Vous êtes victime d’un incident de sécurité ? Contactez notre CERT

11/04/2025

Cybersecurity Insights

La cryptographie post-quantique dans TLS (1/2) – L’échange de clés

Equipe SEAL

TLS est un protocole permettant d’assurer la confidentialité et l’intégrité des échanges entre un client et un serveur et à minima l’authenticité du serveur. Dernièrement, la cryptographie post-quantique (abrégée PQC) y a été intégrée.

Ce premier billet se concentrera sur l’échange de clé. Un billet suivant portera sur les signatures et le chiffrement du flux de données. 

Les spécificités de TLS1.3

La dernière version de TLS est la 1.3, sortie en 2018. Les principales améliorations entre TLS1.2 et TLS1.3 sont la réduction du nombre d’échanges dans la poignée de main pour une meilleure efficacité et le chiffrement d’une partie de la poignée de main. Une autre différence concerne les suites de chiffrement. Jusqu’à TLS1.2, les suites négociées par le client et le serveur incluaient, pour chaque communication :

  • Un mécanisme d’échange de clé ;
  • Un mécanisme d’authentification ;
  • Un mécanisme de chiffrement symétrique assurant la confidentialité et l’intégrité ;
  • Une fonction de hachage pour les dérivations de secrets.

Voici un exemple de suite de chiffrement dans TLS1.2 : TLS_ECDHE_ECDSA_WITH_AES_256_GCM_SHA384.

Dans TLS1.3, les suites de chiffrement incluent seulement :

  • Un algorithme de chiffrement assurant la confidentialité et l’intégrité ;
  • Une fonction de hachage.

Les mécanismes d’échange de clé et d’authentification sont spécifiés dans des extensions. Voici les cinq suites de chiffrement définies par l’IANA pour TLS1.3 :

  • TLS_AES_256_GCM_SHA384 ;
  • TLS_CHACHA20_POLY1305_SHA256 ;
  • TLS_AES_128_GCM_SHA256 ;
  • TLS_AES_128_CCM_8_SHA256 ;
  • TLS_AES_128_CCM_SHA256.

L’attaque Store Now Decrypt Later

Bien qu’aucun ordinateur quantique efficace ne semble exister pour le moment, il est important d’utiliser le plus tôt possible des algorithmes post-quantiques. En effet, un attaquant pourrait stocker des communications dont l’échange de clé et les données chiffrées. Si l’attaquant a accès, par la suite, à un ordinateur quantique permettant de retrouver les clés de session négociées, il pourra alors déchiffrer l’ensemble des communications stockées . C’est pourquoi il est nécessaire de se protéger dès maintenant des attaques pouvant être réalisées par un ordinateur quantique.

L’hybridation

Utiliser des algorithmes post-quantiques permet donc de se protéger des attaques Store Now Decrypt Later, mais il peut être difficile de leur accorder une confiance totale. L’hybridation est un compromis combinant un algorithme traditionnel avec un algorithme post-quantique.

L’intégration de la PQC dans l'échange de clé de TLS

Pour permettre d’utiliser de la cryptographie post-quantique dans TLS, plusieurs contraintes ont été énoncées. En voici les principales :

  • Aucun aller-retour ne doit être ajouté dans la poignée de main.
  • L’utilisation de nouveaux algorithmes ne doit pas être excessivement couteuse.
  • Les clients et les serveurs utilisant ces nouveaux algorithmes doivent rester rétro compatibles avec les autres parties n’utilisant pas ces algorithmes.

La cryptographie post-quantique ne concerne que les échanges de clés dans un premier temps. Adapter les extensions précisant les mécanismes d’échange de clé est donc suffisant. Plus précisément, seules les extensions supported_groups et key_share sont impactées. L’intégration du post-quantique dans TLS est (relativement) facile ; il n’est donc pas nécessaire de mettre à jour le protocole avec une version 1.4 ou 2.0. Les deux paragraphes suivants détaillent comment ces deux extensions sont modifiées.

L’extension supported_groups

Cette extension permet de préciser l’algorithme pour l’échange de clé. Traditionnellement, la courbe elliptique y est indiquée, par exemple SecP256r1. Il est maintenant possible d’y indiquer un algorithme post-quantique tel que MLKEM768 ou une combinaison d’un algorithme traditionnel et post quantique tel que SecP256r1MLKEM768. Attention certains groupes sont déjà obsolètes comme SecP256r1Kyber768Draft00 et ne doivent pas être utilisés. Voici un tableau récapitulant l’ensemble des valeurs fixées par l’IANA et les tailles des données pour chacun des groupes avec du post-quantique.
Groupe
Valeur
Taille de la clé publique
Taille du chiffré
Conformité
MLKEM512
512 (0x0200)
800
768
Non
MLKEM768
513 (0x 0201)
1184
1088
Oui
MLKEM1024
514 (0x 0202)
1568
1568
Oui
SecP256r1MLKEM768
4587 (0x11EB)
65 + 1184 = 1249
65 + 1088 = 1153
Oui
X25519MLKEM768
4588 (0x11EC)
1184 + 32 = 1216
1088 + 32 = 1120
Oui
SecP384r1MLKEM1024
4589 (0x11ED)
97 + 1568 = 1665
97 + 1568 = 1665
Oui
X25519Kyber768Draft00
25497 (0x6399)
1184 + 32 = 1216
1088 + 32 = 1120
Non
SecP256r1Kyber768Draft00
25498 (0x636A)
65 + 1184 = 1249
65 + 1088 = 1153
Non
Dans un contexte ou l’hybridation n’est pas souhaitée, ML-KEM-768 et ML-KEM-1024 peuvent être utilisés. ML-KEM-512 a une sécurité pouvant être jugée insuffisante. La plupart des agences nationales de sécurité conseillent les niveaux de sécurité les plus élevées. X25519Kyber768Draft00 et SecP256r1Kyber768Draft00 sont des ébauches avant que le standard de Kyber, ML-KEM ne soit publié par le NIST.

L’extension key_share

Cette extension est utilisée pour le partage des clés publiques dans le cas d’un échange de clés Diffie-Hellman classique, mais pour un KEM elle est utilisée pour stocker la clé publique dans le Client Hello et le chiffré dans le Server Hello. Lorsqu’un mécanisme hybride est choisi les données hybrides sont transmises dans cette extension également .

Comme chaque combinaison d’échange de clés est considérée comme une nouvelle méthode d’échange de clés unique, les clés de chacun des algorithmes sous-jacents sont concaténées. Les tailles de chaque clé étant connue à l’avance, aucun codage supplémentaire n’est nécessaire pour indiquer la longueur des données. Il est important que la clé publique de chaque algorithme soit générée de manière indépendante. Il est cependant possible de réutiliser une clé publique pour différents groupes en la dupliquant . Cette duplication ne pose pas de problème de sécurité car une seule clé publique sera finalement utilisée mais elle peut augmenter significativement la taille de l’extension key_share.

La règle pour l’ordre des données est de respecter l’ordre dans le nom du groupe. Par exemple pour le groupe SecP384r1MLKEM1024, les données relatives à SecP384r1 seront placées en première position et celle relatives à MLKEM1024 en seconde. Cependant, quand un des deux groupes n’est pas reconnu par le NIST, comme c’est le cas pour x25519 (cf section 3.2.2.1 du NIST SP 800-186), ces données sont placées en dernières.

Après l’échange de clé hybride, deux clés de 32 octets sont connues par le client et le serveur. Chacun doit calculer la clé de session avec une fonction de dérivation KDF : session_key = HKDF(PSK,k1||k2), où PSK signifie Pre Shared Key. Cette clé pré-partagée peut être issue d’une session TLS1.3 précédente ou avoir été partagée de manière indépendante du protocole en amont de l’établissement de la session courante. Cette dérivation est indispensable ; sa suppression expose à des attaques si un oracle de décapsulation existe.

L’analyse d’une poignée de main TLS avec de la PQC

Pour analyser une telle poignée de main, il faut un client et un serveur qui soient tous deux compatibles.

La compatibilité des clients et des serveurs

Côté client, de nombreux navigateurs offrent des suites hybrides ; c’est notamment le cas des navigateurs Chromium (Google Chrome, Microsoft Edge, …) mais aussi de Firefox. Par défaut, ces navigateurs proposent le groupe X25519MLKEM768. Il est possible de désactiver ce groupe dans les paramètres des navigateurs.

  • Pour Firefox : dans about:config avec la variable tls.enable_kyber qui contrairement à ce que son nom indique offre bien un schéma hybride avec MLKEM et non avec Kyber.
  • Pour Google Chrome : dans chrome://flags avec #enable-tls12-kyber et #use-ml-kem. Attention le flag #enable-tls12-kyber est expérimental et permet d’utiliser le groupe X25519Kyber768Draft00 si #use-ml-kem est désactivé.

Côté serveur, les sites web hébergés chez Cloudflare acceptent les groupes hybrides.

La page https://pq.cloudflareresearch.com/ permet de savoir facilement si notre navigateur est compatible post-quantique.

L’analyse d’une capture avec Wireshark

En écoutant une communication avec Wireshark entre un navigateur et un site web compatible PQC (comme celui d’Amossys !), il est possible de regarder en détails les extensions key_share et supported_groups. Dans le Client Hello, comme attendu, le groupe X25519MLKEM768 est bien proposé ; c’est le groupe inconnu 0x11ec sur la photo car l’outil Wireshark, utilisé pour obtenir la capture réseau, ne l’identifie pas pour le moment.

Dans key_share, les clés publiques de MLKEM768 et de X25519 sont envoyées ; leur taille concaténée est bien cohérente à celle attendue. Dans cette extension le numéro du groupe apparaît en décimal et non en hexadécimal comme dans supported_groups.

Dans la réponse du serveur, le groupe choisi est bien X25519MLKEM768 et la taille des données échangées correspond bien à la taille des chiffrés concaténées.

La cryptographie post-quantique est donc bien présente et utilisée dans TLS1.3 au niveau des échanges de clés !

Et les signatures post-quantiques ?

Les signatures sont également impactées par l’arrivée des ordinateurs quantiques, notamment pour les signatures des certificats mais cela est jugé moins urgent que pour les échanges de clés. En effet, les certificats sont utilisés pour réaliser une authentification en temps réels. Effectuer une attaque des années plus tard n’a que peu d’intérêt. C’est pourquoi les décisions à ce sujet sont bien moins avancées que celle sur l’échange de clés. Mais comme tous les changements à grandes échelles sont lents et que les certificats peuvent avoir une durée de validité relativement longue, il est nécessaire d’y réfléchir dès maintenant.

Voir les Cybersecurity insights

9 janvier 2026
Our Security Evaluation Laboratory performed a security audit of HAProxy. This audit was aimed at evaluating the security level of […]
22 décembre 2025
Recently, our team performed a security audit of SmallStep Certificates PKI. This audit was focused on the cryptographic aspects of […]
18 décembre 2025
Almond est classé Leader dans l'étude Blueprint® 2025-2026 dédiée aux SOC managés pour le mid-market, et visionnaire sur les grandes […]
4 novembre 2025
Comme chaque année, SWIFT met à jour son standard CSCF et apporte son lot de nouveautés. Il peut s'avérer complexe […]
22 octobre 2025
Find here the crypto and reverse challenges that our teams created for the European Cyber Week pre-qualification and qualification tests […]
20 octobre 2025
La référence mondiale ISG distingue Almond dans les six domaines clés de la cybersécurité, confirmant la solidité de son expertise […]
10 septembre 2025
Téléchargez l'étude complète "Voices of CISOs" en complétant le formulaire ci-dessous.
24 juillet 2025
Longtemps perçue comme une affaire d’État ou de grandes entreprises, la cybersécurité s’impose désormais comme un levier structurant de gouvernance […]
22 juillet 2025
M&NTIS Platform est une solution SaaS destinée au test d'efficacité de produits de défense et d'architectures de supervision. Une nouvelle […]
16 juillet 2025
De la météo à la géolocalisation, des télécommunications à la défense, nos infrastructures spatiales sont devenues un incontournable de notre […]

Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2025 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 |

Jour 22 | Laquelle de ces menaces n’est pas un cryptoransomware ?

  • Réponse 1 : Lockbit3
  • Réponse 2 : Phobos
  • Réponse 3 : NotPetya
  • Réponse 4 : WannaCry

Laïus explicatif : Bien que NotPetya ressemble à un ransomware, il s’agit en réalité d’un wiper. Ce malware rend indisponible les fichiers de la victime, mais ne fournit aucun moyen de les déchiffrer, même après le paiement de la rançon. L’objectif principal de NotPetya n’est pas l’extorsion financière, mais la destruction de données.
En cas d’incident, voici les coordonnées de notre CERT : [email protected] +33 (0)1 83 75 36 94

Jour 21 | Vous dialoguez via votre terminal avec un service distant et vous vous rendez compte qu'il contient un stack-based overflow. Vous cherchez à l'exploiter à l'aveugle et trouvez finalement l'offset de l'adresse de retour, après avoir contourné les éventuelles protections. Vous cherchez maintenant un stop gadget pour continuer votre exploitation. Quelle est son utilité :

  • Réponse 1 : interrompre à la demande le flux d’exécution du binaire distant le temps de l’exploitation
  • Réponse 2 : obtenir une exécution fiable et maîtrisée avec un comportement reproductible
  • Réponse 3 : pouvoir mettre en pause le binaire temporairement pendant l’envoi de la payload
  • Réponse 4 : pouvoir stopper proprement le binaire afin d’éviter un éventuel crash à la fin de l’exploitation

Laïus explicatif : L’exploitation se déroulant en aveugle, il est nécessaire de trouver une adresse permettant d’obtenir un comportement particulier et reproductible à chaque exécution, comme l’affichage du texte « Bye ». Si une telle adresse est trouvée, elle correspond au stop gadget. Il permettra donc de continuer l’exploitation et de valider ou invalider nos déductions lors de l’exécution du binaire.

Jour 20 | Le terme "spam" pour désigner les messages indésirables provient initialement

  • Réponse 1 : D’une marque de jambon en boîte
  • Réponse 2 : D’un acronyme signifiant « Stupid Pointless Annoying Messages »
  • Réponse 3 : D’un sketch des Monty Python
  • Réponse 4 : D’un code utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale

Laïus explicatif : Ce mot, à l’origine un acronyme de : SPiced hAM (du jambon épicé en boîte vendue par une entreprise américaine), est repris en masse, pour brouiller la conversation, dans un sketch des Monty Python.

Jour 19 | L’acronyme PACS désigne  :

A. Un format permettant la visualisation des images dans l’imagerie médicale

B. Un système d’archivage et de communication d’images dans l’imagerie médicale

C. Un prestataire d’audit et de conseil en cybersécurité

D. Un pacte civil de solidarité

  • Réponse 1 : L’ensemble des réponses
  • Réponse 2 : Réponses C et D
  • Réponse 3 : Réponses B, C et D
  • Réponse 4 : Réponses A, C et D

Laïus explicatif :

Un PACS, dans le secteur de l’imagerie médicale, désigne effectivement un système (et non un format) signifiant « Picturing Archiving and Communication System » permettant de gérer les images médicales grâce à des fonctions d’archivage.

De plus, depuis septembre, l’ANSSI a publié un référentiel d’exigences qui permet aux commanditaires de prestations de sécurité de bénéficier de garanties sur les compétences des prestataires, sur le processus d’accompagnement et de conseil, ainsi que sur la sécurité des systèmes d’information associés. Ce référentiel vise à reconnaître officiellement les prestataires en tant que « Prestataires d’accompagnement et de conseil en sécurité ».
Enfin, en France, le PACS désigne aussi une forme d’union civile dénommée Pacs.

Jour 18 | En quelle année l'ANSSI prévoit de ne plus recommander l'utilisation de certains algorithmes de chiffrement classiques en raison de l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs classiques et de la menace posée par les ordinateurs quantiques ?

  • Réponse 1 : 2026
  • Réponse 2 : 2030
  • Réponse 3 : 2035
  • Réponse 4 : 2050

Laïus explicatif : Dans son dernier avis sur la migration vers la cryptographie post quantique, paru en janvier 2024, l’ANSSI encourage tous les éditeurs à mettre en œuvre dès à présent une hybridation entre la cryptographie standard et la cryptographie post-quantique (pour les produits qui doivent protéger des informations après 2030) et recommande d’utiliser en priorité la cryptographie post-quantique à partir de 2030.  

Jour 17 | Quelle est la dernière course à laquelle j’ai participé ?

  • Réponse 1 : Le Vendée Globe
  • Réponse 2 : National Figaro 3 en équipage
  • Réponse 3 : La Solitaire du Figaro Paprec
  • Réponse 4 : Le Havre Allmercup

Laïus explicatif : Le National Figaro 2024 s’est déroulé du 4 au 6 octobre dernier à Lorient. Thomas et son équipe sont arrivés en 2e position ! Cette course clôture ainsi la saison 2024 sur le circuit Figaro. 

  • Réponse 1 : Aetheris

  • Réponse 2 : Venopie

  • Réponse 3 : Lumidus

  • Réponse 4 : Pandama

Laïus explicatif : Au sein de la plateforme d’attaque – défense M&NTIS, le scénario Pandama propose une kill chain dont l’impact, après compromission du contrôleur de domaine, permet de déployer, par GPO, une charge utile effaçant les données présentes sur les systèmes de fichiers du SI simulé.

Pour rappel, basé sur les technologies d’émulation d’adversaire et de Cyber Range, M&NTIS permet d’exécuter des campagnes d’attaques réalistes afin de challenger dans un environnement immersif les procédures et l’expertise des équipes SOC et CERT. M&NTIS répond ainsi aux enjeux d’amélioration continue de la défense.

Jour 15 | Quel type de menace ne fait pas parti de l’insider threat?

  • Réponse 1 : Malicious
  • Réponse 2 : Ransomware group
  • Réponse 3 : Negligent
  • Réponse 4 : Vendors

Laïus explicatif : Almond a proposé une étude sur la menace interne qui décrit chaque type d’insider. Les groupes de ransomware sont externes à l’entreprise mais peuvent recruter des employées pour récupérer des accès valides et compromettre l’entreprise. Retrouvez l’étude ici.

Jour 14 | Selon vous, quelle proportion des cyberattaques réussies sont liées à une erreur humaine ?

  • Réponse 1 : 40%

  • Réponse 2 : 100%

  • Réponse 3 : 70%

  • Réponse 4 : 90%

Laïus explicatif : 90% des cyberattaques trouvent leur origine dans une erreur humaine. L’erreur humaine en cybersécurité englobe toutes les actions, conscientes ou non, qui exposent les systèmes et les données à des menaces. Cela inclut des gestes apparemment innocents, comme le fait de :

  • Cliquer sur les liens malveillants
  • Utiliser des mots de passe faibles ou partagés
  • Partager des informations sensibles
  • Négliger la mise à jour des logiciels et systèmes
  • Commettre une erreur de configuration ou mal administrer les accès
  • Utiliser des clés USB non sécurisées ou prévenant de sources inconnues

Jour 13 | Almond & Amossys sont présents en France et à l’international pour garantir proximité et réactivité grâce à nos services 24/7. Dans quels pays se trouvent nos équipes ?

  • Réponse 1 : FRA – CHE – AUS – JPN

  • Réponse 2 : FRA – CAN – CHE – KOR

  • Réponse 3 : FRA – AUS – CAN – GBR

  • Réponse 4 : FRA – BEL – ITA – USA

Jour 12 | Challenge OSINT

Val Thorens

Laïus explicatif : Depuis plusieurs années consécutives, notre CSE organise des séjours à Val Thorens pour profiter des sports d’hiver. Que l’on aime dévaler les pistes de ski à toute allure, tenter l’aventure en prenant des cours d’initiation ou simplement déguster une raclette après une randonnée raquette et un passage à la piscine et au sauna, ce séjour est l’occasion de partager des moments convivaux avec ses collègues ! TIC, TAC, le prochain séjour ski approche à grands pas !

Jour 11 | Parmi ces propositions, quelle technique Mitre Atta&ck est la plus utilisée par les attaquants ?

  • Réponse 1 : OS Credential Dumping
  • Réponse 2 : Valid Account
  • Réponse 3 : Impair Defenses
  • Réponse 4 : Remote services

Laïus explicatif : L’achat ou la récupération de comptes valides sont de plus en plus commun. Certains cybercriminels appelés Initial Access Broker se spécialisent dans la compromission de victimes dans le but de récupérer des identifiants valides qui seront ensuite vendus à d’autres cybercriminels comme les groupes de ransomware.

Jour 10 | Parmi ces structures de données de la mémoire dans Windows, quelle est celle qui permet de lister les processus en cours d’exécution ?

  • Réponse 1 : EPROCESS
  • Réponse 2 : Kernel Debugger Data Block (KDBG)
  • Réponse 3 : Kernel Processor Control Region (KPCR)
  • Réponse 4 : Process Environment Block (PEB)

Laïus explicatif : La structure EPROCESS (Executive Process) est utilisée par Windows pour gérer chaque processus en cours d’exécution. Elle contient des informations essentielles comme l’identifiant du processus (PID), l’état, les threads associés, et d’autres données nécessaires au système pour suivre les processus actifs. En analysant les structures EPROCESS, on peut lister les processus actuellement en mémoire. Le PEB est lié à chaque processus de manière individuelle. Enfin le KPCR est nécessaire pour trouver l’adresse du KDB qui à son tour permettra de pointer vers le EPROCESS.  

Jour 9 | Quel est le problème si la suite cryptographique TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 est utilisée avec l'extension encrypt_then_mac pour la sécurité d'une communication TLS ?

  • Réponse 1 : L’algorithme de chiffrement est trop faible

  • Réponse 2 : L’intégrité de la communication n’est pas assurée

  • Réponse 3 : Il n’y a pas la propriété de confidentialité persistante (Perfect Forward Secrecy)

  • Réponse 4 : Le serveur n’est pas correctement authentifié

Laïus explicatif : La bonne réponse est le manque de confidentialité persistante.

La suite TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 utilise la clé publique RSA du serveur pour chiffrer le secret partagé utilisé pour sécuriser les échanges de la session TLS : en cas de compromission de la clé privée du serveur, l’ensemble des échanges des sessions passées peuvent être déchiffrés par un attaquant.
La confidentialité persistante (connue sous le nom de Perfect Forward Secrecy en anglais) consiste en l’utilisation d’un échange Diffie-Hellman éphémère pour négocier le secret partagé, sans utilisation de la clé RSA du serveur.

Jour 8 | Quel est l'avantage d'utiliser un outil de couverture de code lors d'une session de fuzzing ?

  • Réponse 1 : Réduire le temps de fuzzing en optimisant certaines instructions assembleur.

  • Réponse 2 : Utiliser la technique de « pré-chauffage » du harnais (« warming code attack »).

  • Réponse 3 : Pouvoir analyser facilement les sections de code atteintes par le fuzzer.

  • Réponse 4 : Ne pas prendre en compte les vulnérabilités de type use-after-free.

Laïus explicatif : Les outils de couverture de code (“code coverage” en anglais) permettent de savoir avec précision quelles lignes de code d’un programme qui ont réellement été exécutées. Lors d’une session de “fuzzing”, ces outils peuvent aider l’analyste à savoir si les fonctions ciblées ont été atteintes par le fuzzer. Cette technique a notamment été utilisée par un membre de l’équipe Offsec pour trouver une vulnérabilité dans une bibliothèque open-source (voir notre article de blog)

Jour 7 | Quelle est la principale éthique qui doit être prise en compte dans le développement de l’Intelligence Artificielle ?

  • Réponse 1 : L’équité et la non-discrimination

  • Réponse 2 : La transparence des algorithmes utilisés

  • Réponse 3 : La sécurité et la confidentialité des données

  • Réponse 4 : Toutes les réponses

Laïus explicatif : L’équité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux dans le développement de l’IA. Les systèmes d’IA doivent être conçus pour éviter les biais et assurer qu’ils ne favorisent pas des groupes spécifiques au détriment d’autres, afin de garantir un traitement juste et égal pour tous les utilisateurs. La transparence des algorithmes est cruciale. Les utilisateurs doivent comprendre comment les décisions sont prises par l’IA, ce qui inclut la possibilité d’expliquer les résultats ou actions générés par un système d’intelligence artificielle, afin d’éviter des décisions opaques ou injustes. La sécurité et la confidentialité des données sont enfin des préoccupations majeures lorsque l’on développe des systèmes d’IA, car ces technologies peuvent collecter et traiter des informations sensibles, ce qui soulève des questions sur la protection des données personnelles et la vie privée.

Jour 6 | Selon vous, en moyenne combien de ransomware ont eu lieu par jour en 2023 dans le monde ?

  • Réponse 1 : 1 par jour

  • Réponse 2 : 100 par jour

  • Réponse 3 : 30 par jour

  • Réponse 4 : 12 par jour

Laïus explicatif : En moyenne 12 attaques ransomware ont été signalées par jour par des victimes dans le monde en 2023 selon les chiffres d’Almond. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre Threat Landscape.

Jour 5 | Challenge de stéganographie

Réponse : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI, ANJ, Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company et Swift

Etape 1 : Observer l’image, trouver 3 logos cachés (Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company & Swift) et une indication pour chercher dans les métadonnées du fichier. 

Etape 2 : Challenge de stéganographie

En lançant dans son terminal un des outils les plus courants, « binwalk », on trouve une image JPEG dans le PDF. En extrayant les données grâce au même outil et en renommant le fichier en .jpeg, on voit apparaitre une image cachée. Ensuite, en utilisant « steghide », on peut extraire le fichier avec le mot de passe « Almond ». Ce fichier contient une suite de caractère encodée en base64. En la déchiffrant, on obtient les quatre autres certifications : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI et ANJ. 

Jour 4 | Concernant les accompagnements de la nouvelle qualification PACS de l’ANSSI, sur la portée Sécurité des Architectures, quels sont les domaines qui font partie du périmètre possible d’un accompagnement ?

  • Réponse 1 : la sécurité réseau, l’authentification, et l’administration du SI

  • Réponse 2 : la sécurité réseau, la sécurité système, et les mécanismes de chiffrement

  • Réponse 3 : l’administration du SI, le cloisonnement, les sauvegardes, et la stratégie de détection/réponse

  • Réponse 4 : tous ces sujets et plus encore

  • Laïus explicatif : Le référentiel PACS, sur la portée Sécurité des Architectures, porte bien sur tous les sujets liés de près ou de loin aux infrastructures du SI. La liste n’est pas exhaustive et est à adapter à chaque prestation d’accompagnement suivant le périmètre d’intervention. Dans le référentiel, l’ANSSI propose une liste de sujets à adresser dans un rapport PACS page 28 et 29.

    https://cyber.gouv.fr/sites/default/files/document/PACS_referentiel-exigences_v1.0.pdf

Jour 3 | Quel référentiel permet la certification de produits de sécurité ?

  • Réponse 1 : NIS2

  • Réponse 2 : Critères Communs

  • Réponse 3 : PASSI

  • Réponse 4 : ISO27001

Laïus explicatif : Le schéma Critères Communs est un ensemble de normes et méthodologies permettant de cadrer les moyens utilisés pour évaluer, de manière impartiale, la sécurité d’un produit de sécurité (logiciel ou matériel). Ce schéma est reconnu internationalement au travers de plusieurs accords (SOG-IS, CCRA et prochainement EUCC).

Le référentiel PASSI permet la qualification, par l’ANSSI, des prestataires d’audit de la sécurité des SI. ISO27001 est la norme décrivant les bonnes pratiques à suivre dans la mise en place d’un SMSI. Enfin, NIS2 est une directive visant à harmoniser et à renforcer la cybersécurité du marché européen.

Jour 2 | Quel est l’artefact forensique qui permet de prouver une exécution d’un programme sous Windows ?

  • Réponse 1 : JumpList

  • Réponse 2 : ShimCache

  • Réponse 3 : $MFT

  • Réponse 4 : Prefetch

Laïus explicatif : Le Prefetch est un artefact spécifique à Windows qui optimise le chargement des programmes. Lorsqu’un programme est exécuté pour la première fois, Windows crée un fichier dans le dossier C:\Windows\Prefetch, qui contient des informations sur le programme et les ressources qu’il a utilisées. Ces fichiers incluent également des horodatages correspondant à la première et aux dernières exécutions. L’existence d’un fichier Prefetch (.pf) pour un programme est une preuve solide qu’il a été exécuté. C’est l’un des artefacts forensiques les plus fiables pour prouver l’exécution d’un programme.

Jour 1 | Quel texte européen permettra qu’à partir de fin 2027, tous les produits vendus dans l’UE et comprenant des composants numériques seront exempts de vulnérabilités et maintenus pendant tout leur cycle de vie ? #DigitalTrust

  • Réponse 1 : Le Cyber Security Act
  • Réponse 2 : Le Cyber Resilience Act
  • Réponse 3 : La Directive REC
  • Réponse 4 : La Directive NIS2 

Laïus explicatif : Le Cyber Resilience Act, qui a été publié ces derniers jours au Journal Officiel de l’Union Européenne est entré en vigueur le 10 décembre 2024. A compter de cette date, les fabricants et éditeurs doivent adapter leur processus pour pouvoir continuer à vendre des produits au sein de l’UE après le 10/12/2027.

EU Cyber Resilience Act | Shaping Europe’s digital future