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22/01/2025

Témoignage

Almond / Amossys accompagne Tranquil IT sur le renouvellement de certification CSPN

Découvrez le témoignage de Vincent Cardon, Président de Tranquil IT sur leur projet actuel de renouvellement de la certification CSPN de leur le produit WAPT.

Pouvez-vous nous décrire en quelques lignes votre projet de certification CSPN ?

Notre projet actuel concerne un renouvellement de CSPN pour le produit WAPT, la première CSPN de WAPT ayant démarré en 2016 et ayant été obtenue en 2018.

WAPT est un logiciel pour aider les administrateurs système à automatiser le déploiement de logiciels, de configurations, le déploiement de patchs logiciels et système et le déploiement de systèmes d’exploitation Linux, macOS et Windows. WAPT propose également des mécanismes d’audit pour maîtriser la conformité des configurations sur la durée. Enfin, Tranquil IT participe à la sûreté des chaînes d’approvisionnement logicielles de ses clients en proposant plus de 1000 paquetages logiciels testés et provenant de sources vérifiées.

Un outillage comme WAPT agit au coeur du SI avec des niveaux de privilèges élevés, donc son fonctionnement sécurisé est essentiel. Ensuite, même si Tranquil IT pratique par défaut une approche « security by design » dans les développements, confier régulièrement son logiciel à un organisme tiers qui va le torturer impitoyablement apporte des garanties complémentaires aux travaux des développeurs et aux exploitants chez les clients.

Quelles ont été vos motivations initiales pour faire évaluer votre logiciel dans le cadre du schéma CSPN ?

Notre découverte du processus de certification est une histoire assez insolite et très unique. En effet et en 2016, c’est l’ANSSI qui a proposé à Tranquil IT de rentrer WAPT dans le processus CSPN, l’ANSSI ayant repéré dans le logiciel :

  • une véritable capacité à servir utilement, simplement et efficacement le besoin des entreprises et des collectivités françaises
  • et une adhésion déjà acquise par les développeurs de WAPT aux grands principes de sécurité que l’ANSSI promeut.

Tranquil IT a ainsi obtenu la CSPN et la Qualification Élémentaire en 2018 après leur avoir consacré 2 ans.

Quelles améliorations concrètes en termes de sécurité ou de développement avez-vous observées au sein de vos équipes depuis que vous avez entrepris cette démarche ?

Le bénéfice le plus inattendu de l’effort lié à la CSPN a été une adhésion quasi immédiate de toutes les équipes à une nouvelle culture d’entreprise : culture de la sécurité en général et notamment en sécurité informatique et une acceptation d’un nouvel avenir construit autour de l’édition logicielle et de l’expertise de haute voltige.

Comment l’évaluation a-t-elle influencé votre processus de développement, que ce soit en termes de pratiques, de qualité de code ou d’autres aspects ?

La CSPN a eu une influence déterminante sur le destin de Tranquil IT.

Jusqu’à 2018, le métier principal de Tranquil IT avait été l’infogérance et nous avions démarré le développement de WAPT en opensource en 2012 pour améliorer notre quotidien d’infogérant, espérant engager une communauté avec laquelle partager la charge de développement. Hors, passer une CSPN a posé des exigences qui ne permettraient plus à WAPT d’être un logiciel libre, d’autant plus que les contributions tant attendues ne sont jamais arrivées. Les exigences de la CSPN dont on parle ici sont la qualité et la performance du logiciel, la sécurité dans son fonctionnement et dans son exploitation, une documentation complète et fidèle, un support professionnel clairement identifié, un suivi rigoureux des failles dans les librairies internes et externes au logiciel. Donc poursuivre avec un modèle économique « gratuit » ne pouvait plus tenir.

C’est pourquoi Tranquil IT a choisi à partir de 2018 de changer de direction en abandonnant son activité historique d’infogérant pour se concentrer sur le développement et l’expertise autour de son produit WAPT, distribué désormais sous licence propriétaire et payante. Ce choix s’est avéré gagnant, les ventes de licences WAPT progressant organiquement de 40% par an.

Quels bénéfices spécifiques retirez-vous de la certification CSPN sur le plan de la sécurité du logiciel ?

Le renouvellement de notre CSPN pour WAPT s’est accompagné d’une élévation significative du niveau de jeu dans la qualité et la sécurité du logiciel. Plusieurs facteurs y ont contribué :

  • Premièrement, les retours d’expérience des exploitants de WAPT en clientèle nous ont conduit à réduire les options de configuration du logiciel, permettant d’introduire des défauts plus sécurisés et plus sûrs.
  • Deuxièmement, nous nous sommes rendus compte que le logiciel était aussi sécurisé que ses composants externes les moins sécurisés, ce qui a éveillé notre vigilance et nous a conduit à sélectionner avec davantage de soin nos approvisionnements.
  • Enfin, l’expérience accumulée au fil des années des équipes de développement a abouti à leur maîtrise quasi scientifique des concepts complexes de chiffrement, de durcissement et généralement à une maîtrise quasi instinctive du principe du « security by design ».

Avez-vous noté des effets de l’évaluation CSPN dans vos interactions avec vos clients ou partenaires ? Dans quelle mesure cette certification influence-t-elle leur perception de la fiabilité de votre logiciel ?

La label CSPN n’a d’effet que sur les individus et les organisations qui le connaissent et le comprennent, et par conséquent ils respecteront a priori les efforts et la persévérance de l’éditeur qui a obtenu ce label.

De nombreux clients n’intègrent pas encore très bien certains critères véritables de sécurité dans leurs choix de solutions, se rangeant souvent derrière une grande marque à la notoriété réconfortante et qui saura offusquer le vrai coût de ses produits en les embarquant dans des packs « généreux ».

Sinon, la CSPN nous a souvent été utile pour écarter d’un geste les objections de nos clients et partenaires qui s’interrogeaient sur les fonctions de sécurité du logiciel.

Si vous deviez résumer en quelques mots les principaux avantages d’une évaluation CSPN, que diriez-vous ?

 S’il faut employer un mot pour définir le principal avantage d’une évaluation CSPN, je dirais SÉRIEUX.

Pour vous, en quoi une telle évaluation dépasse-t-elle la simple conformité réglementaire et apporte-t-elle une valeur ajoutée durable à votre produit ?

Les réels bénéfices d’une CSPN sont indirects et vont concerner plutôt des enjeux de motivations individuelles et organisationnelles autour d’un objectif ambitieux et structurant.

Je souhaiterais ajouter ici que la démarche CSPN et son effet positif sur la culture de l’entreprise ont permis à l’équipe d’identifier sa menace existentielle, celle qui nécessiterait de fermer boutique par honte et par remord, une histoire de Vents Solaires si vous avez la référence.

Tranquil IT a donc choisi de s’associer avec d’autres partenaires de l’ANSSI, appelés PASSI (Prestataire d’Audit de la Sécurité des Systèmes d’Information) pour l’aider à identifier ses biens sensibles et mettre en place des mesures de protection adaptées.

Quel a été l’apport d’Almond / Amossys  ?

Tranquil IT, basée à Nantes, avait choisi initialement Almond / Amossys pour sa proximité géographique, elle étant basée à Rennes. Les travaux d’un CESTI (Centre d’Évaluation de la Sécurité des Technologies de l’Information) étant très encadrés par l’ANSSI, il s’agit de dire que Tranquil IT a bénéficié d’une prestation conforme sur le point de la CSPN.

Les apports d’Almond / Amossys apparaissent davantage à la marge, comme la co-rédaction de documents (Cible d’Évaluation, document de spécifications cryptographiques, échanges formels avec l’ ANSSI, etc), l’aide à la compréhension des processus d’audit, l’aide à la compréhension des RTE (Rapports Techniques d’Évaluation), etc.

En complément de son accompagnement vers la CSPN, Almond / Amossys nous a permis d’adopter les réflexes de vocabulaire de l’univers de l’audit en cybersécurité et a largement contribué à faire connaître et reconnaître les travaux de Tranquil IT auprès de l’ANSSI. Cette reconnaissance a une grande valeur à une époque de durcissement du contexte géopolitique, réglementaire et de recherche par les clients de solutions sérieuses de résilience stratégique numérique.

Vincent CARDON

Directeur Tranquil IT

Alexandre DELOUP

Directeur du SEAL

Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2025 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 |

Jour 22 | Laquelle de ces menaces n’est pas un cryptoransomware ?

  • Réponse 1 : Lockbit3
  • Réponse 2 : Phobos
  • Réponse 3 : NotPetya
  • Réponse 4 : WannaCry

Laïus explicatif : Bien que NotPetya ressemble à un ransomware, il s’agit en réalité d’un wiper. Ce malware rend indisponible les fichiers de la victime, mais ne fournit aucun moyen de les déchiffrer, même après le paiement de la rançon. L’objectif principal de NotPetya n’est pas l’extorsion financière, mais la destruction de données.
En cas d’incident, voici les coordonnées de notre CERT : [email protected] +33 (0)1 83 75 36 94

Jour 21 | Vous dialoguez via votre terminal avec un service distant et vous vous rendez compte qu'il contient un stack-based overflow. Vous cherchez à l'exploiter à l'aveugle et trouvez finalement l'offset de l'adresse de retour, après avoir contourné les éventuelles protections. Vous cherchez maintenant un stop gadget pour continuer votre exploitation. Quelle est son utilité :

  • Réponse 1 : interrompre à la demande le flux d’exécution du binaire distant le temps de l’exploitation
  • Réponse 2 : obtenir une exécution fiable et maîtrisée avec un comportement reproductible
  • Réponse 3 : pouvoir mettre en pause le binaire temporairement pendant l’envoi de la payload
  • Réponse 4 : pouvoir stopper proprement le binaire afin d’éviter un éventuel crash à la fin de l’exploitation

Laïus explicatif : L’exploitation se déroulant en aveugle, il est nécessaire de trouver une adresse permettant d’obtenir un comportement particulier et reproductible à chaque exécution, comme l’affichage du texte « Bye ». Si une telle adresse est trouvée, elle correspond au stop gadget. Il permettra donc de continuer l’exploitation et de valider ou invalider nos déductions lors de l’exécution du binaire.

Jour 20 | Le terme "spam" pour désigner les messages indésirables provient initialement

  • Réponse 1 : D’une marque de jambon en boîte
  • Réponse 2 : D’un acronyme signifiant « Stupid Pointless Annoying Messages »
  • Réponse 3 : D’un sketch des Monty Python
  • Réponse 4 : D’un code utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale

Laïus explicatif : Ce mot, à l’origine un acronyme de : SPiced hAM (du jambon épicé en boîte vendue par une entreprise américaine), est repris en masse, pour brouiller la conversation, dans un sketch des Monty Python.

Jour 19 | L’acronyme PACS désigne  :

A. Un format permettant la visualisation des images dans l’imagerie médicale

B. Un système d’archivage et de communication d’images dans l’imagerie médicale

C. Un prestataire d’audit et de conseil en cybersécurité

D. Un pacte civil de solidarité

  • Réponse 1 : L’ensemble des réponses
  • Réponse 2 : Réponses C et D
  • Réponse 3 : Réponses B, C et D
  • Réponse 4 : Réponses A, C et D

Laïus explicatif :

Un PACS, dans le secteur de l’imagerie médicale, désigne effectivement un système (et non un format) signifiant « Picturing Archiving and Communication System » permettant de gérer les images médicales grâce à des fonctions d’archivage.

De plus, depuis septembre, l’ANSSI a publié un référentiel d’exigences qui permet aux commanditaires de prestations de sécurité de bénéficier de garanties sur les compétences des prestataires, sur le processus d’accompagnement et de conseil, ainsi que sur la sécurité des systèmes d’information associés. Ce référentiel vise à reconnaître officiellement les prestataires en tant que « Prestataires d’accompagnement et de conseil en sécurité ».
Enfin, en France, le PACS désigne aussi une forme d’union civile dénommée Pacs.

Jour 18 | En quelle année l'ANSSI prévoit de ne plus recommander l'utilisation de certains algorithmes de chiffrement classiques en raison de l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs classiques et de la menace posée par les ordinateurs quantiques ?

  • Réponse 1 : 2026
  • Réponse 2 : 2030
  • Réponse 3 : 2035
  • Réponse 4 : 2050

Laïus explicatif : Dans son dernier avis sur la migration vers la cryptographie post quantique, paru en janvier 2024, l’ANSSI encourage tous les éditeurs à mettre en œuvre dès à présent une hybridation entre la cryptographie standard et la cryptographie post-quantique (pour les produits qui doivent protéger des informations après 2030) et recommande d’utiliser en priorité la cryptographie post-quantique à partir de 2030.  

Jour 17 | Quelle est la dernière course à laquelle j’ai participé ?

  • Réponse 1 : Le Vendée Globe
  • Réponse 2 : National Figaro 3 en équipage
  • Réponse 3 : La Solitaire du Figaro Paprec
  • Réponse 4 : Le Havre Allmercup

Laïus explicatif : Le National Figaro 2024 s’est déroulé du 4 au 6 octobre dernier à Lorient. Thomas et son équipe sont arrivés en 2e position ! Cette course clôture ainsi la saison 2024 sur le circuit Figaro. 

  • Réponse 1 : Aetheris

  • Réponse 2 : Venopie

  • Réponse 3 : Lumidus

  • Réponse 4 : Pandama

Laïus explicatif : Au sein de la plateforme d’attaque – défense M&NTIS, le scénario Pandama propose une kill chain dont l’impact, après compromission du contrôleur de domaine, permet de déployer, par GPO, une charge utile effaçant les données présentes sur les systèmes de fichiers du SI simulé.

Pour rappel, basé sur les technologies d’émulation d’adversaire et de Cyber Range, M&NTIS permet d’exécuter des campagnes d’attaques réalistes afin de challenger dans un environnement immersif les procédures et l’expertise des équipes SOC et CERT. M&NTIS répond ainsi aux enjeux d’amélioration continue de la défense.

Jour 15 | Quel type de menace ne fait pas parti de l’insider threat?

  • Réponse 1 : Malicious
  • Réponse 2 : Ransomware group
  • Réponse 3 : Negligent
  • Réponse 4 : Vendors

Laïus explicatif : Almond a proposé une étude sur la menace interne qui décrit chaque type d’insider. Les groupes de ransomware sont externes à l’entreprise mais peuvent recruter des employées pour récupérer des accès valides et compromettre l’entreprise. Retrouvez l’étude ici.

Jour 14 | Selon vous, quelle proportion des cyberattaques réussies sont liées à une erreur humaine ?

  • Réponse 1 : 40%

  • Réponse 2 : 100%

  • Réponse 3 : 70%

  • Réponse 4 : 90%

Laïus explicatif : 90% des cyberattaques trouvent leur origine dans une erreur humaine. L’erreur humaine en cybersécurité englobe toutes les actions, conscientes ou non, qui exposent les systèmes et les données à des menaces. Cela inclut des gestes apparemment innocents, comme le fait de :

  • Cliquer sur les liens malveillants
  • Utiliser des mots de passe faibles ou partagés
  • Partager des informations sensibles
  • Négliger la mise à jour des logiciels et systèmes
  • Commettre une erreur de configuration ou mal administrer les accès
  • Utiliser des clés USB non sécurisées ou prévenant de sources inconnues

Jour 13 | Almond & Amossys sont présents en France et à l’international pour garantir proximité et réactivité grâce à nos services 24/7. Dans quels pays se trouvent nos équipes ?

  • Réponse 1 : FRA – CHE – AUS – JPN

  • Réponse 2 : FRA – CAN – CHE – KOR

  • Réponse 3 : FRA – AUS – CAN – GBR

  • Réponse 4 : FRA – BEL – ITA – USA

Jour 12 | Challenge OSINT

Val Thorens

Laïus explicatif : Depuis plusieurs années consécutives, notre CSE organise des séjours à Val Thorens pour profiter des sports d’hiver. Que l’on aime dévaler les pistes de ski à toute allure, tenter l’aventure en prenant des cours d’initiation ou simplement déguster une raclette après une randonnée raquette et un passage à la piscine et au sauna, ce séjour est l’occasion de partager des moments convivaux avec ses collègues ! TIC, TAC, le prochain séjour ski approche à grands pas !

Jour 11 | Parmi ces propositions, quelle technique Mitre Atta&ck est la plus utilisée par les attaquants ?

  • Réponse 1 : OS Credential Dumping
  • Réponse 2 : Valid Account
  • Réponse 3 : Impair Defenses
  • Réponse 4 : Remote services

Laïus explicatif : L’achat ou la récupération de comptes valides sont de plus en plus commun. Certains cybercriminels appelés Initial Access Broker se spécialisent dans la compromission de victimes dans le but de récupérer des identifiants valides qui seront ensuite vendus à d’autres cybercriminels comme les groupes de ransomware.

Jour 10 | Parmi ces structures de données de la mémoire dans Windows, quelle est celle qui permet de lister les processus en cours d’exécution ?

  • Réponse 1 : EPROCESS
  • Réponse 2 : Kernel Debugger Data Block (KDBG)
  • Réponse 3 : Kernel Processor Control Region (KPCR)
  • Réponse 4 : Process Environment Block (PEB)

Laïus explicatif : La structure EPROCESS (Executive Process) est utilisée par Windows pour gérer chaque processus en cours d’exécution. Elle contient des informations essentielles comme l’identifiant du processus (PID), l’état, les threads associés, et d’autres données nécessaires au système pour suivre les processus actifs. En analysant les structures EPROCESS, on peut lister les processus actuellement en mémoire. Le PEB est lié à chaque processus de manière individuelle. Enfin le KPCR est nécessaire pour trouver l’adresse du KDB qui à son tour permettra de pointer vers le EPROCESS.  

Jour 9 | Quel est le problème si la suite cryptographique TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 est utilisée avec l'extension encrypt_then_mac pour la sécurité d'une communication TLS ?

  • Réponse 1 : L’algorithme de chiffrement est trop faible

  • Réponse 2 : L’intégrité de la communication n’est pas assurée

  • Réponse 3 : Il n’y a pas la propriété de confidentialité persistante (Perfect Forward Secrecy)

  • Réponse 4 : Le serveur n’est pas correctement authentifié

Laïus explicatif : La bonne réponse est le manque de confidentialité persistante.

La suite TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 utilise la clé publique RSA du serveur pour chiffrer le secret partagé utilisé pour sécuriser les échanges de la session TLS : en cas de compromission de la clé privée du serveur, l’ensemble des échanges des sessions passées peuvent être déchiffrés par un attaquant.
La confidentialité persistante (connue sous le nom de Perfect Forward Secrecy en anglais) consiste en l’utilisation d’un échange Diffie-Hellman éphémère pour négocier le secret partagé, sans utilisation de la clé RSA du serveur.

Jour 8 | Quel est l'avantage d'utiliser un outil de couverture de code lors d'une session de fuzzing ?

  • Réponse 1 : Réduire le temps de fuzzing en optimisant certaines instructions assembleur.

  • Réponse 2 : Utiliser la technique de « pré-chauffage » du harnais (« warming code attack »).

  • Réponse 3 : Pouvoir analyser facilement les sections de code atteintes par le fuzzer.

  • Réponse 4 : Ne pas prendre en compte les vulnérabilités de type use-after-free.

Laïus explicatif : Les outils de couverture de code (“code coverage” en anglais) permettent de savoir avec précision quelles lignes de code d’un programme qui ont réellement été exécutées. Lors d’une session de “fuzzing”, ces outils peuvent aider l’analyste à savoir si les fonctions ciblées ont été atteintes par le fuzzer. Cette technique a notamment été utilisée par un membre de l’équipe Offsec pour trouver une vulnérabilité dans une bibliothèque open-source (voir notre article de blog)

Jour 7 | Quelle est la principale éthique qui doit être prise en compte dans le développement de l’Intelligence Artificielle ?

  • Réponse 1 : L’équité et la non-discrimination

  • Réponse 2 : La transparence des algorithmes utilisés

  • Réponse 3 : La sécurité et la confidentialité des données

  • Réponse 4 : Toutes les réponses

Laïus explicatif : L’équité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux dans le développement de l’IA. Les systèmes d’IA doivent être conçus pour éviter les biais et assurer qu’ils ne favorisent pas des groupes spécifiques au détriment d’autres, afin de garantir un traitement juste et égal pour tous les utilisateurs. La transparence des algorithmes est cruciale. Les utilisateurs doivent comprendre comment les décisions sont prises par l’IA, ce qui inclut la possibilité d’expliquer les résultats ou actions générés par un système d’intelligence artificielle, afin d’éviter des décisions opaques ou injustes. La sécurité et la confidentialité des données sont enfin des préoccupations majeures lorsque l’on développe des systèmes d’IA, car ces technologies peuvent collecter et traiter des informations sensibles, ce qui soulève des questions sur la protection des données personnelles et la vie privée.

Jour 6 | Selon vous, en moyenne combien de ransomware ont eu lieu par jour en 2023 dans le monde ?

  • Réponse 1 : 1 par jour

  • Réponse 2 : 100 par jour

  • Réponse 3 : 30 par jour

  • Réponse 4 : 12 par jour

Laïus explicatif : En moyenne 12 attaques ransomware ont été signalées par jour par des victimes dans le monde en 2023 selon les chiffres d’Almond. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre Threat Landscape.

Jour 5 | Challenge de stéganographie

Réponse : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI, ANJ, Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company et Swift

Etape 1 : Observer l’image, trouver 3 logos cachés (Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company & Swift) et une indication pour chercher dans les métadonnées du fichier. 

Etape 2 : Challenge de stéganographie

En lançant dans son terminal un des outils les plus courants, « binwalk », on trouve une image JPEG dans le PDF. En extrayant les données grâce au même outil et en renommant le fichier en .jpeg, on voit apparaitre une image cachée. Ensuite, en utilisant « steghide », on peut extraire le fichier avec le mot de passe « Almond ». Ce fichier contient une suite de caractère encodée en base64. En la déchiffrant, on obtient les quatre autres certifications : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI et ANJ. 

Jour 4 | Concernant les accompagnements de la nouvelle qualification PACS de l’ANSSI, sur la portée Sécurité des Architectures, quels sont les domaines qui font partie du périmètre possible d’un accompagnement ?

  • Réponse 1 : la sécurité réseau, l’authentification, et l’administration du SI

  • Réponse 2 : la sécurité réseau, la sécurité système, et les mécanismes de chiffrement

  • Réponse 3 : l’administration du SI, le cloisonnement, les sauvegardes, et la stratégie de détection/réponse

  • Réponse 4 : tous ces sujets et plus encore

  • Laïus explicatif : Le référentiel PACS, sur la portée Sécurité des Architectures, porte bien sur tous les sujets liés de près ou de loin aux infrastructures du SI. La liste n’est pas exhaustive et est à adapter à chaque prestation d’accompagnement suivant le périmètre d’intervention. Dans le référentiel, l’ANSSI propose une liste de sujets à adresser dans un rapport PACS page 28 et 29.

    https://cyber.gouv.fr/sites/default/files/document/PACS_referentiel-exigences_v1.0.pdf

Jour 3 | Quel référentiel permet la certification de produits de sécurité ?

  • Réponse 1 : NIS2

  • Réponse 2 : Critères Communs

  • Réponse 3 : PASSI

  • Réponse 4 : ISO27001

Laïus explicatif : Le schéma Critères Communs est un ensemble de normes et méthodologies permettant de cadrer les moyens utilisés pour évaluer, de manière impartiale, la sécurité d’un produit de sécurité (logiciel ou matériel). Ce schéma est reconnu internationalement au travers de plusieurs accords (SOG-IS, CCRA et prochainement EUCC).

Le référentiel PASSI permet la qualification, par l’ANSSI, des prestataires d’audit de la sécurité des SI. ISO27001 est la norme décrivant les bonnes pratiques à suivre dans la mise en place d’un SMSI. Enfin, NIS2 est une directive visant à harmoniser et à renforcer la cybersécurité du marché européen.

Jour 2 | Quel est l’artefact forensique qui permet de prouver une exécution d’un programme sous Windows ?

  • Réponse 1 : JumpList

  • Réponse 2 : ShimCache

  • Réponse 3 : $MFT

  • Réponse 4 : Prefetch

Laïus explicatif : Le Prefetch est un artefact spécifique à Windows qui optimise le chargement des programmes. Lorsqu’un programme est exécuté pour la première fois, Windows crée un fichier dans le dossier C:\Windows\Prefetch, qui contient des informations sur le programme et les ressources qu’il a utilisées. Ces fichiers incluent également des horodatages correspondant à la première et aux dernières exécutions. L’existence d’un fichier Prefetch (.pf) pour un programme est une preuve solide qu’il a été exécuté. C’est l’un des artefacts forensiques les plus fiables pour prouver l’exécution d’un programme.

Jour 1 | Quel texte européen permettra qu’à partir de fin 2027, tous les produits vendus dans l’UE et comprenant des composants numériques seront exempts de vulnérabilités et maintenus pendant tout leur cycle de vie ? #DigitalTrust

  • Réponse 1 : Le Cyber Security Act
  • Réponse 2 : Le Cyber Resilience Act
  • Réponse 3 : La Directive REC
  • Réponse 4 : La Directive NIS2 

Laïus explicatif : Le Cyber Resilience Act, qui a été publié ces derniers jours au Journal Officiel de l’Union Européenne est entré en vigueur le 10 décembre 2024. A compter de cette date, les fabricants et éditeurs doivent adapter leur processus pour pouvoir continuer à vendre des produits au sein de l’UE après le 10/12/2027.

EU Cyber Resilience Act | Shaping Europe’s digital future