé, et maintenu tout au long des travaux d’évaluation.
  • Enfin, la liste des tests et points de vérification demandés sont également plus importants qu’en CSPN, influant en conséquence sur le coût d’une telle évaluation.

Malgré tout, la certification de sécurité est en plein essor et apporte des avantages non négligeables à ses détenteurs.

Une visibilité accrue

Outre le bénéfice certain pour la sécurité du produit et pour son amélioration continue, la certification de sécurité offre une visibilité au produit au travers de la liste des produits de sécurité certifiés, publiée par l’ANSSI.

Cette liste recense l’ensemble des solutions logicielles qui disposent d’un certificat de sécurité valide, émis par l’ANSSI. Celle-ci est un point de référence pour les entités françaises qui recherchent des produits de référence dont la sécurité a été éprouvée au préalable. Ce « Visa de Sécurité » émis par l’ANSSI est donc un gage de la robustesse de cette solution face à un attaquant.

Dans le cas des certificats Critères Communs, ceux-ci disposant d’une valeur internationale, ils sont diffusés sur le site Web du portail international des CC.

En parallèle de cet argument différenciant commercialement, face à des concurrents qui ne disposeraient pas d’une telle validation de leur niveau de sécurité, la mise en place d’un processus de certification permet de sensibiliser les équipes de développement et de conception aux problématiques de sécurité et aux principes de défense en profondeur.

Les certificats émis par l’ANSSI disposant d’une durée de vie limitée (en général, 3 à 5 ans), il est nécessaire de renouveler son évaluation de sécurité pour maintenir le certificat sur les nouvelles versions du produit. Cette démarche régulière d’audit du produit et de confrontation de l’éditeur à l’évaluateur permet de tirer le produit et les équipes vers le haut, dans une démarche d’amélioration continue.

Dans la même veine qu’un programme d’audit dans une démarche ISO 27001, cette réalisation régulière d’évaluations de sécurité sensibilise les équipes et les conditionne à appliquer, au jour le jour, les bonnes pratiques de sécurité.

L'expérience ALMOND / AMOSSYS

Par sa position de CESTI français, expert du schéma CSPN depuis près de quinze ans et agréé par l’ANSSI sur l’ensemble des domaines techniques applicables à la CSPN, AMOSSYS a eu l’opportunité d’évaluer plusieurs centaines de produits de sécurité et d’accompagner un grand nombre d’éditeurs logiciels de toutes tailles.

Ces éditeurs observent une réelle plus-value dans la démarche de certification au travers de l’amélioration qu’elle apporte à la sécurité du produit. Point différenciant supplémentaire, l’évaluation de sécurité, qu’elle soit dans un cadre CSPN ou Critères Communs, s’attache à étudier la totalité du produit, y compris des mécanismes qui sont généralement moins audités (comme la journalisation, ou le stockage à froid des données). Les éditeurs peuvent ainsi obtenir un avis circonstancié sur la sécurité du produit à tous les niveaux.

Enfin, l’Union Européenne a mis en place ces dernières années plusieurs règlements qui vont imposer aux éditeurs de logiciels d’intégrer la sécurité tout au long du cycle de vie de leurs produits (via le Cyber Resilience Act), ou qui vont permettre la mise en place de schémas de certification communs et unifiés au niveau européen (au travers du Cybersecurity Act).

Ces deux réglementations vont donc d’une part rendre obligatoire la réalisation de telles évaluations sur les produits intégrant des composants numériques, mais vont également permettre une visibilité accrue des produits qui disposeront de tels certificats. La réalisation de ces évaluations, en anticipation de l’entrée en vigueur de ces obligations, est donc nécessaire pour être prêt au moment opportun.

ALMOND / AMOSSYS, expert des schémas CSPN et Critères Communs, et prêt à accueillir les schémas EUCC et FitCEM dès leur entrée en application, dispose des équipes en mesure de vous accompagner à toutes les étapes de votre projet de certification au travers de son Laboratoire d’Évaluation et d’Analyse.

Ce laboratoire est également en mesure de travailler avec vos équipes de développement pour auditer et évaluer la sécurité intrinsèque de vos produits ou des fonctions de sécurité que vous aurez implémentées.

Pourquoi nous choisir ?

  • Expertise reconnue : Une expérience solide dans l’évaluation et la certification de produits de sécurité.
  • Accompagnement sur mesure : Un soutien personnalisé tout au long du processus de certification.
  • Anticipation des évolutions : Une veille constante pour vous informer et vous conseiller sur les évolutions réglementaires.

Contactez-nous dès aujourd’hui pour discuter de vos besoins et découvrir comment nous pouvons vous aider à naviguer avec succès dans ce nouveau paysage de la certification en cybersécurité.

Almond s’engage à ce que la collecte et le traitement de vos données, effectués à partir du site https://almond.eu/ soient conformes au règlement général sur la protection des données (RGPD) et à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, relative à la protection des données à caractère personnel. Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par Almond, afin de répondre aux demandes d’informations. Vous pouvez accéder aux données vous concernant, demander leur rectification ou leur effacement. Vous disposez également d'un droit d’opposition, et d’un droit à la limitation du traitement de vos données (cf. cnil.fr pour plus d’informations sur vos droits). Vous pouvez exercer vos droits en contactant le Référent Données à caractère personnel d'Almond à l’adresse suivante : [email protected]. Vos données seront conservées au sein de l’Union européenne, conformément à la réglementation en vigueur.

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Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2025 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 |

Jour 22 | Laquelle de ces menaces n’est pas un cryptoransomware ?

  • Réponse 1 : Lockbit3
  • Réponse 2 : Phobos
  • Réponse 3 : NotPetya
  • Réponse 4 : WannaCry

Laïus explicatif : Bien que NotPetya ressemble à un ransomware, il s’agit en réalité d’un wiper. Ce malware rend indisponible les fichiers de la victime, mais ne fournit aucun moyen de les déchiffrer, même après le paiement de la rançon. L’objectif principal de NotPetya n’est pas l’extorsion financière, mais la destruction de données.
En cas d’incident, voici les coordonnées de notre CERT : [email protected] +33 (0)1 83 75 36 94

Jour 21 | Vous dialoguez via votre terminal avec un service distant et vous vous rendez compte qu'il contient un stack-based overflow. Vous cherchez à l'exploiter à l'aveugle et trouvez finalement l'offset de l'adresse de retour, après avoir contourné les éventuelles protections. Vous cherchez maintenant un stop gadget pour continuer votre exploitation. Quelle est son utilité :

  • Réponse 1 : interrompre à la demande le flux d’exécution du binaire distant le temps de l’exploitation
  • Réponse 2 : obtenir une exécution fiable et maîtrisée avec un comportement reproductible
  • Réponse 3 : pouvoir mettre en pause le binaire temporairement pendant l’envoi de la payload
  • Réponse 4 : pouvoir stopper proprement le binaire afin d’éviter un éventuel crash à la fin de l’exploitation

Laïus explicatif : L’exploitation se déroulant en aveugle, il est nécessaire de trouver une adresse permettant d’obtenir un comportement particulier et reproductible à chaque exécution, comme l’affichage du texte « Bye ». Si une telle adresse est trouvée, elle correspond au stop gadget. Il permettra donc de continuer l’exploitation et de valider ou invalider nos déductions lors de l’exécution du binaire.

Jour 20 | Le terme "spam" pour désigner les messages indésirables provient initialement

  • Réponse 1 : D’une marque de jambon en boîte
  • Réponse 2 : D’un acronyme signifiant « Stupid Pointless Annoying Messages »
  • Réponse 3 : D’un sketch des Monty Python
  • Réponse 4 : D’un code utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale

Laïus explicatif : Ce mot, à l’origine un acronyme de : SPiced hAM (du jambon épicé en boîte vendue par une entreprise américaine), est repris en masse, pour brouiller la conversation, dans un sketch des Monty Python.

Jour 19 | L’acronyme PACS désigne  :

A. Un format permettant la visualisation des images dans l’imagerie médicale

B. Un système d’archivage et de communication d’images dans l’imagerie médicale

C. Un prestataire d’audit et de conseil en cybersécurité

D. Un pacte civil de solidarité

  • Réponse 1 : L’ensemble des réponses
  • Réponse 2 : Réponses C et D
  • Réponse 3 : Réponses B, C et D
  • Réponse 4 : Réponses A, C et D

Laïus explicatif :

Un PACS, dans le secteur de l’imagerie médicale, désigne effectivement un système (et non un format) signifiant « Picturing Archiving and Communication System » permettant de gérer les images médicales grâce à des fonctions d’archivage.

De plus, depuis septembre, l’ANSSI a publié un référentiel d’exigences qui permet aux commanditaires de prestations de sécurité de bénéficier de garanties sur les compétences des prestataires, sur le processus d’accompagnement et de conseil, ainsi que sur la sécurité des systèmes d’information associés. Ce référentiel vise à reconnaître officiellement les prestataires en tant que « Prestataires d’accompagnement et de conseil en sécurité ».
Enfin, en France, le PACS désigne aussi une forme d’union civile dénommée Pacs.

Jour 18 | En quelle année l'ANSSI prévoit de ne plus recommander l'utilisation de certains algorithmes de chiffrement classiques en raison de l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs classiques et de la menace posée par les ordinateurs quantiques ?

  • Réponse 1 : 2026
  • Réponse 2 : 2030
  • Réponse 3 : 2035
  • Réponse 4 : 2050

Laïus explicatif : Dans son dernier avis sur la migration vers la cryptographie post quantique, paru en janvier 2024, l’ANSSI encourage tous les éditeurs à mettre en œuvre dès à présent une hybridation entre la cryptographie standard et la cryptographie post-quantique (pour les produits qui doivent protéger des informations après 2030) et recommande d’utiliser en priorité la cryptographie post-quantique à partir de 2030.  

Jour 17 | Quelle est la dernière course à laquelle j’ai participé ?

  • Réponse 1 : Le Vendée Globe
  • Réponse 2 : National Figaro 3 en équipage
  • Réponse 3 : La Solitaire du Figaro Paprec
  • Réponse 4 : Le Havre Allmercup

Laïus explicatif : Le National Figaro 2024 s’est déroulé du 4 au 6 octobre dernier à Lorient. Thomas et son équipe sont arrivés en 2e position ! Cette course clôture ainsi la saison 2024 sur le circuit Figaro. 

  • Réponse 1 : Aetheris

  • Réponse 2 : Venopie

  • Réponse 3 : Lumidus

  • Réponse 4 : Pandama

Laïus explicatif : Au sein de la plateforme d’attaque – défense M&NTIS, le scénario Pandama propose une kill chain dont l’impact, après compromission du contrôleur de domaine, permet de déployer, par GPO, une charge utile effaçant les données présentes sur les systèmes de fichiers du SI simulé.

Pour rappel, basé sur les technologies d’émulation d’adversaire et de Cyber Range, M&NTIS permet d’exécuter des campagnes d’attaques réalistes afin de challenger dans un environnement immersif les procédures et l’expertise des équipes SOC et CERT. M&NTIS répond ainsi aux enjeux d’amélioration continue de la défense.

Jour 15 | Quel type de menace ne fait pas parti de l’insider threat?

  • Réponse 1 : Malicious
  • Réponse 2 : Ransomware group
  • Réponse 3 : Negligent
  • Réponse 4 : Vendors

Laïus explicatif : Almond a proposé une étude sur la menace interne qui décrit chaque type d’insider. Les groupes de ransomware sont externes à l’entreprise mais peuvent recruter des employées pour récupérer des accès valides et compromettre l’entreprise. Retrouvez l’étude ici.

Jour 14 | Selon vous, quelle proportion des cyberattaques réussies sont liées à une erreur humaine ?

  • Réponse 1 : 40%

  • Réponse 2 : 100%

  • Réponse 3 : 70%

  • Réponse 4 : 90%

Laïus explicatif : 90% des cyberattaques trouvent leur origine dans une erreur humaine. L’erreur humaine en cybersécurité englobe toutes les actions, conscientes ou non, qui exposent les systèmes et les données à des menaces. Cela inclut des gestes apparemment innocents, comme le fait de :

  • Cliquer sur les liens malveillants
  • Utiliser des mots de passe faibles ou partagés
  • Partager des informations sensibles
  • Négliger la mise à jour des logiciels et systèmes
  • Commettre une erreur de configuration ou mal administrer les accès
  • Utiliser des clés USB non sécurisées ou prévenant de sources inconnues

Jour 13 | Almond & Amossys sont présents en France et à l’international pour garantir proximité et réactivité grâce à nos services 24/7. Dans quels pays se trouvent nos équipes ?

  • Réponse 1 : FRA – CHE – AUS – JPN

  • Réponse 2 : FRA – CAN – CHE – KOR

  • Réponse 3 : FRA – AUS – CAN – GBR

  • Réponse 4 : FRA – BEL – ITA – USA

Jour 12 | Challenge OSINT

Val Thorens

Laïus explicatif : Depuis plusieurs années consécutives, notre CSE organise des séjours à Val Thorens pour profiter des sports d’hiver. Que l’on aime dévaler les pistes de ski à toute allure, tenter l’aventure en prenant des cours d’initiation ou simplement déguster une raclette après une randonnée raquette et un passage à la piscine et au sauna, ce séjour est l’occasion de partager des moments convivaux avec ses collègues ! TIC, TAC, le prochain séjour ski approche à grands pas !

Jour 11 | Parmi ces propositions, quelle technique Mitre Atta&ck est la plus utilisée par les attaquants ?

  • Réponse 1 : OS Credential Dumping
  • Réponse 2 : Valid Account
  • Réponse 3 : Impair Defenses
  • Réponse 4 : Remote services

Laïus explicatif : L’achat ou la récupération de comptes valides sont de plus en plus commun. Certains cybercriminels appelés Initial Access Broker se spécialisent dans la compromission de victimes dans le but de récupérer des identifiants valides qui seront ensuite vendus à d’autres cybercriminels comme les groupes de ransomware.

Jour 10 | Parmi ces structures de données de la mémoire dans Windows, quelle est celle qui permet de lister les processus en cours d’exécution ?

  • Réponse 1 : EPROCESS
  • Réponse 2 : Kernel Debugger Data Block (KDBG)
  • Réponse 3 : Kernel Processor Control Region (KPCR)
  • Réponse 4 : Process Environment Block (PEB)

Laïus explicatif : La structure EPROCESS (Executive Process) est utilisée par Windows pour gérer chaque processus en cours d’exécution. Elle contient des informations essentielles comme l’identifiant du processus (PID), l’état, les threads associés, et d’autres données nécessaires au système pour suivre les processus actifs. En analysant les structures EPROCESS, on peut lister les processus actuellement en mémoire. Le PEB est lié à chaque processus de manière individuelle. Enfin le KPCR est nécessaire pour trouver l’adresse du KDB qui à son tour permettra de pointer vers le EPROCESS.  

Jour 9 | Quel est le problème si la suite cryptographique TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 est utilisée avec l'extension encrypt_then_mac pour la sécurité d'une communication TLS ?

  • Réponse 1 : L’algorithme de chiffrement est trop faible

  • Réponse 2 : L’intégrité de la communication n’est pas assurée

  • Réponse 3 : Il n’y a pas la propriété de confidentialité persistante (Perfect Forward Secrecy)

  • Réponse 4 : Le serveur n’est pas correctement authentifié

Laïus explicatif : La bonne réponse est le manque de confidentialité persistante.

La suite TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 utilise la clé publique RSA du serveur pour chiffrer le secret partagé utilisé pour sécuriser les échanges de la session TLS : en cas de compromission de la clé privée du serveur, l’ensemble des échanges des sessions passées peuvent être déchiffrés par un attaquant.
La confidentialité persistante (connue sous le nom de Perfect Forward Secrecy en anglais) consiste en l’utilisation d’un échange Diffie-Hellman éphémère pour négocier le secret partagé, sans utilisation de la clé RSA du serveur.

Jour 8 | Quel est l'avantage d'utiliser un outil de couverture de code lors d'une session de fuzzing ?

  • Réponse 1 : Réduire le temps de fuzzing en optimisant certaines instructions assembleur.

  • Réponse 2 : Utiliser la technique de « pré-chauffage » du harnais (« warming code attack »).

  • Réponse 3 : Pouvoir analyser facilement les sections de code atteintes par le fuzzer.

  • Réponse 4 : Ne pas prendre en compte les vulnérabilités de type use-after-free.

Laïus explicatif : Les outils de couverture de code (“code coverage” en anglais) permettent de savoir avec précision quelles lignes de code d’un programme qui ont réellement été exécutées. Lors d’une session de “fuzzing”, ces outils peuvent aider l’analyste à savoir si les fonctions ciblées ont été atteintes par le fuzzer. Cette technique a notamment été utilisée par un membre de l’équipe Offsec pour trouver une vulnérabilité dans une bibliothèque open-source (voir notre article de blog)

Jour 7 | Quelle est la principale éthique qui doit être prise en compte dans le développement de l’Intelligence Artificielle ?

  • Réponse 1 : L’équité et la non-discrimination

  • Réponse 2 : La transparence des algorithmes utilisés

  • Réponse 3 : La sécurité et la confidentialité des données

  • Réponse 4 : Toutes les réponses

Laïus explicatif : L’équité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux dans le développement de l’IA. Les systèmes d’IA doivent être conçus pour éviter les biais et assurer qu’ils ne favorisent pas des groupes spécifiques au détriment d’autres, afin de garantir un traitement juste et égal pour tous les utilisateurs. La transparence des algorithmes est cruciale. Les utilisateurs doivent comprendre comment les décisions sont prises par l’IA, ce qui inclut la possibilité d’expliquer les résultats ou actions générés par un système d’intelligence artificielle, afin d’éviter des décisions opaques ou injustes. La sécurité et la confidentialité des données sont enfin des préoccupations majeures lorsque l’on développe des systèmes d’IA, car ces technologies peuvent collecter et traiter des informations sensibles, ce qui soulève des questions sur la protection des données personnelles et la vie privée.

Jour 6 | Selon vous, en moyenne combien de ransomware ont eu lieu par jour en 2023 dans le monde ?

  • Réponse 1 : 1 par jour

  • Réponse 2 : 100 par jour

  • Réponse 3 : 30 par jour

  • Réponse 4 : 12 par jour

Laïus explicatif : En moyenne 12 attaques ransomware ont été signalées par jour par des victimes dans le monde en 2023 selon les chiffres d’Almond. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre Threat Landscape.

Jour 5 | Challenge de stéganographie

Réponse : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI, ANJ, Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company et Swift

Etape 1 : Observer l’image, trouver 3 logos cachés (Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company & Swift) et une indication pour chercher dans les métadonnées du fichier. 

Etape 2 : Challenge de stéganographie

En lançant dans son terminal un des outils les plus courants, « binwalk », on trouve une image JPEG dans le PDF. En extrayant les données grâce au même outil et en renommant le fichier en .jpeg, on voit apparaitre une image cachée. Ensuite, en utilisant « steghide », on peut extraire le fichier avec le mot de passe « Almond ». Ce fichier contient une suite de caractère encodée en base64. En la déchiffrant, on obtient les quatre autres certifications : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI et ANJ. 

Jour 4 | Concernant les accompagnements de la nouvelle qualification PACS de l’ANSSI, sur la portée Sécurité des Architectures, quels sont les domaines qui font partie du périmètre possible d’un accompagnement ?

  • Réponse 1 : la sécurité réseau, l’authentification, et l’administration du SI

  • Réponse 2 : la sécurité réseau, la sécurité système, et les mécanismes de chiffrement

  • Réponse 3 : l’administration du SI, le cloisonnement, les sauvegardes, et la stratégie de détection/réponse

  • Réponse 4 : tous ces sujets et plus encore

  • Laïus explicatif : Le référentiel PACS, sur la portée Sécurité des Architectures, porte bien sur tous les sujets liés de près ou de loin aux infrastructures du SI. La liste n’est pas exhaustive et est à adapter à chaque prestation d’accompagnement suivant le périmètre d’intervention. Dans le référentiel, l’ANSSI propose une liste de sujets à adresser dans un rapport PACS page 28 et 29.

    https://cyber.gouv.fr/sites/default/files/document/PACS_referentiel-exigences_v1.0.pdf

Jour 3 | Quel référentiel permet la certification de produits de sécurité ?

  • Réponse 1 : NIS2

  • Réponse 2 : Critères Communs

  • Réponse 3 : PASSI

  • Réponse 4 : ISO27001

Laïus explicatif : Le schéma Critères Communs est un ensemble de normes et méthodologies permettant de cadrer les moyens utilisés pour évaluer, de manière impartiale, la sécurité d’un produit de sécurité (logiciel ou matériel). Ce schéma est reconnu internationalement au travers de plusieurs accords (SOG-IS, CCRA et prochainement EUCC).

Le référentiel PASSI permet la qualification, par l’ANSSI, des prestataires d’audit de la sécurité des SI. ISO27001 est la norme décrivant les bonnes pratiques à suivre dans la mise en place d’un SMSI. Enfin, NIS2 est une directive visant à harmoniser et à renforcer la cybersécurité du marché européen.

Jour 2 | Quel est l’artefact forensique qui permet de prouver une exécution d’un programme sous Windows ?

  • Réponse 1 : JumpList

  • Réponse 2 : ShimCache

  • Réponse 3 : $MFT

  • Réponse 4 : Prefetch

Laïus explicatif : Le Prefetch est un artefact spécifique à Windows qui optimise le chargement des programmes. Lorsqu’un programme est exécuté pour la première fois, Windows crée un fichier dans le dossier C:\Windows\Prefetch, qui contient des informations sur le programme et les ressources qu’il a utilisées. Ces fichiers incluent également des horodatages correspondant à la première et aux dernières exécutions. L’existence d’un fichier Prefetch (.pf) pour un programme est une preuve solide qu’il a été exécuté. C’est l’un des artefacts forensiques les plus fiables pour prouver l’exécution d’un programme.

Jour 1 | Quel texte européen permettra qu’à partir de fin 2027, tous les produits vendus dans l’UE et comprenant des composants numériques seront exempts de vulnérabilités et maintenus pendant tout leur cycle de vie ? #DigitalTrust

  • Réponse 1 : Le Cyber Security Act
  • Réponse 2 : Le Cyber Resilience Act
  • Réponse 3 : La Directive REC
  • Réponse 4 : La Directive NIS2 

Laïus explicatif : Le Cyber Resilience Act, qui a été publié ces derniers jours au Journal Officiel de l’Union Européenne est entré en vigueur le 10 décembre 2024. A compter de cette date, les fabricants et éditeurs doivent adapter leur processus pour pouvoir continuer à vendre des produits au sein de l’UE après le 10/12/2027.

EU Cyber Resilience Act | Shaping Europe’s digital future