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08/04/2026

Cybersecurity Insights

Data protection : les erreurs qui peuvent compromettre la réussite d’un projet DLP

La donnée est considérée comme l’or noir du 21ᵉ siècle : sa maîtrise et son exploitation permettent de bâtir des empires, les GAFA en sont des exemples typiques. Avec l’essor des IA qui s’entraînent en continu, la donnée est devenue centrale dans de nombreux processus. Sans aller dans ces sphères technologiques, la plupart des entreprises, quelle que soit leur taille, ont compris qu’une bonne connaissance de leur marché et de leurs clients passe par une bonne maîtrise de leurs données. Ce “cœur” de valeur attire évidemment les convoitises.

La donnée est désormais prise pour cible quasi systématiquement, qu’il s’agisse de la voler pour la revendre, de l’exploiter à des fins concurrentielles ou de la détruire ou menacer de la détruire (ransomware). Dans tous les cas, l’enjeu est de la protéger. C’est là qu’entrent en jeu les activités de data protection, et qu’on commence à parler de Data Leak Prevention (DLP). Lorsqu’on veut prévenir la fuite d’information, le réflexe est souvent de se focaliser d’emblée sur les solutions techniques. Or, de notre expérience, le choix de l’outil devrait venir en dernier. Toute une série de prérequis, essentiellement organisationnels, devraient être traités avant même de lancer une évaluation de solutions. Qui n’a pas déjà entendu : projet DLP décevant, trop de faux positifs, fuites bien réelles non détectées, budgets qui explosent au fil des ajouts de fonctionnalités, solutions complexes à utiliser, véritables “usines à gaz” qui découragent les équipes et décrédibilisent les responsables sécurité. L’objet de cet article est de mettre en lumière les principales erreurs qui peuvent gravement compromettre la réussite d’un projet DLP, en couvrant aussi bien les aspects organisationnels que techniques.

Les erreurs principales à ne pas commettre

Choisir trop tôt une solution technique

Mettre en place un dispositif de lutte contre la fuite d’information est d’abord un projet métier. Tant que le travail de compréhension des activités métiers et des données manipulées n’est pas fait, il est inutile de choisir ou même de présélectionner une solution technique. Comprendre les métiers, c’est comprendre les données qu’ils utilisent, produisent et échangent, ainsi que l’importance de ces données pour leur activité. Cette compréhension, côté équipe cyber, permet de mesurer la complexité des informations qui devront être identifiées par les solutions DLP. La plupart des outils savent très bien gérer des données simples, reposant sur des dictionnaires (nom, prénom, email, téléphone…). Mais les données sensibles vont bien au‑delà en général : rapports de risques, données de fabrication, coûts unitaires, remises différenciées selon les fournisseurs, plans, procédés techniques originaux, etc. Leur structure et leur contexte mettent rapidement à l’épreuve les capacités de modélisation des solutions. Nous avons par exemple rencontré, dans le domaine du génie génétique, des fichiers text based, en extension.fastq, lisibles avec un simple Notepad mais non traités par la plupart des solutions DLP, car celles‑ci s’appuient sur l’extension du fichier pour décider si le contenu est analysable. Il n’existe pas de solution miracle qui fonctionnerait immédiatement pour n’importe quelle organisation. Selon le type de données, l’architecture du SI et les objectifs, une solution efficace pour une entreprise peut être inadaptée pour une autre.

Mauvaise compréhension de la donnée sensible

Cette première erreur en amène une seconde : ne pas avoir une vision claire de ce qu’est une donnée sensible, du point de vue des métiers. Comprendre une donnée sensible, c’est aller au‑delà d’une définition théorique ; c’est prendre connaissance des activités de l’organisation, mais aussi “vivre” la vie des lignes métiers pour assimiler leur business. Un conseil souvent donné à un CISO qui débute est d’aller au‑devant des métiers : les rencontrer, comprendre leur travail, leurs outils, leurs problèmes. Au‑delà du bénéfice relationnel, c’est un prérequis pour appréhender des risques qui ne remontent pas par les circuits standards et mesurer la difficulté de déployer des mesures de sécurité parfois éloignées des préoccupations opérationnelles des lignes métiers. Dans une organisation qui ne dispose ni de politique de classification ni de communication sur la notion de données sensibles, il sera difficile d’identifier les données à protéger en priorité. Si la base même de ce que l’on veut protéger n’est pas définie, le choix et la mise en œuvre d’une solution DLP seront forcément compliqués. Pour autant, l’identification de données sensibles ne nécessite pas systématiquement une politique de classification lourde. Quelques questions pragmatiques permettent déjà d’avancer. En caricaturant, demander à un manager s’il serait à l’aise de voir un document publié sur une page Facebook publique permet déjà de distinguer une donnée publique d’une donnée interne ou sensible. L’exemple est simple, mais repose sur une approche méthodologique : qualifier la sensibilité au travers de l’impact d’une fuite d’information. La difficulté réside moins dans la complexité conceptuelle que dans le temps à dégager pour aller à la rencontre des métiers et échanger sur un sujet souvent nouveau pour eux.

Ne pas disposer d’un one pager de classification

Qu’une politique de classification existe déjà ou non, il est nécessaire de disposer d’une grille simple – un “one‑pager” – permettant à un utilisateur de classifier rapidement les données qu’il manipule. Lorsque la politique existe, nous constatons très souvent que le document est long, complexe, difficile à lire et à transposer dans le quotidien. L’utilisateur standard ne sait pas comment l’appliquer, et, faute de temps, renonce. Dans ce contexte, même en rencontrant les métiers, on se heurte à un problème : il manque un outil simple pour réaliser ce travail de classification. Il faut donc simplifier la politique existante en une matrice claire, indiquant les niveaux de sensibilité et les critères associés. Quand aucune politique n’est présente, il faut au moins construire une première ébauche avant de lancer les entretiens avec les métiers. C’est là où la compréhension des activités métiers devient un vrai levier pour les équipes sécurité : elle évite que la “cyber” reste dans une tour d’ivoire, déconnectée de la réalité.

Négliger l’accompagnement du changement et la communication

Déployer un système DLP implique de classifier et de labéliser les documents. Qu’elle soit automatique, manuelle ou hybride, la labélisation sera visible par les utilisateurs : labels sur les documents, messages, restrictions de partage. Sans accompagnement structuré, clair, porté par un sponsor interne, ces actions risquent de se heurter à des résistances ou à un manque d’adhésion. Or, l’utilisateur est celui qui connaît le mieux la sensibilité de ses données et qui les manipule au quotidien. Les actions de communication/change doivent être envisagées de manière récurrente : messages internes, webinaires, supports disponibles, relais par le management. Plus elles seront diffusées, plus l’adoption de la classification et de la labélisation sera ancrée dans les comportements. Ce point est aussi important que le choix de la solution technique, mais il est souvent sous‑estimé, faute de ressources ou de visibilité sur son importance.

Ne pas définir la gouvernance des alertes DLP

Une fois les données sensibles identifiées et les utilisateurs préparés, une autre erreur fréquente consiste à ne pas anticiper, avant le déploiement, la gouvernance des alertes DLP que la solution va remonter. Comment seront traitées les alertes ? Qui aura le droit d’investiguer, et jusqu’à quel niveau de détail ? Comment les personnes impliquées seront-elles prévenues ? Quels seront les workflows de décision et les éventuelles sanctions ? Toutes ces questions doivent être traitées avant le passage en mode run, sous peine de disposer d’un outil qui remonte des alertes sans qu’elles puissent être analysées correctement ou dans des délais compatibles avec la gravité potentielle des fuites. Ces questions touchent à la structure même de l’entreprise : prise de responsabilité, niveau de confiance donné aux équipes d’analyse, éventuelle externalisation, rôle des RH, du juridique, du DPO, des managers. Chaque entreprise a sa culture, mais certains principes sont communs :

  • Un pouvoir d’investigation complet doit être donné à une équipe identifiée : on ne peut pas se contenter de lire un libellé, il faut pouvoir inspecter le contenu.
  • Un dispositif de contrôle de second niveau doit exister pour rassurer la direction sur les garde-fous.
  • Des échelles d’escalade doivent être définies selon la criticité de l’alerte, avec les intervenants associés.

Notre expérience nous a démontrés que les alertes critiques font intervenir directement un représentant RH, le DPO, le CISO, un membre de la direction, un représentant des risques et le manager de l’employé concerné en cas de fuite interne, afin de garantir un traitement homogène et une représentativité équilibrée.

Ne pas analyser la solution DLP par rapport à l’écosystème SOC/IT

Avec la diffusion des environnements cloud et le recours à des services SOC/SIEM, le choix d’une solution DLP doit être réalisé en tenant compte de l’architecture de cyber détection globale, qu’elle soit externalisée ou non. Les alertes DLP s’ajoutent aux autres alertes que les équipes cyber doivent traiter. Elles ne doivent plus être considérées isolément, mais intégrées dans les scénarios d’intrusion possibles. Une fuite d’information peut être le fait d’un interne (malveillant ou non) ou la conséquence d’une intrusion externe. Dans ce dernier cas, l’activité de fuite et son alerte doivent être corrélées à l’ensemble des indicateurs de compromission (IOC) : accès non autorisés, comportements anormaux, mouvements latéraux, élévations de privilèges, etc. Le choix d’une solution DLP doit donc s’entendre par rapport à ses capacités d’interconnexion et d’intégration avec le reste du dispositif de surveillance. Le cas typique est Purview, qui s’intègre dans l’écosystème de sécurité Microsoft et permet un traitement des alertes orienté “data centric first”, où l’accès et la manipulation de la donnée définissent le scénario de piratage. À l’inverse, une solution peu interopérable alourdira le traitement des alertes et réduira l’efficience globale du dispositif.

Ne pas avoir conscience des limites de la labellisation

“Si j’ai labélisé correctement tous mes documents, mon système DLP sera parfaitement opérationnel.” Cette affirmation repose sur un postulat faux : celui que tout document peut faire l’objet d’une labélisation, ce qui n’est pas le cas. Un système DLP ne doit pas s’appuyer exclusivement sur les labels. Ceux-ci peuvent, selon la configuration, être à la main de l’utilisateur, avec le risque d’erreurs ou de contournements, et tous les documents ne peuvent pas forcément être labélisés du fait de formats particuliers. Connaître ces limites et les communiquer à la Direction évite les déconvenues sur la perception du projet. Cela pèse aussi dans le choix de la solution : certaines lacunes de labélisation peuvent être compensées par d’autres mesures (contrôles de contenu, règles contextuelles, restrictions d’usage), d’autres non.

Ne pas identifier au préalable les canaux de fuite

Déployer une solution DLP sans avoir identifié au préalable les canaux de fuite revient à risquer la surprotection de certains flux et à laisser des angles morts ailleurs. La plupart des entreprises ont déjà mis en place des mesures de sécurité basiques : filtrage internet, contrôles d’accès sur les serveurs de fichiers, Conditional Access pour des environnements cloud, etc. Ces mesures ne sont pas nécessairement “DLP orientées”, mais réduisent déjà certains risques. La question centrale devient alors : à quel niveau se situe cette réduction, et, au regard des impacts possibles, est-il nécessaire d’ajouter des contrôles DLP ? Une approche pragmatique consiste à partir d’un postulat simple : où qu’elle se trouve, on suppose que la donnée est accessible à un malveillant. Sur cette base, on recense tous les canaux par lesquels elle pourrait sortir : email, stockage cloud externe, supports amovibles, impression, capture d’écran, flux applicatifs, API, etc. Ce nombre de canaux est nécessairement plus faible que l’ensemble des sources de données, ce qui rend l’analyse plus accessible. Ces canaux doivent être identifiés en tenant compte de l’infrastructure réelle (réseau, firewalling, durcissement des postes et serveurs, couches de protection existantes). La difficulté, pour l’équipe cyber, est de bien recenser ces mesures et d’en évaluer l’efficience. Une fois ce travail effectué, chaque canal est analysé sous deux angles : le risque de fuite potentiel et l’efficacité des contrôles existants (blocage, audit). Les faiblesses constatées guident ensuite la décision de compléter ou non par une solution ou des règles DLP.

Vouloir tout faire tout de suite

Dernière erreur, qui dépasse le seul cadre du DLP : vouloir tout faire en un seul projet. Cet article a souligné la complexité de ce type de démarche, qui demande des phasages spécifiques selon la nature des actions (organisationnelles, techniques, échanges métiers) et les ressources disponibles. Intégrer l’ensemble dans un projet unique présente plusieurs difficultés :

  • Date de fin potentiellement très éloignée, compliquée à porter en communication ;
  • Problèmes rencontrés sur certaines phases assimilés au projet global, avec un impact sur la position du sponsor ;
  • Lisibilité réduite des dépendances entre composants ;
  • Responsabilité lourde pour un chef de projet unique, surtout si plusieurs départements sont impliqués.

Le conseil est de considérer un programme de mise en place de la data protection. Chaque projet du programme modélise une phase spécifique de la mise en place de la protection DLP, ce qui permet d’en mieux appréhender les difficultés, de définir les responsabilités et d’allouer les ressources et budgets de manière plus fine. Contrairement aux idées reçues, un programme offre souvent une flexibilité de suivi plus grande qu’un projet monolithique.

Conclusion

Un projet DLP est bien plus qu’un simple déploiement d’outil. Une préparation organisationnelle en amont est nécessaire (compréhension des métiers, identification des types de données sensibles, définition des workflows de traitement), complétée par une préparation technique (identification des canaux de fuite, compréhension des limites de la labélisation, intégration avec l’écosystème SOC/IT). L’ensemble doit être intégré dans un programme de data protection, qui scinde les différentes étapes avant le déploiement complet d’une solution. Cette approche permet de présenter progressivement les briques fondatrices qui contribueront à atteindre la cible finale, plutôt que de porter un projet massif avec une date de mise en place trop éloignée, difficile à défendre en termes de communication et de visibilité managériale. Chaque erreur mentionnée peut faire l’objet d’un sous‑projet individuel, avec ses ressources et son budget, pour construire progressivement la cible globale. Prises une par une, ces erreurs ne représentent pas une complexité insurmontable ; au contraire, leur prise en compte structurée est une source d’efficience pour l’ensemble du dispositif DLP.

Dominique ASSING

Directeur Almond Suisse

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Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2025 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 |

Jour 22 | Laquelle de ces menaces n’est pas un cryptoransomware ?

  • Réponse 1 : Lockbit3
  • Réponse 2 : Phobos
  • Réponse 3 : NotPetya
  • Réponse 4 : WannaCry

Laïus explicatif : Bien que NotPetya ressemble à un ransomware, il s’agit en réalité d’un wiper. Ce malware rend indisponible les fichiers de la victime, mais ne fournit aucun moyen de les déchiffrer, même après le paiement de la rançon. L’objectif principal de NotPetya n’est pas l’extorsion financière, mais la destruction de données.
En cas d’incident, voici les coordonnées de notre CERT : [email protected] +33 (0)1 83 75 36 94

Jour 21 | Vous dialoguez via votre terminal avec un service distant et vous vous rendez compte qu'il contient un stack-based overflow. Vous cherchez à l'exploiter à l'aveugle et trouvez finalement l'offset de l'adresse de retour, après avoir contourné les éventuelles protections. Vous cherchez maintenant un stop gadget pour continuer votre exploitation. Quelle est son utilité :

  • Réponse 1 : interrompre à la demande le flux d’exécution du binaire distant le temps de l’exploitation
  • Réponse 2 : obtenir une exécution fiable et maîtrisée avec un comportement reproductible
  • Réponse 3 : pouvoir mettre en pause le binaire temporairement pendant l’envoi de la payload
  • Réponse 4 : pouvoir stopper proprement le binaire afin d’éviter un éventuel crash à la fin de l’exploitation

Laïus explicatif : L’exploitation se déroulant en aveugle, il est nécessaire de trouver une adresse permettant d’obtenir un comportement particulier et reproductible à chaque exécution, comme l’affichage du texte « Bye ». Si une telle adresse est trouvée, elle correspond au stop gadget. Il permettra donc de continuer l’exploitation et de valider ou invalider nos déductions lors de l’exécution du binaire.

Jour 20 | Le terme "spam" pour désigner les messages indésirables provient initialement

  • Réponse 1 : D’une marque de jambon en boîte
  • Réponse 2 : D’un acronyme signifiant « Stupid Pointless Annoying Messages »
  • Réponse 3 : D’un sketch des Monty Python
  • Réponse 4 : D’un code utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale

Laïus explicatif : Ce mot, à l’origine un acronyme de : SPiced hAM (du jambon épicé en boîte vendue par une entreprise américaine), est repris en masse, pour brouiller la conversation, dans un sketch des Monty Python.

Jour 19 | L’acronyme PACS désigne  :

A. Un format permettant la visualisation des images dans l’imagerie médicale

B. Un système d’archivage et de communication d’images dans l’imagerie médicale

C. Un prestataire d’audit et de conseil en cybersécurité

D. Un pacte civil de solidarité

  • Réponse 1 : L’ensemble des réponses
  • Réponse 2 : Réponses C et D
  • Réponse 3 : Réponses B, C et D
  • Réponse 4 : Réponses A, C et D

Laïus explicatif :

Un PACS, dans le secteur de l’imagerie médicale, désigne effectivement un système (et non un format) signifiant « Picturing Archiving and Communication System » permettant de gérer les images médicales grâce à des fonctions d’archivage.

De plus, depuis septembre, l’ANSSI a publié un référentiel d’exigences qui permet aux commanditaires de prestations de sécurité de bénéficier de garanties sur les compétences des prestataires, sur le processus d’accompagnement et de conseil, ainsi que sur la sécurité des systèmes d’information associés. Ce référentiel vise à reconnaître officiellement les prestataires en tant que « Prestataires d’accompagnement et de conseil en sécurité ».
Enfin, en France, le PACS désigne aussi une forme d’union civile dénommée Pacs.

Jour 18 | En quelle année l'ANSSI prévoit de ne plus recommander l'utilisation de certains algorithmes de chiffrement classiques en raison de l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs classiques et de la menace posée par les ordinateurs quantiques ?

  • Réponse 1 : 2026
  • Réponse 2 : 2030
  • Réponse 3 : 2035
  • Réponse 4 : 2050

Laïus explicatif : Dans son dernier avis sur la migration vers la cryptographie post quantique, paru en janvier 2024, l’ANSSI encourage tous les éditeurs à mettre en œuvre dès à présent une hybridation entre la cryptographie standard et la cryptographie post-quantique (pour les produits qui doivent protéger des informations après 2030) et recommande d’utiliser en priorité la cryptographie post-quantique à partir de 2030.  

Jour 17 | Quelle est la dernière course à laquelle j’ai participé ?

  • Réponse 1 : Le Vendée Globe
  • Réponse 2 : National Figaro 3 en équipage
  • Réponse 3 : La Solitaire du Figaro Paprec
  • Réponse 4 : Le Havre Allmercup

Laïus explicatif : Le National Figaro 2024 s’est déroulé du 4 au 6 octobre dernier à Lorient. Thomas et son équipe sont arrivés en 2e position ! Cette course clôture ainsi la saison 2024 sur le circuit Figaro. 

  • Réponse 1 : Aetheris

  • Réponse 2 : Venopie

  • Réponse 3 : Lumidus

  • Réponse 4 : Pandama

Laïus explicatif : Au sein de la plateforme d’attaque – défense M&NTIS, le scénario Pandama propose une kill chain dont l’impact, après compromission du contrôleur de domaine, permet de déployer, par GPO, une charge utile effaçant les données présentes sur les systèmes de fichiers du SI simulé.

Pour rappel, basé sur les technologies d’émulation d’adversaire et de Cyber Range, M&NTIS permet d’exécuter des campagnes d’attaques réalistes afin de challenger dans un environnement immersif les procédures et l’expertise des équipes SOC et CERT. M&NTIS répond ainsi aux enjeux d’amélioration continue de la défense.

Jour 15 | Quel type de menace ne fait pas parti de l’insider threat?

  • Réponse 1 : Malicious
  • Réponse 2 : Ransomware group
  • Réponse 3 : Negligent
  • Réponse 4 : Vendors

Laïus explicatif : Almond a proposé une étude sur la menace interne qui décrit chaque type d’insider. Les groupes de ransomware sont externes à l’entreprise mais peuvent recruter des employées pour récupérer des accès valides et compromettre l’entreprise. Retrouvez l’étude ici.

Jour 14 | Selon vous, quelle proportion des cyberattaques réussies sont liées à une erreur humaine ?

  • Réponse 1 : 40%

  • Réponse 2 : 100%

  • Réponse 3 : 70%

  • Réponse 4 : 90%

Laïus explicatif : 90% des cyberattaques trouvent leur origine dans une erreur humaine. L’erreur humaine en cybersécurité englobe toutes les actions, conscientes ou non, qui exposent les systèmes et les données à des menaces. Cela inclut des gestes apparemment innocents, comme le fait de :

  • Cliquer sur les liens malveillants
  • Utiliser des mots de passe faibles ou partagés
  • Partager des informations sensibles
  • Négliger la mise à jour des logiciels et systèmes
  • Commettre une erreur de configuration ou mal administrer les accès
  • Utiliser des clés USB non sécurisées ou prévenant de sources inconnues

Jour 13 | Almond & Amossys sont présents en France et à l’international pour garantir proximité et réactivité grâce à nos services 24/7. Dans quels pays se trouvent nos équipes ?

  • Réponse 1 : FRA – CHE – AUS – JPN

  • Réponse 2 : FRA – CAN – CHE – KOR

  • Réponse 3 : FRA – AUS – CAN – GBR

  • Réponse 4 : FRA – BEL – ITA – USA

Jour 12 | Challenge OSINT

Val Thorens

Laïus explicatif : Depuis plusieurs années consécutives, notre CSE organise des séjours à Val Thorens pour profiter des sports d’hiver. Que l’on aime dévaler les pistes de ski à toute allure, tenter l’aventure en prenant des cours d’initiation ou simplement déguster une raclette après une randonnée raquette et un passage à la piscine et au sauna, ce séjour est l’occasion de partager des moments convivaux avec ses collègues ! TIC, TAC, le prochain séjour ski approche à grands pas !

Jour 11 | Parmi ces propositions, quelle technique Mitre Atta&ck est la plus utilisée par les attaquants ?

  • Réponse 1 : OS Credential Dumping
  • Réponse 2 : Valid Account
  • Réponse 3 : Impair Defenses
  • Réponse 4 : Remote services

Laïus explicatif : L’achat ou la récupération de comptes valides sont de plus en plus commun. Certains cybercriminels appelés Initial Access Broker se spécialisent dans la compromission de victimes dans le but de récupérer des identifiants valides qui seront ensuite vendus à d’autres cybercriminels comme les groupes de ransomware.

Jour 10 | Parmi ces structures de données de la mémoire dans Windows, quelle est celle qui permet de lister les processus en cours d’exécution ?

  • Réponse 1 : EPROCESS
  • Réponse 2 : Kernel Debugger Data Block (KDBG)
  • Réponse 3 : Kernel Processor Control Region (KPCR)
  • Réponse 4 : Process Environment Block (PEB)

Laïus explicatif : La structure EPROCESS (Executive Process) est utilisée par Windows pour gérer chaque processus en cours d’exécution. Elle contient des informations essentielles comme l’identifiant du processus (PID), l’état, les threads associés, et d’autres données nécessaires au système pour suivre les processus actifs. En analysant les structures EPROCESS, on peut lister les processus actuellement en mémoire. Le PEB est lié à chaque processus de manière individuelle. Enfin le KPCR est nécessaire pour trouver l’adresse du KDB qui à son tour permettra de pointer vers le EPROCESS.  

Jour 9 | Quel est le problème si la suite cryptographique TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 est utilisée avec l'extension encrypt_then_mac pour la sécurité d'une communication TLS ?

  • Réponse 1 : L’algorithme de chiffrement est trop faible

  • Réponse 2 : L’intégrité de la communication n’est pas assurée

  • Réponse 3 : Il n’y a pas la propriété de confidentialité persistante (Perfect Forward Secrecy)

  • Réponse 4 : Le serveur n’est pas correctement authentifié

Laïus explicatif : La bonne réponse est le manque de confidentialité persistante.

La suite TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 utilise la clé publique RSA du serveur pour chiffrer le secret partagé utilisé pour sécuriser les échanges de la session TLS : en cas de compromission de la clé privée du serveur, l’ensemble des échanges des sessions passées peuvent être déchiffrés par un attaquant.
La confidentialité persistante (connue sous le nom de Perfect Forward Secrecy en anglais) consiste en l’utilisation d’un échange Diffie-Hellman éphémère pour négocier le secret partagé, sans utilisation de la clé RSA du serveur.

Jour 8 | Quel est l'avantage d'utiliser un outil de couverture de code lors d'une session de fuzzing ?

  • Réponse 1 : Réduire le temps de fuzzing en optimisant certaines instructions assembleur.

  • Réponse 2 : Utiliser la technique de « pré-chauffage » du harnais (« warming code attack »).

  • Réponse 3 : Pouvoir analyser facilement les sections de code atteintes par le fuzzer.

  • Réponse 4 : Ne pas prendre en compte les vulnérabilités de type use-after-free.

Laïus explicatif : Les outils de couverture de code (“code coverage” en anglais) permettent de savoir avec précision quelles lignes de code d’un programme qui ont réellement été exécutées. Lors d’une session de “fuzzing”, ces outils peuvent aider l’analyste à savoir si les fonctions ciblées ont été atteintes par le fuzzer. Cette technique a notamment été utilisée par un membre de l’équipe Offsec pour trouver une vulnérabilité dans une bibliothèque open-source (voir notre article de blog)

Jour 7 | Quelle est la principale éthique qui doit être prise en compte dans le développement de l’Intelligence Artificielle ?

  • Réponse 1 : L’équité et la non-discrimination

  • Réponse 2 : La transparence des algorithmes utilisés

  • Réponse 3 : La sécurité et la confidentialité des données

  • Réponse 4 : Toutes les réponses

Laïus explicatif : L’équité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux dans le développement de l’IA. Les systèmes d’IA doivent être conçus pour éviter les biais et assurer qu’ils ne favorisent pas des groupes spécifiques au détriment d’autres, afin de garantir un traitement juste et égal pour tous les utilisateurs. La transparence des algorithmes est cruciale. Les utilisateurs doivent comprendre comment les décisions sont prises par l’IA, ce qui inclut la possibilité d’expliquer les résultats ou actions générés par un système d’intelligence artificielle, afin d’éviter des décisions opaques ou injustes. La sécurité et la confidentialité des données sont enfin des préoccupations majeures lorsque l’on développe des systèmes d’IA, car ces technologies peuvent collecter et traiter des informations sensibles, ce qui soulève des questions sur la protection des données personnelles et la vie privée.

Jour 6 | Selon vous, en moyenne combien de ransomware ont eu lieu par jour en 2023 dans le monde ?

  • Réponse 1 : 1 par jour

  • Réponse 2 : 100 par jour

  • Réponse 3 : 30 par jour

  • Réponse 4 : 12 par jour

Laïus explicatif : En moyenne 12 attaques ransomware ont été signalées par jour par des victimes dans le monde en 2023 selon les chiffres d’Almond. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre Threat Landscape.

Jour 5 | Challenge de stéganographie

Réponse : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI, ANJ, Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company et Swift

Etape 1 : Observer l’image, trouver 3 logos cachés (Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company & Swift) et une indication pour chercher dans les métadonnées du fichier. 

Etape 2 : Challenge de stéganographie

En lançant dans son terminal un des outils les plus courants, « binwalk », on trouve une image JPEG dans le PDF. En extrayant les données grâce au même outil et en renommant le fichier en .jpeg, on voit apparaitre une image cachée. Ensuite, en utilisant « steghide », on peut extraire le fichier avec le mot de passe « Almond ». Ce fichier contient une suite de caractère encodée en base64. En la déchiffrant, on obtient les quatre autres certifications : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI et ANJ. 

Jour 4 | Concernant les accompagnements de la nouvelle qualification PACS de l’ANSSI, sur la portée Sécurité des Architectures, quels sont les domaines qui font partie du périmètre possible d’un accompagnement ?

  • Réponse 1 : la sécurité réseau, l’authentification, et l’administration du SI

  • Réponse 2 : la sécurité réseau, la sécurité système, et les mécanismes de chiffrement

  • Réponse 3 : l’administration du SI, le cloisonnement, les sauvegardes, et la stratégie de détection/réponse

  • Réponse 4 : tous ces sujets et plus encore

  • Laïus explicatif : Le référentiel PACS, sur la portée Sécurité des Architectures, porte bien sur tous les sujets liés de près ou de loin aux infrastructures du SI. La liste n’est pas exhaustive et est à adapter à chaque prestation d’accompagnement suivant le périmètre d’intervention. Dans le référentiel, l’ANSSI propose une liste de sujets à adresser dans un rapport PACS page 28 et 29.

    https://cyber.gouv.fr/sites/default/files/document/PACS_referentiel-exigences_v1.0.pdf

Jour 3 | Quel référentiel permet la certification de produits de sécurité ?

  • Réponse 1 : NIS2

  • Réponse 2 : Critères Communs

  • Réponse 3 : PASSI

  • Réponse 4 : ISO27001

Laïus explicatif : Le schéma Critères Communs est un ensemble de normes et méthodologies permettant de cadrer les moyens utilisés pour évaluer, de manière impartiale, la sécurité d’un produit de sécurité (logiciel ou matériel). Ce schéma est reconnu internationalement au travers de plusieurs accords (SOG-IS, CCRA et prochainement EUCC).

Le référentiel PASSI permet la qualification, par l’ANSSI, des prestataires d’audit de la sécurité des SI. ISO27001 est la norme décrivant les bonnes pratiques à suivre dans la mise en place d’un SMSI. Enfin, NIS2 est une directive visant à harmoniser et à renforcer la cybersécurité du marché européen.

Jour 2 | Quel est l’artefact forensique qui permet de prouver une exécution d’un programme sous Windows ?

  • Réponse 1 : JumpList

  • Réponse 2 : ShimCache

  • Réponse 3 : $MFT

  • Réponse 4 : Prefetch

Laïus explicatif : Le Prefetch est un artefact spécifique à Windows qui optimise le chargement des programmes. Lorsqu’un programme est exécuté pour la première fois, Windows crée un fichier dans le dossier C:\Windows\Prefetch, qui contient des informations sur le programme et les ressources qu’il a utilisées. Ces fichiers incluent également des horodatages correspondant à la première et aux dernières exécutions. L’existence d’un fichier Prefetch (.pf) pour un programme est une preuve solide qu’il a été exécuté. C’est l’un des artefacts forensiques les plus fiables pour prouver l’exécution d’un programme.

Jour 1 | Quel texte européen permettra qu’à partir de fin 2027, tous les produits vendus dans l’UE et comprenant des composants numériques seront exempts de vulnérabilités et maintenus pendant tout leur cycle de vie ? #DigitalTrust

  • Réponse 1 : Le Cyber Security Act
  • Réponse 2 : Le Cyber Resilience Act
  • Réponse 3 : La Directive REC
  • Réponse 4 : La Directive NIS2 

Laïus explicatif : Le Cyber Resilience Act, qui a été publié ces derniers jours au Journal Officiel de l’Union Européenne est entré en vigueur le 10 décembre 2024. A compter de cette date, les fabricants et éditeurs doivent adapter leur processus pour pouvoir continuer à vendre des produits au sein de l’UE après le 10/12/2027.

EU Cyber Resilience Act | Shaping Europe’s digital future