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04/05/2026

Cybersecurity Insights

PSIRT : l’arme (souvent) manquante pour être « CRA ready »

Alors que le Cyber Resilience Act entre dans sa phase d’application, celui-ci intègre une nouvelle obligation inédite et dimensionnante pour les éditeurs : devoir détecter, analyser et traiter les vulnérabilités qui surviendraient sur leurs produits numériques. Cette obligation de « maîtriser le cycle de vulnérabilités » des produits va transformer l’industrie numérique européenne.

Derrière les débats sur les niveaux d’assurance, les exemptions ou les délais, ce sujet demeure sous-estimé. Les fabricants de produits numériques devront structurer le suivi et le traitement de ces vulnérabilités, la solution la plus efficace étant via la mise en place d’un véritable PSIRT — Product Security Incident Response Team.

Un changement de paradigme imposé par le CRA

Dans son annexe I[1], le CRA intègre cette nouvelle obligation sous la forme de 8 exigences de sécurité essentielles. Celles-ci imposent, entre autres, aux éditeurs de devoir :

  • détecter (au travers de campagnes de tests), analyser et qualifier les vulnérabilités qui impacteraient le produit ou ses dépendances
  • y répondre « sans retard », notamment en diffusant des mises à jour
  • partager ces vulnérabilités, leur description et leur impact, par exemple via des CVE

De nombreuses entreprises traitent ces vulnérabilités de manière décentralisée, générant des délais ou traitements incomplets :

  • des développeurs corrigeant les sujets sans les documenter
  • des équipes R&D sans process de détection et de suivi
  • un RSSI sans information à centraliser
  • une incapacité à agréger des preuves de conformité
  • une difficulté à dialoguer avec les auditeurs techniques

Ces obligations imposent donc d’aller plus loin qu’une simple pipeline de patch management et de release des nouvelles versions. Cela impose un processus industrialisé, documenté et coordonné, géré par une équipe centrale capable d’interagir avec l’ensemble des acteurs internes. La réponse à ces vulnérabilités est pilotée de bout en bout et peut être synchronisée avec les acteurs externes (utilisateurs et CERT nationaux).

Le PSIRT apparaît donc comme l’interlocuteur technique légitime pour occuper ce rôle.

[1] https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:L_202402847#anx_I

Pourquoi un PSIRT structuré devient indispensable

Les équipes de CERT/CSIRT ont longtemps été considérées uniquement comme des outils de gestion de crise cyber. Or le CRA ne vise pas la cybersécurité du SI de l’éditeur : il met sous contrainte réglementaire la sécurité du produit lui-même, tout au long de son cycle de vie. C’est exactement le territoire du PSIRT (Product Security Incident Response Team).

  1. L’industrialisation de la gestion des vulnérabilités

Le CRA fixe un horizon clair : corriger les vulnérabilités dans des délais proportionnés et démontrables et communiquer autour de celles-ci. Sans workflow clair, sans identification préalable des acteurs et sans coordination avec la supply chain logicielle, il est presque impossible de tenir la cadence.

En dehors des exigences du CRA, un PSIRT outillé facilitera :

  • l’étude préalable de l’applicabilité de chaque vulnérabilité
  • la priorisation des correctifs basée sur l’impact réel de chacune
  • la publication de bulletins de sécurité
  • la coordination avec la R&D pour rechercher des vulnérabilités du même type dans la codebase et tenter de les détecter automatiquement au cours du développement, par exemple via la CI/CD

En complément, le PSIRT sera le point d’entrée unique de l’ensemble des remontées de vulnérabilités sur les produits de l’entité. Qu’elles proviennent de chercheurs indépendants, de bug bounty ou d’audits programmés, chaque faiblesse sera adressée dans un processus commun, objectivé et maîtrisé.

  1. La relation avec l’écosystème : CERT, ENISA, clients, distributeurs

A la suite de la correction des vulnérabilités et de la mise à jour, le CRA instaure un schéma de notification qui se rapproche des pratiques en vigueur dans les équipes SOC « classiques ».

Un PSIRT mature pourra donc :

  • dialoguer avec les CERT nationaux
  • gérer la divulgation coordonnée de la vulnérabilités aux utilisateurs
  • coordonner la diffusion des patchs avant la publication des bulletins de CVE
  • maintenir une posture de transparence maîtrisée et être le point de contact unique
  1. Un avantage stratégique et concurrentielle, « hors-CRA »

À court terme, le PSIRT va devenir un élément de différenciation dans les réponses aux appels d’offres. Acheter des produits robustes et incassables n’est plus qu’un rêve illusoire. Des vulnérabilités existeront sur tous les produits, qu’ils soient édités par des groupes mondiaux ou des start-ups.

Chaque éditeur devra donc désormais démontrer sa capacité à les traiter efficacement.

Tout comme elles sont utilisées pour comparer des SOC, les clients — en particulier dans les secteurs régulés — demanderont prochainement aux éditeurs des métriques permettant de démontrer la maturité de leur process de gestion des vulnérabilités, leur délai moyen de correction, ou encore leur capacité à fournir des bulletins de sécurité structurés.

Le CRA agit aujourd’hui comme un catalyseur : il normalise les attentes prochaines des acheteurs et permet aux éditeurs motivés de prendre de l’avance sur leurs concurrents

Comment un PSIRT peut sécuriser la trajectoire vers la conformité au CRA

Voici quelques leviers concrets pour démarrer la mise en place d’un PSIRT efficace.

  1. Construire une taxonomie commune

Le PSIRT devient l’endroit où vont converger :

  • l’inventaire des dépendances logicielles (SBOM)
  • les politiques internes de divulgation
  • les contacts sécurité des clients et autorités
  • les matrices d’estimation du risque

Toutes ces informations permettent de mettre en place le monitoring nécessaire et dresser le processus de traitement des vulnérabilités.

  1. Définir des SLA internes réalistes mais opposables

Pour chaque étape du process, le PSIRT pourra définir avec l’équipe SSI les SLA de traitement des différents niveaux de vulnérabilités. Il est évident qu’une vulnérabilité de score CVSS 9.0 doit être traitée avec plus d’importance qu’une vulnérabilité avec moins d’impact.

Le PSIRT sera également en charge de centraliser ces temps de traitement et de capitaliser des KPI opposables, dans différents objectifs : améliorer les process, revoir les méthodes de traitement et prouver le bon respect des exigences du CRA.

  1. Recentrer le sujet sur l’ingénierie produit

Bien qu’imposé réglementairement, le CRA n’est pas et ne doit pas être traité comme un simple projet de mise en conformité. Son objectif initial est de renforcer la sécurité des produits pour en réduire le nombre de vulnérabilités.

La mise en place d’un PSIRT ancre donc la sécurité à toutes les étapes du cycle de vie des produits :

  • dans le pipeline de développement
  • dans la conception du produit
  • au moment des arbitrages techniques

La conformité réglementaire devient donc un « effet collatéral » positif d’une démarche d’intégration globale de la sécurité dans la gestion des produits.

  1. Préparer l’éditeur à la certification EUCC (pour ceux qui la viseront)

La logique de mettre en place un processus de gestion continue des vulnérabilités, la prise en compte formelle des risques liés à celles-ci, la capacité à produire des preuves… Tout cela prépare naturellement un futur passage du produit dans une évaluation formalisée par un CESTI.

Bien que n’étant pas une exigence formelle des schémas de certifications, la mise en place d’un PSIRT formalisé et documenté facilitera, pour les éditeurs qui le souhaitent, l’obtention de leurs certifications cyber. Plus généralement, cela permettra facilement de prouver sa conformité au CRA, pour tous les types de produits et d’évaluation (qu’elles soient internes ou externes).

Ce qui est en place chez les éditeurs les plus avancés

Sans citer de noms, les acteurs les plus matures du marché ont déjà mis en place un certain nombre d’actions de coordination de vulnérabilités :

  • surveillance des publications de CVE
  • étude de chaque vulnérabilité, avec scoring appliqué au contexte d’usage du produit
  • processus industrialisé de coordination de la correction à la publication
  • alignement des actions de détection sur les pratiques des laboratoires d’évaluation
  • rapprochement avec des équipes d’ingénierie de la cybersécurité applicative (analyse statique, fuzzing, hardening)

On retrouve souvent, dans ces organisations, une culture de rigueur héritée des évaluations CESTI ou de projets sensibles, combinée aux méthodes d’automatisation et d’industrialisation en place dans les SOC (systèmes de ticketing, alertes, mécanismes d’escalade en cas de découverte critique, etc.).

Dans certains cas, les PSIRT peuvent se transformer en Centres Opérationnels de gestion des Vulnérabilités (VOC, Vulnerability Operation Center).

En conclusion, le PSIRT, un pivot discret mais décisif du CRA

Le CRA va créer un avant/après pour les éditeurs de produits numériques, quels qu’ils soient.

Ceux qui réussiront ne seront pas forcément ceux qui patchent le plus vite, mais ceux qui sauront démontrer — preuves à l’appui — la maîtrise complète de la sécurité de leurs produits. Pas seulement une obligation réglementaire, le PSIRT permettra de combiner les deux, pour allier un processus structuré au service de la rapidité de traitement des vulnérabilités :

  • identification plus large en amont
  • rigueur dans l’analyse
  • industrialisation du traitement correctif
  • traçabilité des actions
  • dialogue avec les tiers
  • articulation avec les pratiques d’évaluation

Il ne s’agit pas simplement d’une nouvelle case à cocher dans un tableau de bord réglementaire. Il s’agit d’une fonction stratégique, indispensable à tout fabricant qui veut aborder le CRA sans naïveté, se donner les moyens de traiter efficacement la sécurité de ses produits et, surtout, préparer dès aujourd’hui un futur où la sécurité des produits sera évaluée avec les mêmes exigences que la sécurité des infrastructures critiques.

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Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année hautes en couleur et à l’année prochaine pour une année 2025 exaltante ! 🎉

🎁 Merci à tous pour votre participation au quiz de l’avent, nous contacterons le gagnant très prochainement.

🎅 Chez Almond, l’esprit festif des fêtes de fin d’année est arrivé en avance !

Nos collaborateurs ont profité d’une soirée chaleureuse et joyeuse dans l’un des restaurants les plus spectaculaires de Paris, Le Cirque avec un cocktail dinatoire, des surprises et un Secret Santa.

Et un peu plus de magie de Noël ? Almond a également ouvert ses portes aux familles de nos collaborateurs pour une après-midi conviviale autour de l’arbre de Noël. Les enfants ont été captivés par des contes enchantés, de 1001 contes Constance Felix et ont savouré un goûter délicieux avec des chocolats chauds préparés par les Empotés. Le Père Noël a distribué des coloriages géants et des cadeaux pour le plus grand bonheur des enfants 🎁

Jour 23 |

Jour 22 | Laquelle de ces menaces n’est pas un cryptoransomware ?

  • Réponse 1 : Lockbit3
  • Réponse 2 : Phobos
  • Réponse 3 : NotPetya
  • Réponse 4 : WannaCry

Laïus explicatif : Bien que NotPetya ressemble à un ransomware, il s’agit en réalité d’un wiper. Ce malware rend indisponible les fichiers de la victime, mais ne fournit aucun moyen de les déchiffrer, même après le paiement de la rançon. L’objectif principal de NotPetya n’est pas l’extorsion financière, mais la destruction de données.
En cas d’incident, voici les coordonnées de notre CERT : alerte@cwatch.almond.eu +33 (0)1 83 75 36 94

Jour 21 | Vous dialoguez via votre terminal avec un service distant et vous vous rendez compte qu'il contient un stack-based overflow. Vous cherchez à l'exploiter à l'aveugle et trouvez finalement l'offset de l'adresse de retour, après avoir contourné les éventuelles protections. Vous cherchez maintenant un stop gadget pour continuer votre exploitation. Quelle est son utilité :

  • Réponse 1 : interrompre à la demande le flux d’exécution du binaire distant le temps de l’exploitation
  • Réponse 2 : obtenir une exécution fiable et maîtrisée avec un comportement reproductible
  • Réponse 3 : pouvoir mettre en pause le binaire temporairement pendant l’envoi de la payload
  • Réponse 4 : pouvoir stopper proprement le binaire afin d’éviter un éventuel crash à la fin de l’exploitation

Laïus explicatif : L’exploitation se déroulant en aveugle, il est nécessaire de trouver une adresse permettant d’obtenir un comportement particulier et reproductible à chaque exécution, comme l’affichage du texte « Bye ». Si une telle adresse est trouvée, elle correspond au stop gadget. Il permettra donc de continuer l’exploitation et de valider ou invalider nos déductions lors de l’exécution du binaire.

Jour 20 | Le terme "spam" pour désigner les messages indésirables provient initialement

  • Réponse 1 : D’une marque de jambon en boîte
  • Réponse 2 : D’un acronyme signifiant « Stupid Pointless Annoying Messages »
  • Réponse 3 : D’un sketch des Monty Python
  • Réponse 4 : D’un code utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale

Laïus explicatif : Ce mot, à l’origine un acronyme de : SPiced hAM (du jambon épicé en boîte vendue par une entreprise américaine), est repris en masse, pour brouiller la conversation, dans un sketch des Monty Python.

Jour 19 | L’acronyme PACS désigne  :

A. Un format permettant la visualisation des images dans l’imagerie médicale

B. Un système d’archivage et de communication d’images dans l’imagerie médicale

C. Un prestataire d’audit et de conseil en cybersécurité

D. Un pacte civil de solidarité

  • Réponse 1 : L’ensemble des réponses
  • Réponse 2 : Réponses C et D
  • Réponse 3 : Réponses B, C et D
  • Réponse 4 : Réponses A, C et D

Laïus explicatif :

Un PACS, dans le secteur de l’imagerie médicale, désigne effectivement un système (et non un format) signifiant « Picturing Archiving and Communication System » permettant de gérer les images médicales grâce à des fonctions d’archivage.

De plus, depuis septembre, l’ANSSI a publié un référentiel d’exigences qui permet aux commanditaires de prestations de sécurité de bénéficier de garanties sur les compétences des prestataires, sur le processus d’accompagnement et de conseil, ainsi que sur la sécurité des systèmes d’information associés. Ce référentiel vise à reconnaître officiellement les prestataires en tant que « Prestataires d’accompagnement et de conseil en sécurité ».
Enfin, en France, le PACS désigne aussi une forme d’union civile dénommée Pacs.

Jour 18 | En quelle année l'ANSSI prévoit de ne plus recommander l'utilisation de certains algorithmes de chiffrement classiques en raison de l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs classiques et de la menace posée par les ordinateurs quantiques ?

  • Réponse 1 : 2026
  • Réponse 2 : 2030
  • Réponse 3 : 2035
  • Réponse 4 : 2050

Laïus explicatif : Dans son dernier avis sur la migration vers la cryptographie post quantique, paru en janvier 2024, l’ANSSI encourage tous les éditeurs à mettre en œuvre dès à présent une hybridation entre la cryptographie standard et la cryptographie post-quantique (pour les produits qui doivent protéger des informations après 2030) et recommande d’utiliser en priorité la cryptographie post-quantique à partir de 2030.  

Jour 17 | Quelle est la dernière course à laquelle j’ai participé ?

  • Réponse 1 : Le Vendée Globe
  • Réponse 2 : National Figaro 3 en équipage
  • Réponse 3 : La Solitaire du Figaro Paprec
  • Réponse 4 : Le Havre Allmercup

Laïus explicatif : Le National Figaro 2024 s’est déroulé du 4 au 6 octobre dernier à Lorient. Thomas et son équipe sont arrivés en 2e position ! Cette course clôture ainsi la saison 2024 sur le circuit Figaro. 

  • Réponse 1 : Aetheris

  • Réponse 2 : Venopie

  • Réponse 3 : Lumidus

  • Réponse 4 : Pandama

Laïus explicatif : Au sein de la plateforme d’attaque – défense M&NTIS, le scénario Pandama propose une kill chain dont l’impact, après compromission du contrôleur de domaine, permet de déployer, par GPO, une charge utile effaçant les données présentes sur les systèmes de fichiers du SI simulé.

Pour rappel, basé sur les technologies d’émulation d’adversaire et de Cyber Range, M&NTIS permet d’exécuter des campagnes d’attaques réalistes afin de challenger dans un environnement immersif les procédures et l’expertise des équipes SOC et CERT. M&NTIS répond ainsi aux enjeux d’amélioration continue de la défense.

Jour 15 | Quel type de menace ne fait pas parti de l’insider threat?

  • Réponse 1 : Malicious
  • Réponse 2 : Ransomware group
  • Réponse 3 : Negligent
  • Réponse 4 : Vendors

Laïus explicatif : Almond a proposé une étude sur la menace interne qui décrit chaque type d’insider. Les groupes de ransomware sont externes à l’entreprise mais peuvent recruter des employées pour récupérer des accès valides et compromettre l’entreprise. Retrouvez l’étude ici.

Jour 14 | Selon vous, quelle proportion des cyberattaques réussies sont liées à une erreur humaine ?

  • Réponse 1 : 40%

  • Réponse 2 : 100%

  • Réponse 3 : 70%

  • Réponse 4 : 90%

Laïus explicatif : 90% des cyberattaques trouvent leur origine dans une erreur humaine. L’erreur humaine en cybersécurité englobe toutes les actions, conscientes ou non, qui exposent les systèmes et les données à des menaces. Cela inclut des gestes apparemment innocents, comme le fait de :

  • Cliquer sur les liens malveillants
  • Utiliser des mots de passe faibles ou partagés
  • Partager des informations sensibles
  • Négliger la mise à jour des logiciels et systèmes
  • Commettre une erreur de configuration ou mal administrer les accès
  • Utiliser des clés USB non sécurisées ou prévenant de sources inconnues

Jour 13 | Almond & Amossys sont présents en France et à l’international pour garantir proximité et réactivité grâce à nos services 24/7. Dans quels pays se trouvent nos équipes ?

  • Réponse 1 : FRA – CHE – AUS – JPN

  • Réponse 2 : FRA – CAN – CHE – KOR

  • Réponse 3 : FRA – AUS – CAN – GBR

  • Réponse 4 : FRA – BEL – ITA – USA

Jour 12 | Challenge OSINT

Val Thorens

Laïus explicatif : Depuis plusieurs années consécutives, notre CSE organise des séjours à Val Thorens pour profiter des sports d’hiver. Que l’on aime dévaler les pistes de ski à toute allure, tenter l’aventure en prenant des cours d’initiation ou simplement déguster une raclette après une randonnée raquette et un passage à la piscine et au sauna, ce séjour est l’occasion de partager des moments convivaux avec ses collègues ! TIC, TAC, le prochain séjour ski approche à grands pas !

Jour 11 | Parmi ces propositions, quelle technique Mitre Atta&ck est la plus utilisée par les attaquants ?

  • Réponse 1 : OS Credential Dumping
  • Réponse 2 : Valid Account
  • Réponse 3 : Impair Defenses
  • Réponse 4 : Remote services

Laïus explicatif : L’achat ou la récupération de comptes valides sont de plus en plus commun. Certains cybercriminels appelés Initial Access Broker se spécialisent dans la compromission de victimes dans le but de récupérer des identifiants valides qui seront ensuite vendus à d’autres cybercriminels comme les groupes de ransomware.

Jour 10 | Parmi ces structures de données de la mémoire dans Windows, quelle est celle qui permet de lister les processus en cours d’exécution ?

  • Réponse 1 : EPROCESS
  • Réponse 2 : Kernel Debugger Data Block (KDBG)
  • Réponse 3 : Kernel Processor Control Region (KPCR)
  • Réponse 4 : Process Environment Block (PEB)

Laïus explicatif : La structure EPROCESS (Executive Process) est utilisée par Windows pour gérer chaque processus en cours d’exécution. Elle contient des informations essentielles comme l’identifiant du processus (PID), l’état, les threads associés, et d’autres données nécessaires au système pour suivre les processus actifs. En analysant les structures EPROCESS, on peut lister les processus actuellement en mémoire. Le PEB est lié à chaque processus de manière individuelle. Enfin le KPCR est nécessaire pour trouver l’adresse du KDB qui à son tour permettra de pointer vers le EPROCESS.  

Jour 9 | Quel est le problème si la suite cryptographique TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 est utilisée avec l'extension encrypt_then_mac pour la sécurité d'une communication TLS ?

  • Réponse 1 : L’algorithme de chiffrement est trop faible

  • Réponse 2 : L’intégrité de la communication n’est pas assurée

  • Réponse 3 : Il n’y a pas la propriété de confidentialité persistante (Perfect Forward Secrecy)

  • Réponse 4 : Le serveur n’est pas correctement authentifié

Laïus explicatif : La bonne réponse est le manque de confidentialité persistante.

La suite TLS_RSA_WITH_AES_256_CBC_SHA256 utilise la clé publique RSA du serveur pour chiffrer le secret partagé utilisé pour sécuriser les échanges de la session TLS : en cas de compromission de la clé privée du serveur, l’ensemble des échanges des sessions passées peuvent être déchiffrés par un attaquant.
La confidentialité persistante (connue sous le nom de Perfect Forward Secrecy en anglais) consiste en l’utilisation d’un échange Diffie-Hellman éphémère pour négocier le secret partagé, sans utilisation de la clé RSA du serveur.

Jour 8 | Quel est l'avantage d'utiliser un outil de couverture de code lors d'une session de fuzzing ?

  • Réponse 1 : Réduire le temps de fuzzing en optimisant certaines instructions assembleur.

  • Réponse 2 : Utiliser la technique de « pré-chauffage » du harnais (« warming code attack »).

  • Réponse 3 : Pouvoir analyser facilement les sections de code atteintes par le fuzzer.

  • Réponse 4 : Ne pas prendre en compte les vulnérabilités de type use-after-free.

Laïus explicatif : Les outils de couverture de code (“code coverage” en anglais) permettent de savoir avec précision quelles lignes de code d’un programme qui ont réellement été exécutées. Lors d’une session de “fuzzing”, ces outils peuvent aider l’analyste à savoir si les fonctions ciblées ont été atteintes par le fuzzer. Cette technique a notamment été utilisée par un membre de l’équipe Offsec pour trouver une vulnérabilité dans une bibliothèque open-source (voir notre article de blog)

Jour 7 | Quelle est la principale éthique qui doit être prise en compte dans le développement de l’Intelligence Artificielle ?

  • Réponse 1 : L’équité et la non-discrimination

  • Réponse 2 : La transparence des algorithmes utilisés

  • Réponse 3 : La sécurité et la confidentialité des données

  • Réponse 4 : Toutes les réponses

Laïus explicatif : L’équité et la non-discrimination sont des principes fondamentaux dans le développement de l’IA. Les systèmes d’IA doivent être conçus pour éviter les biais et assurer qu’ils ne favorisent pas des groupes spécifiques au détriment d’autres, afin de garantir un traitement juste et égal pour tous les utilisateurs. La transparence des algorithmes est cruciale. Les utilisateurs doivent comprendre comment les décisions sont prises par l’IA, ce qui inclut la possibilité d’expliquer les résultats ou actions générés par un système d’intelligence artificielle, afin d’éviter des décisions opaques ou injustes. La sécurité et la confidentialité des données sont enfin des préoccupations majeures lorsque l’on développe des systèmes d’IA, car ces technologies peuvent collecter et traiter des informations sensibles, ce qui soulève des questions sur la protection des données personnelles et la vie privée.

Jour 6 | Selon vous, en moyenne combien de ransomware ont eu lieu par jour en 2023 dans le monde ?

  • Réponse 1 : 1 par jour

  • Réponse 2 : 100 par jour

  • Réponse 3 : 30 par jour

  • Réponse 4 : 12 par jour

Laïus explicatif : En moyenne 12 attaques ransomware ont été signalées par jour par des victimes dans le monde en 2023 selon les chiffres d’Almond. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre Threat Landscape.

Jour 5 | Challenge de stéganographie

Réponse : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI, ANJ, Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company et Swift

Etape 1 : Observer l’image, trouver 3 logos cachés (Cybersecurity made in Europe, PCI QSA Company & Swift) et une indication pour chercher dans les métadonnées du fichier. 

Etape 2 : Challenge de stéganographie

En lançant dans son terminal un des outils les plus courants, « binwalk », on trouve une image JPEG dans le PDF. En extrayant les données grâce au même outil et en renommant le fichier en .jpeg, on voit apparaitre une image cachée. Ensuite, en utilisant « steghide », on peut extraire le fichier avec le mot de passe « Almond ». Ce fichier contient une suite de caractère encodée en base64. En la déchiffrant, on obtient les quatre autres certifications : PASSI RGS, PASSI LPM, CESTI et ANJ. 

Jour 4 | Concernant les accompagnements de la nouvelle qualification PACS de l’ANSSI, sur la portée Sécurité des Architectures, quels sont les domaines qui font partie du périmètre possible d’un accompagnement ?

  • Réponse 1 : la sécurité réseau, l’authentification, et l’administration du SI

  • Réponse 2 : la sécurité réseau, la sécurité système, et les mécanismes de chiffrement

  • Réponse 3 : l’administration du SI, le cloisonnement, les sauvegardes, et la stratégie de détection/réponse

  • Réponse 4 : tous ces sujets et plus encore

  • Laïus explicatif : Le référentiel PACS, sur la portée Sécurité des Architectures, porte bien sur tous les sujets liés de près ou de loin aux infrastructures du SI. La liste n’est pas exhaustive et est à adapter à chaque prestation d’accompagnement suivant le périmètre d’intervention. Dans le référentiel, l’ANSSI propose une liste de sujets à adresser dans un rapport PACS page 28 et 29.

    https://cyber.gouv.fr/sites/default/files/document/PACS_referentiel-exigences_v1.0.pdf

Jour 3 | Quel référentiel permet la certification de produits de sécurité ?

  • Réponse 1 : NIS2

  • Réponse 2 : Critères Communs

  • Réponse 3 : PASSI

  • Réponse 4 : ISO27001

Laïus explicatif : Le schéma Critères Communs est un ensemble de normes et méthodologies permettant de cadrer les moyens utilisés pour évaluer, de manière impartiale, la sécurité d’un produit de sécurité (logiciel ou matériel). Ce schéma est reconnu internationalement au travers de plusieurs accords (SOG-IS, CCRA et prochainement EUCC).

Le référentiel PASSI permet la qualification, par l’ANSSI, des prestataires d’audit de la sécurité des SI. ISO27001 est la norme décrivant les bonnes pratiques à suivre dans la mise en place d’un SMSI. Enfin, NIS2 est une directive visant à harmoniser et à renforcer la cybersécurité du marché européen.

Jour 2 | Quel est l’artefact forensique qui permet de prouver une exécution d’un programme sous Windows ?

  • Réponse 1 : JumpList

  • Réponse 2 : ShimCache

  • Réponse 3 : $MFT

  • Réponse 4 : Prefetch

Laïus explicatif : Le Prefetch est un artefact spécifique à Windows qui optimise le chargement des programmes. Lorsqu’un programme est exécuté pour la première fois, Windows crée un fichier dans le dossier C:\Windows\Prefetch, qui contient des informations sur le programme et les ressources qu’il a utilisées. Ces fichiers incluent également des horodatages correspondant à la première et aux dernières exécutions. L’existence d’un fichier Prefetch (.pf) pour un programme est une preuve solide qu’il a été exécuté. C’est l’un des artefacts forensiques les plus fiables pour prouver l’exécution d’un programme.

Jour 1 | Quel texte européen permettra qu’à partir de fin 2027, tous les produits vendus dans l’UE et comprenant des composants numériques seront exempts de vulnérabilités et maintenus pendant tout leur cycle de vie ? #DigitalTrust

  • Réponse 1 : Le Cyber Security Act
  • Réponse 2 : Le Cyber Resilience Act
  • Réponse 3 : La Directive REC
  • Réponse 4 : La Directive NIS2 

Laïus explicatif : Le Cyber Resilience Act, qui a été publié ces derniers jours au Journal Officiel de l’Union Européenne est entré en vigueur le 10 décembre 2024. A compter de cette date, les fabricants et éditeurs doivent adapter leur processus pour pouvoir continuer à vendre des produits au sein de l’UE après le 10/12/2027.

EU Cyber Resilience Act | Shaping Europe’s digital future